Journée de formation et de réflexion sur l’aide médicale à mourir. Avec, entre autres, Me Jean-Pierre Ménard, spécialiste de la question et le travailleur social Yvon Bureau.

Journée de formation et de réflexion sur l’aide médicale à mourir

Des dizaines de personnes ont pu être éclairées sur le « flou » qui persiste parfois autour de l’aide médicale à mourir dans le cadre d’une journée de formation et de réflexion organisée par Action Santé Outaouais.

C’est dans les locaux de Campus 3 qu’étaient réunis mercredi plusieurs intervenants venus présenter divers aspects touchant les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir, tout en laissant la chance aux gens présents de poser des questions.

L’avocat spécialisé en droit médical Jean-Pierre Ménard, qui était au nombre des conférenciers, a souligné que malgré la panoplie d’informations disponibles sur le sujet, « les gens ne savent pas beaucoup de choses » sur l’aide médicale à mourir.

Il y a également « un certain flou qui entoure l’application de la loi », a mentionné Me Ménard, ce qui n’aide en rien les citoyens à tout comprendre.

Co-président du collectif « pro-choix » Mourir digne et libre, le travailleur social Yvon Bureau a pour sa part fait valoir que la majorité des gens souhaitent « être au cœur des grandes décisions qui les concerne », d’où l’importance de bien les informer sur tout ce qui concerne les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir.

Le vice-président d’Action Santé Outaouais, Gaétan Ouellet, s’est dit satisfait de voir que près de 100 personnes ont participé à cette journée de réflexion, dont l’organisation a été permise par une subvention de près de 19 000 $ du ministère de la Justice du Québec.

« Dans le domaine des soins de fin de vie, ce n’est jamais noir ou blanc, il y a beaucoup de gris […] et les gens, des fois, ne s’y retrouvent plus », a souligné M. Ouellet.

Action Santé Outaouais prévoit d’ailleurs organiser un autre colloque du ce sujet au courant de l’année, cette fois dans la Petite-Nation.

Si le budget de l’organisme le permet, la même activité pourrait se répéter pour le Pontiac et la Haute-Gatineau.