L'astronaute David Saint-Jacques était à l'Université d'Ottawa en compagnie du ministre des Sciences du Développement économique, Navdeep Bains, pour le lancement d’un projet de recherche scientifique destiné aux étudiants canadiens.

L'astronaute David Saint-Jacques attend avec impatience les résultats d’une enquête russe

De passage à l’Université d’Ottawa, mercredi, l’astronaute québécois David Saint-Jacques attend avec impatience les résultats de l’enquête russe sur l’accident de Soyouz, afin de pouvoir confirmer enfin son départ prochain dans l’espace - «peut-être même plus tôt que prévu».

Une panne de moteur a obligé les deux astronautes à bord d’une capsule Soyouz à effectuer un atterrissage d’urgence, il y a deux semaines. La Russie a immédiatement suspendu tous les lancements spatiaux habités, en attendant les résultats de l’enquête.

David Saint-Jacques devait lui aussi gagner la Station spatiale internationale, le 20 décembre, pour une mission de six mois. Il sait maintenant que la date exacte de ce lancement demeure incertaine.

L’astronaute québécois faisait partie de l’»équipe de relève» pour le vol raté du 11 octobre: il était sur place, près du pas de tir, pour le lancement au Kazakhstan.

M. Saint-Jacques a déclaré mercredi que ses préoccupations immédiates s’étaient tournées vers ses collègues astronautes à bord du vaisseau en panne - l’Américain Nick Hague, de la NASA, et le russe Alexeï Ovtchinine, de Roscosmos. Lorsque l’astronaute québécois a été certain que ses collègues étaient sains et saufs, il a commencé à s’interroger sur la cause de l’avarie, dans ce véhicule qu’il empruntera peut-être très bientôt.

Il estime maintenant que lorsque les autorités russes auront terminé leur enquête, on saura si le lancement «aura lieu à temps, plus tard - ou peut-être même plus tôt que prévu».

L’astronaute québécois participait mercredi matin, à l’Université d’Ottawa, au lancement d’un projet de recherche scientifique destiné aux étudiants canadiens.