Nadia Roy Boucher, de la Sporthèque, Élaine Dupras, de la Sporthèque et présidente de la campagne, Nathalie Lepage, directrice de Centraide, et Marie France Couet, aussi de la Sporthèque.

Centraide tire la sonnette d’alarme

À deux mois de la fin de la campagne annuelle de Centraide Outaouais, les organisateurs de l’organisme observent un manque à gagner de 165 000 $ et craignent de ne pouvoir atteindre leur objectif de 4,6 millions de $ pour cette année.

Centraide Outaouais tire donc la sonnette d’alarme et invite les gens d’affaires à combler ce déficit. Selon les calculs de l’organisme, ce manque à gagner pourrait priver 2380 personnes d’aide directe pour la prochaine année.

L’organisme parapluie, qui distribue ses dons à près de 70 autres œuvres de bienfaisance, a quand même, à ce jour, atteint 93 % de ses objectifs de financement pour cette année ; une performance fort louable, nous dit Élaine Dupras, directrice générale de la Sporthèque et présidente de la campagne de financement de Centraide, considérant le fait que la compétition est si féroce de nos jours, les entreprises et citoyens étant sollicités de toutes parts par des organismes sans but lucratif, pour toutes sortes de causes.

Si l’objectif de 4,6 M$ est atteint, 63 670 enfants et adultes pourront recevoir de l’aide au cours des prochains mois.

Une activité de financement reliée à Centraide à la Sporthèque de Gatineau a rapporté, jeudi soir, 5 600 $.

On lançait aussi, par la même occasion, le Club des 100, cette initiative visant à combler le vide entre les sous récoltés jusqu’à maintenant et l’objectif visé et ce, à coup de 100 $, 500 $ et 1000 $ auprès des citoyens et des entrepreneurs de la région.

Centraide soutient qu’en 2016, plus de 62 000 personnes vulnérables en Outaouais ont reçu de l’aide grâce aux dons perçus. Près de 30 500 enfants et adultes ont eu recours à l’aide alimentaire et 1100 personnes aînées ont eu accès à des repas et à du transport ou ont reçu des visites amicales. 1214 familles à faible revenu, dont 2230 enfants du primaire, ont pu se procurer des fournitures scolaires à très bas prix.

Quelques chiffres
En Outaouais, 22,4 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivent sous le seuil de la pauvreté et un Outaouais sur sept vit avec un faible revenu.

Dans le secteur Hull, 20 % de la population est considérée à faible revenu, mais la précarité financière est supérieure dans la MRC de Pontiac avec près du quart de la population (23 %) qui vit dans l’instabilité.

Dans tout l’Outaouais, le taux de décrochage scolaire est supérieur à celui de la moyenne provinciale, soit 23,5 % en Outaouais par rapport à 18,6 % pour tout le Québec.