L’instigateur du «Pacte pour la transition», Dominic Champagne

«Le Pacte» consulte des scientifiques, de nouvelles propositions sous peu

L’instigateur du «Pacte pour la transition», Dominic Champagne, s’est échappé durant une conférence en ouverture du congrès de l’Association francophone pour le savoir, à Gatineau. Dans quelques jours, ce mouvement présentera une nouvelle initiative qui impliquera de nombreux scientifiques.

«J’ai entrepris avec d’autres scientifiques, des gens qui s’y connaissent, de rédiger un certain nombre de propositions qu’on va lancer la semaine prochaine», a dévoilé M. Champagne vers la fin de son allocution, avant de demander s’il y a avait des représentants des médias dans la pièce, affirmant ne pas vouloir «brûler son punch».

Questionné sur cette initiative, le metteur en scène et militant environnemental bien connu s’est gardé de révéler quelles seraient ses propositions, mais a accepté d’en dire plus sur le processus.

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«Il y a une quarantaine de cerveaux que j’ai sollicités depuis quelques mois. C’est quoi les solutions? C’est quoi les propositions? Qu’est-ce qu’on peut inspirer à notre gouvernement?», a dit Dominic Champagne.

«S’il y a une chose que je constate, depuis qu’on a lancé le Pacte, c’est à quel point l’ensemble de la société, les jeunes qui sont dans la rue, ils ont besoin de se faire donner par la science des balises et des pistes de solution solides, crédibles, sur lesquelles ils pourront bâtir une réponse à cette anxiété, à cette urgence», ajoute l’instigateur du «Pacte pour la transition».

Ne pas brûler de ponts

En plus de ne pas vouloir «brûler son punch», M. Champagne a également évoqué l’intention de ne pas froisser les membres de la Coalition avenir Québec qui ont adopté une série de mesures environnementales durant leur congrès du week-end dernier. Le militant dit sentir une évolution de la position du gouvernement actuel sur la question environnementale.

«J’aurais l’air mesquin, au lendemain du congrès de la CAQ, de dire que je peux faire mieux qu’eux autres», lance Dominic Champagne.

«L’avantage qu’on a avec les caquistes par rapport aux libéraux que j’ai bien connus dans la saga du gaz de schiste, c’est que l’attitude des libéraux était qu’ils savaient tout. Alors que les caquistes ont fait, jusqu’à un certain point, amende honorable par rapport à leur ignorance. [...] Je sens depuis six mois qu’il y a une forme d’ouverture et de compréhension que la solution ne viendra pas strictement du gouvernement, mais que les solutions sont multiples et qu’il faut se mettre en mode écoute.»