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COVID-19

La COVID-19 en bémol!

Les semaines de confinement forcent les familles à rivaliser d’astuces pour rendre ces journées à la maison moins longues et surtout, plus amusantes.

De nombreuses familles de l’Outaouais — qui ont visiblement des talents artistiques — se sont lancées dans la production de vidéo-maison tous aussi ludiques et drôles les uns que les autres.

C’est le cas du couple Gélinas-Mclaughlin qui, avec leurs trois enfants, ont livré une vidéo d’une très belle qualité. Sur l’air de Soulman, de Ben L’Oncle Soul, la chanson Attention, les microbes devenait virale, vendredi.

«On voulait faire un truc tout le monde ensemble et la production d’une vidéo s’est imposée d’elle-même, de confier au Droit Benoit Gélinas. Avec ma conjointe, Nancy Mclaughlin, on a écrit les paroles et monté la mise en scène en collaboration avec les enfants».

Le couple de Gatineau et leurs enfants Chloé, Alexis et Romy Victoria proposent une nouvelle danse de la COVID-19 rythmée et amusante.

COVID-19

De nouveaux chômeurs n’ont plus rien dans le frigo

Les nouveaux chômeurs mis à pied dans la foulée de la crise de la COVID-19 sont de plus en plus nombreux à n’avoir rien dans le frigo et à demander de l’aide alimentaire dans la région de Québec.

Depuis une semaine, la banque alimentaire Moisson Québec et plusieurs organismes de la capitale reçoivent un afflux d’appels de personnes qui ont récemment perdu leur emploi. À court d’argent pour payer l’épicerie, ils demandent souvent pour la première fois de leur vie d’être dépannés pour nourrir leurs familles. 

«Ce sont des besoins pressants. Ils sont un peu gênés de faire ces démarches-là, mais la plupart disent : «j’en aurais besoin pour là»», dit Élyse Groulx, organisatrice communautaire et travailleuse sociale chez Moisson Québec. «Ça veut dire qu’ils n’ont plus rien dans leur frigo». 

Les demandes d’aide alimentaire sont aussi faites par des travailleurs autonomes qui ont perdu des contrats ou des travailleurs qui n’ont presque plus d’heures, note Mme Groulx. Moisson Québec, qui ravitaille 125 organismes à Québec, Lévis, dans Portneuf, dans Charlevoix et dans Lotbinière, reçoit des appels de nouveaux chômeurs d’un peu partout sur ce territoire. 

La hausse des demandes d’aide alimentaire est un des effets collatéraux la multiplication des mises à pied au Québec. Les exigences de confinement liées à la COVID-19 ont forcé la majorité des entreprises qui offrent des services non essentiels à cesser ou à ralentir leurs activités depuis deux semaines. Privés soudainement de revenus, de nombreux travailleurs n’ont même plus assez de fonds pour nourrir leurs familles. 

Santé

Lien possible entre la COVID-19 et la pollution atmosphérique

MONTRÉAL - Il pourrait exister un lien entre la pollution atmosphérique et la propagation de la COVID-19, croient des chercheurs italiens.

Selon l’hypothèse formulée par la Société italienne de médecine environnementale et des scientifiques des universités de Bari, de Bologne et de Trieste, les particules dans l’air ambiant pourraient être un véhicule de transport du virus.

Ils ont noté une forte concentration de particules fines dans l’atmosphère là où l’épidémie s’est propagée très rapidement, environ deux semaines avant que le virus ne commence à se répandre.

L’hypothèse reste encore à vérifier, mais le virus pourrait être en suspension dans l’air ambiant là où il y a le plus de particules, et donc être plus facile à contracter.

«C’est hypothétique, mais ce n’est pas farfelu», a commenté la professeure Audrey Smargiassi, de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Ainsi, poursuit-elle, une étude publiée en 2010 établissait une association entre les tempêtes de sable et la propagation du virus H5N1.

«S’il y a des particules, et plus il y aura de particules, théoriquement il est possible que les virus se condensent sur ces particules-là et voyagent ou demeurent en suspension dans l’air plus longtemps, et voyagent sur de plus grandes distances», a dit Mme Smargiassi.

Les experts croient actuellement que les gouttelettes chargées de SRAS-CoV-2 retombent au sol après une trentaine de minutes.

Mais il n’y a pas que les gouttelettes, prévient Mme Smargiassi.

