Autre panne majeure d’Internet et de téléphone dans le Pontiac

Une autre panne majeure d’Internet et de téléphone a empêché les citoyens du Pontiac de communiquer avec les services d’urgence pendant plus de 12 heures, jeudi.

La panne, survenue entre 14h et 22 heures à la suite du bris d’un câble survenu à Quyon, a ajouté à la grogne des Pontissois qui réclament depuis maintenant plus de 10 ans une boucle avec un autre réseau pour assurer le service en tout temps. Toutes les interventions faites jusqu’à maintenant par des élus, des individus, la Chambre de commerce et autres n’ont rien donné. La panne de jeudi était la sixième panne majeure à survenir sur le réseau au cours des dernières années. 

«Assez, c’est assez, nous ne sommes pas des citoyens de 2e classe. C’est la goutte d’eau de trop. Encore une fois, le Pontiac se retrouve sans service téléphonique. Une ligne de Bell a été coupée dans le secteur de Quyon. La sécurité des citoyens pontissois n’est plus assurée, car sans cellulaire, il n’y a aucun moyen de communiquer avec le 911. Les gens du Nunavut sont mieux servis que nous. C’est comme si on était sur une île déserte après une inondation. Pourtant, on est à moins de 50 minutes de la ville de Gatineau et du secteur Aylmer. C’est encore difficile à comprendre», a déploré vendredi Charlotte L’Écuyer, l’ancienne députée et candidate au poste de préfet de la MRC de Pontiac, «très fâchée» de voir que personne n’est à l’écoute des besoins des Pontissois. 

À la mi-septembre dernier, une autre panne majeure causée par un accident de la route à Litchfield avait privé plus de 5000 Pontisois de ces mêmes services jugés «essentiels» pendant 14 heures. Le préfet sortant de la MRC de Pontiac, Raymond Durocher, également candidat au poste de préfet, avait lui aussi vivement dénoncé les autorités fédérales qui n’ont jusqu’à maintenant pas obligé l’installation d’un réseau parallèle en cas de bris ou de panne. 

Selon Mme L’Écuyer, il est temps que quelqu’un comprenne que le téléphone est un «service essentiel» puisque c’est le seul moyen de communications pour joindre les services d’incendie, les policiers, les hôpitaux. Pendant la panne, les citoyens ont été invités à se rendre dans les stations de pompiers où ils pouvaient communiquer avec leurs proches en cas de besoin. 

«Je suis outrée par le mépris de la compagnie Bell et des autres compagnies de télécommunications. Ces compagnies paradent devant le CRTC afin d’obtenir des frais supplémentaires pour répondre aux besoins des régions rurales, mais jamais le service promis n’est rendu. Voilà des années que le réseau devrait être connecté avec d’autres réseaux afin d’éviter ce genre de coupure et cela n’est pas encore fait. Doit-on attendre que nos pompiers ne puissent être avertis d’un grave incendie qui résultera de morts pour que le CRTC comprenne l’urgence de la situation et oblige les compagnies à assumer leur responsabilité?», a déploré Mme L’Écuyer.