Fermé deux depuis mois en raison de difficultés financières, le CIASF reprend du service.

Le CIASF reprend ses activités

Fermé deux depuis mois en raison de difficultés financières, le Centre d’intervention en abus sexuels pour la famille (CIASF) reprend du service en se concentrant uniquement sur sa mission première.

L’organisme n’est toutefois pas en mesure de poursuivre ses activités dans sa nouvelle maison du 130, boulevard Saint-Raymond. Les services destinés aux enfants victimes d’abus sexuels et à leurs proches seront maintenant offerts dans les anciens locaux du CIASF, au quatrième étage du 92, boulevard Saint-Raymond. Les deux sites appartenant au même propriétaire, l’organisme a pu retourner dans ses anciens locaux sans devoir continuer de payer le loyer de la maison où il s’était installé.

Membre du conseil d’administration du CIASF, Sébastien Savard explique que l’organisme se concentrera désormais « sur les services de base, ceux qui ont été à l’origine de la création de l’organisme il y a une trentaine d’années ».

Certains projets ont donc été écartés par le CIASF. C’est notamment le cas de la collaboration avec le Cégep de l’Outaouais pour la mise sur pied d’une politique contre le harcèlement sexuel, de même que pour des services offerts aux enfants vivant avec une déficience intellectuelle ou avec un trouble du spectre de l’autisme victimes d’abus sexuels, a fait savoir M. Savard. « On s’est rendu compte que ça nous coûtait plus cher d’offrir le service que ce que ça nous rapportait », explique-t-il.

Le CIASF a aussi dû se départir « de façon définitive de trois employés, pour des raisons strictement financières », a indiqué M. Savard. Sept des dix personnes mises à pied à la mi-mars ont donc pu être réembauchées.

La direction générale est assumée sur une base intérimaire par Huguette Joly, fondatrice et ancienne directrice de l’organisme. Cette dernière avait été mandatée par le conseil d’administration pour redresser la situation du CIASF, mais un processus visant à dénicher un nouveau directeur ou une nouvelle directrice sera enclenché sous peu.

Alors que l’organisme reçoit entre 550 et 650 demandes d’aide par année, M. Savard estime que les intervenants devront « mettre les bouchées doubles » dans les mois à venir pour rattraper le retard accumulé ces deux derniers mois.