«Il n’est pas dit qu’il n’y aura pas plus petit que des gouttelettes quand une personne éternue, a-t-elle dit. S’il y avait effectivement du virus dans des aérosols, alors là oui, effectivement, ces aérosols-là pourraient rester en suspension plus longtemps, notamment s’il y a plus de particules dans l’air. Mais tout ça demeure très théorique. On n’a pas de preuves scientifiques fortes à part quelques exemples (comme le H5N1).»

Au-delà des particules qui pourraient, ou non, transporter le coronavirus, il est très bien documenté que les gens qui sont exposés régulièrement à des niveaux élevés de pollution atmosphérique sont plus à risque de problèmes respiratoires, qu’il s’agisse de la COVID-19 ou d’autre chose.

«Il faut se rappeler que la pollution rend les gens plus à risque, pas nécessairement à cause du transport du virus, mais parce que les gens sont plus à risque d’infections parce qu’ils sont exposés à la pollution», a rappelé Mme Smargiassi.

Actualités

Animaux domestiques: aucune preuve de transmission de la COVID-19, mais précautions à prendre

PARIS - Même s’il n’existe aucune preuve scientifique que les animaux transmettent la COVID-19, l’Académie française de médecine a appelé mercredi les humains à appliquer des principes de précaution.

«À ce jour, il n’y a pas de démonstration scientifique sur le risque de contamination de l’Homme par le virus à partir des animaux domestiques, ni sur le risque de contamination (forte et avec signes cliniques, NDLR) d’un animal domestique à partir d’un malade», écrit d’emblée l’institution, qui a créé le 19 mars un comité de veille sur le nouveau coronavirus.

Pour autant, «ces risques ne peuvent pas être écartés», poursuit l’Académie, parce que le coronavirus du SRAS de 2002-2003 (génétiquement proche de l’actuel) a pu être «isolé dans plusieurs espèces animales» et parce que «deux chiens ont été testés positifs» à Hong-Kong dont le maître avaient la COVID-19.

À noter toutefois que le premier chien avait un «très faible taux de virus» et que les tests suivants ont été «négatifs». Si le deuxième chien est encore sous surveillance, aucun des deux animaux n’a montré de signes cliniques, souligne l’Académie.

Mais «ces données scientifiques suggèrent que le COVID-19 peut se transmettre aux chiens à partir du propriétaire contaminé». En revanche, «rien n’indique» que les chiens «peuvent à leur tour contaminer» des humains ou d’autres animaux, insiste l’institution.

Rappelant que l’agence sanitaire Anses et l’Organisation de la santé animale (OIE) considèrent la transmission via les animaux comme «peu probable», l’Académie recommande néanmoins aux propriétaires «de renforcer les mesures habituelles» en se lavant régulièrement les mains lorsqu’on s’occupe de l’animal et de ne «pas le laisser lécher le visage».

Recommandé aussi : «séparer le propriétaire ayant la COVID-19 de son animal de compagnie pendant la période où le malade peut être excréteur du virus», parce qu’il tousse par exemple.

Dans ce cas, «autant que possible, il faudrait instaurer une quarantaine permettant de limiter tout contact rapproché de l’animal avec les autres membres de la famille», avance l’Académie.

Mais elle tient aussi à rappeler que «dans un foyer où une personne malade a le Covid-19, le risque pour les personnes vivant sous le même toit est bien plus lié aux contacts avec ce malade qu’avec l’animal de compagnie» et que «l’animal de compagnie est bien plus un ami qu’un danger».

L’Organisation mondiale de la Santé a aussi souligné qu’il n’y avait «aucune preuve qu’un chien, un chat ou tout animal domestique puisse transmettre la COVID-19».

Santé

COVID-19: attention au vapotage et au tabagisme [VIDÉO]

Le vapotage et le tabagisme pourraient rendre plus vulnérables au coronavirus des populations, comme les plus jeunes, chez qui le risque de complications graves liées à la COVID-19 serait autrement moins élevé, prévient un expert.

«On sait que les gens qui fument ou vapotent ont un système respiratoire affaibli, qu’ils ont des conséquences possibles au niveau de leur système cardiovasculaire, ils ont un système immunitaire qui est plus faible, et tout ça les met à risque de développer des infections respiratoires plus sévères, a expliqué le docteur Nicholas Chadi, un pédiatre spécialisé en médecine de l’adolescence et toxicomanie au CHU Sainte-Justine.

«C’est vrai pour l’influenza, c’est vrai pour une pneumonie, et c’est particulièrement vrai pour le coronavirus qui tend à frapper très fort au niveau respiratoire et au niveau de la circulation.»

