Frappé par un incendie la veille du Jour de l’An et par des actes de vandalisme dans la nuit de jeudi à vendredi, le Gîte Ami a été forcé de déménager temporairement dans les locaux du Centre communautaire Fontaine, sur la rue Charlevoix, à Hull.
Frappé par un incendie la veille du Jour de l’An et par des actes de vandalisme dans la nuit de jeudi à vendredi, le Gîte Ami a été forcé de déménager temporairement dans les locaux du Centre communautaire Fontaine, sur la rue Charlevoix, à Hull.

Gîte Ami: la période des grands froids inquiète

De 25 à 50 personnes pourraient être à la recherche d’hébergement d’urgence lorsque la période des grands froids se fera ressentir à Gatineau, croit Pierre Ricard-Desjardins, l’un des administrateurs du Gîte Ami.

Frappé par un incendie la veille du Jour de l’An et par des actes de vandalisme dans la nuit de jeudi à vendredi, le Gîte Ami a été forcé de déménager temporairement dans les locaux du Centre communautaire Fontaine, sur la rue Charlevoix, à Hull.

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« Ce qui nous fait peur, indique M. Ricard-Desjardins, c’est que les grands froids vont commencer à s’installer tranquillement et là, il va y avoir plus de gens qui vont se chercher un abri. Ça va mettre une pression supplémentaire sur la Soupe populaire parce que nous, on ne sera pas en mesure de déborder. »

En effet, les locaux prêtés au Gîte Ami sont « très étroits », affirme M. Ricard-Desjardins.

« Ça peut causer certains problèmes comme des conflits entre les individus, explique-t-il. Quand on a 60 personnes qui sont entassées dans un petit local comme ça, c’est certain qu’il peut y avoir des situations par exemple de violence ou de vol qu’on doit gérer. »

Questionné à savoir pendant combien de temps les équipes du Gîte Ami pourront continuer d’assurer le service au Centre communautaire Fontaine, M. Ricard-Desjardins souligne que la Ville de Gatineau « ne nous a pas fixé d’échéance de temps ».

« Je pense que ça va prendre au moins jusqu’à la fin du mois de février avant qu’on soit relocalisé », ajoute-t-il.

Toutefois, cette période de relocalisation pourrait s’étirer alors qu’on apprenait dimanche que les dommages subis au Gîte Ami seraient plus importants que prévu.

« C’est très préliminaire, mais on a appris qu’on ne pourrait probablement pas redémarrer les chauffe-eau parce qu’il y aurait eu des dommages au système d’évacuation des gaz, précise M. Ricard-Desjardins. Il y aurait eu des dommages causés lorsque le feu se serait engouffré dans des conduites. Il semblerait qu’il y ait des dommages à l’intérieur causés soit par la chaleur ou par le feu qui aurait voyagé dans les conduites. »

« Faudra attendre les rapports de divers experts avant d’en savoir plus, mais ça risque facilement de coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars pour effectuer tous les travaux de réparation », laisse-t-il tomber.

Par ailleurs, M. Ricard-Desjardins souhaite remercier la population pour sa générosité.

« On a reçu beaucoup de dons en nourriture et en vêtement, dit-il. Ça fait chaud au cœur. On a aussi été approché par des organisations du secteur privé par exemple qui nous demande ce qu’ils pourraient faire pour nous aider. Il n’y a rien de confirmé pour l’instant, mais c’est rassurant de voir que des institutions et des entreprises ont de l’intérêt pour nous. Ce qui nous manque, c’est surtout des dons en argent pour faire face aux coûts de réparation parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer avec les assurances. »

Le Gîte Ami recherche également des bénévoles supplémentaires pour assurer son service, particulièrement les fins de semaine.

« Si par exemple il y a des gens qui sont à la retraite et qui ont de l’expérience comme cuisinier ou comme travailleur social, ça nous aiderait énormément », concède M. Ricard-Desjardins.