Même si l’essence est « malheureusement une denrée qui est soumise à la spéculation » et que les consommateurs ne sont jamais à l’abri d’une variation instantanée, CAA-Québec croit qu’il n’y a pas lieu de voir une flambée du prix à moyen terme.

«Ça ne devrait pas bouger» en Outaouais

CAA-Québec estime qu’il y a de bonnes chances que le prix à la pompe demeure stable en Outaouais durant le congé des Fêtes.

Même si l’essence est « malheureusement une denrée qui est soumise à la spéculation » et que les consommateurs ne sont jamais à l’abri d’une variation instantanée, l’organisation croit qu’il n’y a pas lieu de voir une flambée du prix à moyen terme.

« Ça ne devrait pas bouger. Sauf s’il y a une grande variation du prix du baril ou à la rampe de chargement. Mais ce serait étonnant, car pour l’industrie, c’est également une période de vacances. Il peut quand même y avoir de légères fluctuations isolées sur le territoire de la région », de dire la porte-parole Annie Gauthier.

Lundi, les stations-services en zone urbaine de Gatineau affichaient en moyenne un prix à la pompe de 1,15 $, alors que le prix réaliste établi par CAA-Québec est de 1,124 $. Ce prix est calculé en fonction de l’indicateur quotidien du coût d’acquisition et de la marge au détail moyenne établie par l’organisation au cours de la dernière année. Du côté d’Ottawa, les automobilistes pouvaient faire le plein pour un prix variant entre 1,10 $ et 1,13 $ le litre dans de nombreuses stations sud et à l’est, alors qu’au centre-ville, le litre d’essence se vendait 1,18 $. 

Une marge acceptable

Selon Mme Gauthier, la marge au détail (environ 7 cents) est actuellement acceptable en Outaouais. « Gatineau est l’un des endroits où les prix à la pompe sont généralement les meilleurs. La marge au détail est parmi les moins élevées parmi toutes les régions, elle est même plus basse que la moyenne. Si la région n’avait pas des prix moindrement compétitifs, tout le monde irait à Ottawa [...] Chaque région a ses propres réalités, mais en général, quand on observe un bon du prix, c’est que les marges ont été très basses et que les stations-services ont voulu faire du rattrapage », dit-elle.

Rappelons qu’en raison du contexte frontalier de la région, les automobilistes de l’Outaouais bénéficient d’une réduction de taxe sur l’essence, question d’éviter les fuites commerciales vers l’Ontario. Il y a deux ans et demi, Québec a d’ailleurs doublé ce rabais, qui est fixé selon la distance entre la frontière et la station-service. Par exemple, une pompe à essence qui se trouve à moins de 5 km de l’Ontario bénéficie de huit cents le litre de réduction de taxe, alors qu’on parle d’une diminution de quatre cents pour une station-service située entre cinq et dix km d’Ottawa.