Fumer ou vapoter peuvent être considérés comme des facteurs de risque, croit-il.

Des études précédentes ont démontré que les fumeurs sont deux fois plus susceptibles que les non-fumeurs d’avoir l’influenza et de souffrir de symptômes plus graves.

On a aussi noté une mortalité plus élevée chez les fumeurs lors d’une épidémie de syndrome respiratoire du Moyen-Orient, lui aussi causé par un coronavirus.

«On a peu d’études scientifiques qui le prouvent concrètement (...) mais au niveau des mécanismes physiologiques de comment le corps fonctionne, ça apparaît logique, basé sur d’autres types d’infections, que les gens qui fument ou qui vapotent et qui seraient ensuite exposés au coronavirus auraient des risques de développer des infections plus sévères», a précisé le docteur Chadi.

Le coronavirus est tellement nouveau que les études à son sujet sont effectivement rares. Des travaux menés en Chine démontreraient toutefois que les fumeurs étaient 1,4 fois plus susceptibles de ressentir des symptômes graves de la COVID-19 et environ 2,4 fois plus susceptibles d’être admis aux soins intensifs, d’avoir besoin d’aide pour respirer ou de mourir que les non-fumeurs.

Le docteur Chadi souligne aussi qu’on sait que le vapotage affecte les petits cils qui permettent de dégager le mucus dans les voies respiratoires.

«Les gens qui sont atteints de coronavirus décrivent la sensation de suffoquer, d’être incapables de respirer, que leurs voies respiratoires se ferment, a-t-il dit. Tout ça est en lien avec ce qu’on peut voir avec le coronavirus.»

Aspect social

On ne doit pas non plus sous-estimer l’aspect social du vapotage et du tabagisme, poursuit le docteur Chadi, puisqu’il s’agit d’activités que les jeunes pratiquent souvent en groupes, ce qui multiplie les risques de voir le virus se propager d’un à l’autre.

On peut aussi se demander quel impact auront les mesures de confinement sur ces jeunes.

«Pensez à un ado qui est accro au vapotage, qui doit vapoter plusieurs fois par jour, a dit le docteur Chadi. Comment cet ado-là va avoir accès à des produits de vapotage? Il va trouver des façons de les acheter, de les acquérir, de voir des amis, de s’échapper de la maison. (Ça crée) une détresse chez ces gens-là qui ont besoin de consommer ces produits-là, mais qui sont pris à la maison, en plus chez les ados chez qui c’est peut-être fait de façon secrète, ça crée beaucoup de casse-tête.»

D’autant plus que les pédiatres et médecins ne sont présentement pas faciles d’accès pour prescrire des produits de remplacement de la nicotine.

«Des experts préconisent qu’on devrait fournir gratuitement tous les produits de remplacement de la nicotine, justement pour que les gens puissent mettre une patch, rester à la maison et cesser de sortir fumer sur le trottoir ou en groupes ou de façon sociale», a expliqué le docteur Chadi.

Il croit toutefois que la crise actuelle présente une excellente occasion d’adopter de meilleures habitudes de vie.

«Il y a un volet positif à tout ça: c’est une très bonne opportunité de faire un arrêt ou une diminution, que ce soit tabagisme, vapotage ou autre consommation (...) on se fait un ‘challenge’ tous ensemble, on va arrêter de fumer par solidarité envers le réseau de la santé», a-t-il dit.

Société

Les menaces contre les femmes autochtones sont inacceptables, dit Michèle Audette

Michèle Audette se sent déçue lorsqu’elle lit sur les réseaux sociaux et sites internet un flot de menaces violentes contre les femmes autochtones.

«Cela me rend folle que nous tolérions cela. Il n’y a pas de véritable sanction contre cela, déplore l’ancienne commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Mme Audette dit qu’elle comprend qu’il faudra du temps aux gouvernements et à la société pour réaliser les plus de 200 recommandations formulées dans le rapport final de l’Enquête. Le rapport considérait la violence contre les femmes et les filles des Premières nations, des Métis et des Inuits comme une forme de génocide.

Elle avait espéré que le rapport permettrait d’assurer un avenir plus sûr pour les enfants comme sa petite-fille.

Mais aujourd’hui, elle se demande si les femmes autochtones peuvent se sentir plus en sécurité devant le nombre de menaces proférées à la suite des manifestations contre les pipelines et les blocus ferroviaires.

Mme Audette estime que dans bon nombre de cas, ce sont les femmes qui en sont plus la cible que les hommes.

