Offrir un animal en cadeau: bonne intention, mauvaise idée.

Animaux de compagnie comme cadeau de Noël: l’éducation et la préparation avant tout

Offrir un animal de compagnie en cadeau : bonne intention, mauvaise idée. C’est le message que propagent depuis longtemps les organismes voués à la protection des animaux. Or, la solution pour éviter que de nombreux chiens et chats soient retournés à la fourrière quelques mois après leur adoption se trouverait davantage dans l’éducation et la préparation.

C’est du moins ce qu’en pense le directeur adjoint de la SPCA de l’Outaouais, Maxime Daigle. À son arrivée au sein de l’organisme il y a quatre ans, ce dernier s’attendait à ce que davantage d’animaux soient renvoyés à l’adoption après la période des Fêtes. Pourtant, c’est un phénomène qui n’en était pas vraiment un, a-t-il remarqué.

« Je pense que les gens ont encore l’idée que ça se passe comme ça dans les refuges. Ce n’est pas un temps plus occupé, et on aime croire que les consultations et la prévention aident les gens à prendre une meilleure décision. »

M. Daigle juge qu’il est important de faire réaliser aux gens que la fête de Noël est une période festive, mais elle peut être « extrêmement stressante » pour un animal.

« Pourquoi ne pas attendre le 1er janvier ? Il faut du temps pour faire la transition et l’intégration. Il faut adapter sa maison pour l’accueillir, penser à une pièce pour l’isoler où il peut reprendre son souffle. Ce sont des choses qu’on suggère fortement. On leur demande s’ils sont prêts. Les 23 et 24 décembre, ce n’est peut-être pas le meilleur temps pour aller magasiner pour du matériel animalier. »

Le fait d’offrir un chien ou un chat en cadeau n’est pas nécessairement une mauvaise idée, « mais il faut que ça ait été réfléchi en famille depuis un certain moment ».

« C’est le fait de surprendre quelqu’un avec un animal qui n’est pas nécessairement la meilleure chose recommandée, parce que la personne et les membres de la famille devraient avoir eu des contacts avec l’animal et l’avoir choisi. »

Avant d’adopter un chien, M. Daigle suggère fortement de faire des recherches approfondies sur la race et sur les engagements financiers liés aux frais médicaux et comportementaux.

« Les chiens, ça vient avec une charge financière, surtout pour la première année. »

Le directeur adjoint du refuge a aussi noté une amélioration au cours des dernières années quant à la quantité grandissante de ressources pertinentes disponibles en ligne.

« Il y a un animal pour tout le monde. Il s’agit simplement de trouver le bon. »