Selon les données provisoires rendues publiques mercredi par l'ISQ, 4059 bébés se sont ajoutés à la population de l'Outaouais l'an dernier, comparativement à 3875 en 2018.
Selon les données provisoires rendues publiques mercredi par l'ISQ, 4059 bébés se sont ajoutés à la population de l'Outaouais l'an dernier, comparativement à 3875 en 2018.

Davantage de bébés en Outaouais en 2019

Le nombre des naissances enregistrées en Outaouais a grimpé de 4,7% entre 2018 et 2019, une hausse marquée par rapport à celle de moins de 1% observée pour l'ensemble du Québec. En pleine pandémie de COVID-19, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) estime que la crise pourrait générer un impact sur le nombre de naissances à partir de 2021.

Selon les données provisoires rendues publiques mercredi par l'ISQ, 4059 bébés se sont ajoutés à la population de l'Outaouais l'an dernier, comparativement à 3875 en 2018. Le nombre de nouveaux-nés dans la région n'avait pas dépassé la barre des 4000 depuis 2016.

Les données de l'ISQ se basent sur le lieu de résidences des mères, ce qui signifie que les accouchements en Ontario de femmes demeurant en Outaouais sont aussi comptabilisés.

À l'échelle provinciale, le Québec a enregistré 84 200 naissances l'an dernier, une faible hausse de 0,4% par rapport aux 83 840 bébés ayant vu le jour en 2018.

«Cette hausse s’explique par une augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et non par une hausse de la fécondité, précise l'ISQ dans son Bulletin sociodémographique. De fait, l’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,58 enfant par femme, soit tout juste en deçà de celui observé en 2018 (1,59 enfant par femme).» Pour l'Outaouais, l'indice synthétique de fécondité s'est établi à 1,6 enfant par femme l'an dernier, comparativement à 1,55 en 2018.

L'ISQ souligne que depuis 1970, cet indice «se situe sous le seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme)».


« Cette hausse s’explique par une augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et non par une hausse de la fécondité »
L'Institut de la statistique du Québec

Impact de la COVID-19

Le Bulletin sociodémographique publié mercredi aborde aussi la question de l'impact que pourraient avoir les mesures de confinement instaurées le mois dernier pour contrer la propagation de la COVID-19.

«Certains couples mettront-ils ce temps libre à profit pour devancer leur projet de fonder une famille ou encore pour l’agrandir? Est-ce que les incidences économiques qui découleront de ces mesures de confinement ne viendront pas plutôt reporter les projets des futurs parents? L’effet pourrait surtout se faire sentir à compter de 2021, sachant que la très grande majorité des conceptions qui donneront lieu aux naissances de l’année 2020 se sont produites entre avril 2019 et mars 2020», souligne le document.

L'ISQ indique que «certaines études avancent qu’en situation de crise économique, les personnes auront tendance à reporter leur projet familial à plus tard, en particulier s’il s’agit d’un premier enfant».

Dans ce contexte, la durée de la crise, l'état de l'économie et le «degré de confiance» des gens par rapport à l'avenir «pourraient avoir des répercussions sur le calendrier des naissances dans les prochaines années», note l'ISQ.