«C’est le statu quo. Nous ne sommes pas en sécurité. Pour moi, c’est inacceptable en 2020», s’exprime-t-elle.

La ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, Bardish Chagger, juge que ces menaces racistes sont horribles et sont proférées par des ignorants. Elle déplore que de nombreux Canadiens ne connaissent pas l’histoire et les droits des Autochtones.

Erica Violet Lee, une organisatrice communautaire de Saskatoon, dit que les Autochtones au Canada ont toujours subi des traitements violents.

Quand on s’exprime sur ces questions, «la politesse canadienne s’effondre», constate-t-elle. Il était arrivé la même chose lors de la création du mouvement Idle No More par quatre femmes en 2012.

«Lorsque les communautés et les nations autochtones exercent leur droit inhérent à l’autodétermination, nous devenons des fauteurs de troubles, de mauvais Indiens, qui ne respectent pas l’état de droit canadien», souligne Mme Lee. Mais les lois cries et les lois de nos terres disent que nous avons la responsabilité d’agir dans des situations d’injustice et de dévastation environnementale.»

Lee a récemment assisté à une manifestation sur une voie ferroviaire de Saskatoon en soutien aux chefs héréditaires de Wet’suwet’en opposés à un gazoduc sur un territoire ancestral, en Colombie-Britannique. Elle a entendu des contre-manifestants crier aux jeunes opposants de sauter devant les trains. Ces jeunes ont été traités de «stupides», de «terroristes». Certains ont reçu des menaces de mort.

«Comment réagissons-nous à tout cela? On continue à vivre», dit-elle.

Au cours des récents événements, il était courant de lire des commentaires sur les réseaux sociaux encourageant les ingénieurs de travail à écraser les manifestants. Certains ont publié une photo montrant du sang sur le devant d’une locomotive, accompagnée d’un emoji rieur.

Le site internet du SooToday, de Sault Ste. Marie, en Ontario, a même fermé sa section de commentaires.

«Nous avons lu vos divagations ignorantes, votre racisme subtil, mais blessant, a écrit le rédacteur en chef Mike Purvis dans un éditorial. Nous avons modéré vos menaces de violence à peine voilées (et pas si peu).»

Proférer des menaces est un acte criminel. Une porte-parole de la GRC, Catherine Fortin, rappelle qu’un «incident motivé par la haine», comme des insultes ou des injures raciales, pourrait ne pas constituer une infraction criminelle, mais pourrait néanmoins être signalé à la police.

Nickita Longman, de la Première nation de George Gordon en Saskatchewan, dit qu’il a été inspirant de voir les peuples autochtones de tout le pays se rassembler pour protester, mais le mouvement a suscité des réactions alarmantes.

Selon cette militante, l’aspect le plus préoccupant de la haine sur internet et des menaces envers les femmes autochtones est de constater qu’elles sont exprimées en toute impunité.

Les manifestations à travers le Canada ont été pour la plupart pacifiques, dit-elle, et les femmes ne seront pas influencées par les menaces.

«Jusqu’à ce que nos droits inhérents soient reconnus et respectés, nous continuerons de résister, déclare Mme Longman. Il est important de continuer parce que notre résistance dictera l’avenir des générations à venir.»

Sa principale crainte est de voir la haine quitter le monde virtuel pour venir s’incruster dans le monde réel.

«Plus ces commentaires trouvent leur place sur internet, plus ils encouragent les gens à agir en personne. En tant que femme autochtone, c’est pour moi, et de loin, la partie la plus effrayante.»

Société

Des milliers de personnes pour la 4e Marche des femmes d’Ottawa [PHOTOS]

Plusieurs milliers de manifestantes et manifestants ont pris la rue samedi à Ottawa pour faire entendre leur voix et protester contre «toutes les formes d’oppression et de discrimination à Ottawa, au Canada et dans le monde».

La 4e Marche des femmes d’Ottawa s’est déroulée samedi dans les rues de la capitale fédérale. Le rassemblement a débuté aux environs de 10 h sur la colline du Parlement.

Les manifestantes et manifestants se sont ensuite déplacés vers l’hôtel de ville d’Ottawa pour poursuivre leur protestation et partager leurs messages avec les élus municipaux.

Une fois à l’hôtel de ville, le rassemblement a pris d’assaut la Place Jean Pigott pour y tenir des ateliers de discussion et des discours de militantes locales.

La Marche des femmes d’Ottawa s’inscrit dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des droits des femmes qui a lieu dimanche.

Le but de la marche était de continuer de «lutter contre toutes les formes de discrimination systémique, de parti pris et d’oppression».

Société

Un collectif veut plus d’argent pour l’aide sociale par Québec 

QUÉBEC — Le Collectif pour un Québec sans pauvreté demande au gouvernement du Québec de prévoir dans son budget de mardi prochain un redressement des prestations versées aux bénéficiaires du Programme d’aide sociale.

Le porte-parole du Collectif, Serge Petitclerc, appuie sa demande sur la révision de la Mesure du panier de consommation (MPC) dévoilée par Statistique Canada et Emploi et Développement social Canada. Cette mesure indique le revenu nécessaire pour qu’une personne seule ou une famille puisse couvrir ses besoins fondamentaux et atteindre un niveau de vie de base modeste.

Depuis l’adoption de la Loi sur la réduction de la pauvreté l’an dernier, la Mesure du panier de consommation aide à établir le seuil officiel de pauvreté au Canada.

Or, le Collectif pour un Québec sans pauvreté soutient que cette révision fera augmenter les seuils préliminaires de la MPC partout au pays lorsqu’ils entreront en vigueur à la fin du mois de juin. Il y aura donc, selon le Collectif, une hausse du nombre de pauvres.

Serge Petitclerc rappelle que le Plan d’action en matière de lutte contre la pauvreté du gouvernement du Québec prévoit que le revenu disponible des personnes seules à l’aide sociale atteigne 55 % de la MPC en 2021. Selon ses calculs, lorsque le nouveau seuil de la MPC entrera en vigueur, ce pourcentage diminuera à 49 %.

Le Collectif réclame donc un redressement des prestations plus important que celui qui était prévu.

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté regroupe 36 organisations ainsi que des collectifs régionaux dans la plupart des régions du Québec.

Société

Les femmes de l’Outaouais se mobilisent

Des femmes des quatre coins de l’Outaouais se sont mobilisées vendredi soir afin d’identifier les grands enjeux qui seront mis de l’avant lors de la 5e Marche mondiale des femmes qui se tiendra à l’automne prochain.

Le Rassemblement féministe de l’Outaouais, qui s’est déroulé vendredi à la Maison du citoyen de Gatineau, aura permis de mettre la table pour la grande Marche tout en soulignant la Journée internationale des droits des femmes qui aura lieu dimanche.

Actualités

Les Québécois font confiance aux médias, mais moins à Québec [VIDÉO]

Les Québécois ont une confiance plutôt robuste envers les médias d’information et les journalistes, mais ils ne font pas toujours la distinction entre l’opinion et le reportage d’information factuel.

Par ailleurs, les jeunes font moins confiance aux médias traditionnels que leurs aînés et, paradoxalement, font davantage confiance qu’eux aux médias sociaux bien que ceux-ci soient des vecteurs reconnus de désinformation.

Ce sont là quelques-uns des constats qui se dégagent d’une vaste enquête réalisée par le Centre d’études sur les médias de l’Université Laval en octobre dernier, rendue publique mercredi et dont La Presse canadienne a obtenu copie.

On y apprend ainsi que l’écrasante majorité des Québécois, soit 83 %, font confiance aux médias d’information (16 % leur font «très confiance» et 67 % leur font «assez confiance») et que près des trois quarts (73 %) font confiance aux journalistes. La confiance envers les journalistes oeuvrant dans les médias traditionnels (presse écrite, radio télévision) atteint même 85 %. À l’opposé, le niveau de confiance chute à 55 % envers les journalistes qui interviennent dans les médias sociaux.

Cette confiance du public québécois envers les journalistes n’est toutefois pas aveugle ou inconditionnelle puisque plus de la moitié des répondants (53 %) estiment qu’ils sont manipulés par les politiciens et près de deux sur trois (62 %) croient que la qualité de l’information dans les médias s’appauvrit.

Journalistes vs vedettes

Lorsqu’on demande aux répondants de nommer des journalistes auxquels ils font confiance, leurs réponses démontrent clairement que le public classe sous le même parapluie de «journaliste» des présentateurs de nouvelles, des animateurs, des chroniqueurs d’opinion et commentateurs. Ainsi, les noms qui ont obtenu plus de 10 mentions sont ceux de Pierre Bruneau, Patrick Lagacé, Richard Martineau, Mario Dumont, Paul Arcand, Patrice Roy, Céline Galipeau, Sophie Thibault et Chantal Hébert.

Les chercheurs notent au passage que ce classement n’étonne guère, puisqu’il s’agit soit de présentateurs de nouvelles ou animateurs d’émissions d’information à la télévision ou à la radio, soit de commentateurs, soit de chroniqueurs-vedettes de quotidiens, certains cumulant ces fonctions que l’on voit ou entend régulièrement. Toutes ces personnes «jouissent d’une grande visibilité et notoriété», note-t-on dans le rapport.

Jeunes et médias sociaux

La télévision demeure en tête des sources auxquelles s’abreuve le public, suivie des journaux et de la radio en ce qui a trait aux nouvelles. Seulement le tiers (34 %) des répondants font confiance aux nouvelles publiées sur les médias sociaux.

Cependant, les plus jeunes, soit le groupe des 18-34 ans, font moins confiance (18 % leur font «très confiance» et 57 % leur font «assez confiance») aux médias d’information traditionnels et sont plus critiques vis-à-vis du travail des journalistes. À contrario, ils font davantage confiance que leurs aînés aux médias sociaux, qu’ils consomment davantage qu’eux. L’enquête démontre d’ailleurs sans surprise que la technologie et l’émergence des réseaux sociaux «ont redéfini les manières que les jeunes ont de s’informer. Ils trouvent d’abord leurs informations dans les médias sociaux (Facebook, Twitter, YouTube, etc.).»

L’effet pervers de cette montée de l’influence des réseaux sociaux chez les jeunes est ainsi double: d’une part, ces réseaux sont ceux où l’on retrouve une masse d’interventions mettant en doute la validité de l’information véhiculée par les médias traditionnels, d’où une méfiance plus grande envers ces derniers chez les jeunes. D’autre part, les jeunes leur font «très» ou «assez» confiance à hauteur de 46 %, alors qu’ils sont à l’origine de la propagation fulgurante des fausses nouvelles. À titre comparatif, cette confiance chute à 37 % chez les 35-54 ans et à 23 % chez les plus de 54 ans.

Les fausses nouvelles inquiètent par ailleurs beaucoup l’ensemble des Québécois, dont 80 % estiment qu’elles sont «très» ou «assez» répandues. Cette inquiétude est exacerbée par le fait qu’environ une personne sur deux dit avoir de la difficulté à démêler les sources d’information fiables et celles qui ne le sont pas.

Méfiance à Québec

La région de Québec se démarque du reste de la province en matière de confiance. Ainsi, même si la confiance envers les médias atteint un respectable 75 % dans le Vieille Capitale, elle demeure loin derrière celles de Montréal (84 %) et du reste du Québec (86 %). Il en va de même côté journalistes alors que seulement 62 % des citoyens de la région métropolitaine de recensement de Québec leur font confiance, comparativement à 72 % dans la région de Montréal et 76 % dans le reste du Québec.

Ce n’est donc guère étonnant que la région de Québec soit moins en faveur d’une aide financière de l’État à la presse écrite que le reste de la province. Puisque l’enquête a été réalisée en octobre dernier, soit au moment où la survie des six journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) était menacée, le public était bien au fait des démarches en cours pour que l’État intervienne pour soutenir les médias d’information.

C’est en effet à Québec que l’on rencontre la plus forte résistance à l’aide étatique, avec une proportion de 48 %, contre 52 % qui étaient en faveur. À l’échelle de la province - incluant Québec - l’appui atteignait plutôt 62 % avec le soutien le plus marqué en région, soit là où l’information a été la plus malmenée au cours des dernières années. Chez les répondants à l’extérieur des grandes régions de Montréal et Québec, l’appui à l’aide de l’État aux médias atteignait 66 %.

Fait à noter, même si l’aide de l’État suscite l’approbation d’un peu moins des deux tiers des Québécois, ceux-ci estiment tout de même à 82 % que «les médias sont essentiels au bon fonctionnement de la démocratie».

L’enquête a été menée par la firme CROP du 3 au 23 octobre 2019, à partir d’un panel web. L’échantillon de 1,000 répondants est représentatif de la population du Québec. La marge d’erreur n’est pas estimée dans ce type de sondage.

Société

Les jeux vidéo pour contrer le décrochage scolaire

L’Académie Esports Canada (AEC) et le Mouvement Desjardins ont mis sur pieds un projet pilote visant à contrer le décrochage scolaire au secondaire par la pratique encadrée du sport électronique.

Baptisée « Reconnecte-Toi ! », l’initiative consiste à utiliser la passion des jeunes pour les jeux vidéo comme vecteur de motivation afin de les intéresser davantage à l’école.

Société

L’Outaouais attire les jeunes immigrants

Les immigrants ont été plus nombreux que les autres résidents du Québec à déménager en Outaouais entre 2011 et 2016, selon l’Institut de la statistique du Québec. 

Le solde migratoire — la différence entre le nombre de personnes qui entrent et ceux qui sortent — a été de 1130 chez les immigrants ayant choisi l’Outaouais. Cette dernière se démarque du lot alors qu’elle est la seule région à l’extérieur des zones adjacentes de Montréal avec un solde positif aussi élevé. D’autres régions comme Chaudière-Appalaches et la Capitale-Nationale ont obtenu un seuil migratoire en deçà de 400 chez leurs propres arrivants. Ces données ne prennent toutefois pas compte des personnes qui quittent ou qui proviennent d’autres provinces comme l’Ontario. Seuls les mouvements à l’intérieur de la Belle Province sont comptabilisés dans ce portrait. La démographe de l’Institut de la statistique du Québec, Martine St-Amour, indique que le fait que l’Outaouais fasse bande à part est dû en partie à l’âge de ses arrivants.

«On sait que l’immigration est très propice aux jeunes travailleurs actifs tels que les 25 à 44 ans. Comme l’accès à l’emploi semble plus facile en Outaouais, cela fait en sorte que les gens y migrent.» 

Si beaucoup de travailleurs viennent dans la région pour un emploi, le portrait est différent quand vient le temps de prendre sa retraite. Le solde migratoire est de -395 pour les non-immigrants en Outaouais alors qu’une grande majorité décide de retourner dans leur région d’origine après leur carrière, croit Martine St-Amour. 

«On remarque que les régions qui attirent les gens actifs sont plus propices de les perdre à la fin de leur carrière, cela explique le solde migratoire négatif chez les non-immigrants en Outaouais», souligne la démographe.

L’Outaouais est la seule région qui possède un solde migratoire positif et négatif chez les deux catégories démographiques comptabilisées parmi les 17 régions du Québec.

«Généralement, les régions vont soit faire des gains chez les immigrants et les non-immigrants ou être en déficit dans les deux catégories ce qui n’est pas le cas en Outaouais, alors c’est vraiment une région intéressante démographiquement» conclue, Mme St-Amour.

Santé

Près de 40 % des ados passent 11 heures et plus devant un écran [VIDÉO]

Près de 40 % des jeunes Québécois âgés de 13 et 17 ans passent 11 heures et plus par semaine devant un écran, excédant ainsi le temps recommandé par les experts, révèle une enquête dévoilée mercredi par le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO).

Quatre-vingt-seize pour cent des jeunes âgés de 6 à 17 ans sont des utilisateurs d’appareils électroniques, selon l’enquête «NETendances 2019 — La famille numérique». Les trois quarts d’entre eux ont accès à plus d’un appareil électronique; leurs préférences vont à la tablette (66 %), à l’ordinateur (64 %), au téléphone intelligent (60 %) et à la console de jeux (58 %). Les jeunes de 13 à 17 ans qui fréquentent l’école secondaire semblent être de plus grands utilisateurs que les jeunes de 6 à 12 ans. La moitié des plus jeunes utiliseraient un téléphone intelligent, comparativement à 75 % des plus vieux.

Quatre-vingt-six pour cent des jeunes de 6 à 17 ans écouteraient des vidéos sur YouTube, selon leurs parents. Plus de la moitié des jeunes de ce groupe d’âge navigueraient sur internet à des fins scolaires, visiteraient des sites Web de nature éducative, visionneraient des films ou des séries en ligne, visiteraient des sites de divertissement ou procéderaient à l’écoute et/ou au téléchargement de musique en ligne.

Les adolescents âgés de 13 à 17 ans sont proportionnellement plus nombreux à pratiquer ces activités, à l’exception de la visite de sites éducatifs. Trente-huit points de pourcentage séparent aussi les plus jeunes des plus vieux concernant les activités de communication, notamment l’envoi de textos.

Soixante-dix pour cent des jeunes de 6 à 17 ans consacrent dix heures ou moins chaque semaine aux appareils électroniques ou à la navigation en ligne, selon l’enquête. Toutefois, ce sont 39 % des 13-17 ans qui y consacrent 11 heures par semaine ou plus; 26 % d’entre eux excèdent le maximum de deux heures par jour recommandé par les experts.

On constate aussi un écart entre les garçons et les filles. Qu’il s’agisse de l’utilisation de plus d’un appareil électronique, d’une console de jeux, d’un ordinateur ou d’un assistant vocal, les garçons sont systématiquement plus nombreux que les filles. Dix-neuf pour cent des garçons utilisent internet plus de 15 heures par semaine, contre 13 % des filles.

Plus de 80 % des jeunes de 13 à 17 ans ont enfin une présence sur les réseaux sociaux, contre 42 % des 6-12 ans.

Actualités

De plus en plus de chiens et de chats au Québec, mais moins qu’au Canada [VIDÉO]

Le Québec compte maintenant plus de trois millions de chats et de chiens et ces animaux domestiques sont présents dans la moitié des ménages, selon un sondage Léger publié mardi.

La proportion de ménages québécois possédant au minimum un chien à la maison est de 28 %; elle est de 31 % pour les chats. Néanmoins, selon l’Institut canadien de la santé animale, en 2018 au Canada, 41 % des foyers détenaient au moins un chien et 38 % au moins un chat, des proportions largement supérieures à celles observées au Québec.

Le sondage commandé par l’Association des médecins vétérinaires du Québec estime la population canine à environ 1,247 million. La population féline dans les foyers québécois est évaluée à environ 1,832 million.

L’enquête révèle aussi que c’est dans le groupe d’âge 18-34 ans que les chiens sont les plus populaires avec un taux de possession de 36 % suivi du groupe des 35-54 ans avec 33 %. En contrepartie, seulement 18 % des gens âgés de plus de 55 ans possèdent un chien.

Les 18-34 ans demeurent les plus susceptibles d’avoir un chat, à 42 %, suivi des 35-54 ans à 37 %. Comme pour les chiens, c’est chez les 55 ans et plus que les chats sont les moins présents avec 19 % des foyers.

Depuis 20 ans, le pourcentage de foyers québécois hébergeant au moins un chat ou un chien est passé de 42,6 % à 49 %.

Le sondage a été réalisé du 10 au 14 janvier auprès de 1003 Québécois adultes et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Pour l’ensemble des répondants, la marge d’erreur maximale est de plus ou moins 3,4 %, 19 fois sur 20.

Éducation

Santé mentale à l'Université d'Ottawa: manifestation devant le bureau du recteur [VIDÉO]

Après la mort d’un cinquième étudiant en moins d’un an à l’Université d’Ottawa, un groupe d’étudiants a décidé de se faire entendre mercredi en occupant le corridor menant au bureau du recteur, Jacques Frémont.

Selon une organisatrice de la manifestation, Laura O’Connor, M. Frémont est sorti de son bureau en matinée pour s’entretenir avec le groupe d’étudiants.

«C’était notre objectif, on voulait se faire entendre», explique Mme O’Connor qui ajoute que l’action se voulait pacifique et qu’ils ont respecté les consignes du service de sécurité de l’université.

L’étudiante indique avoir lancé l’invitation à cette manifestation en réaction au décès d’un étudiant de l’Université d’Ottawa, plus tôt cette semaine. Elle et plusieurs autres membres de la communauté universitaire demandent des actions plus immédiates en matière de santé mentale sur le campus.

Société

Plus de 100 collectivités de l'Outaouais décodées

Qu'il s'agisse de l'espérance de vie, du prix des logements, des revenus, de la place des immigrants ou encore de la scolarité, le plus récent Portrait des communautés de l'Outaouais lève le voile sur les spécificités d'une centaine de collectivités de la région. Un outil qui était fort attendu par les décideurs.

Vaste projet mené par l'Observatoire du développement de l'Outaouais (ODO), la deuxième version du portrait régional des communautés permet de suivre l'évolution des particularités de 109 petits territoires au cours de la dernière décennie.

Dévoilée en grande pompe mardi à l'UQO, la nouvelle édition peut se targuer d'avoir été grandement attendue par les décideurs locaux, entre autres par les municipalités et les gestionnaires du réseau de la santé.

La directeur de l'ODO, Mario Gauthier, affirme qu'avec les données du Portrait des communautés de l'Outaouais, les décideurs peuvent établir «des stratégies de développement qui s'appuient sur une bonne connaissance» des enjeux de chaque territoire.

«Grâce au portrait, on peut aller où il y a un vrai besoin, où sont les citoyens qui ont le plus besoin d'aide, où il y a de la solitude, où il y a de la pauvreté, où il y a des problèmes en transports, a pour sa part souligné dans une vidéo promotionnelle le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Ça fait que pour moi, ce que ça fait, c'est qu'on prend carrément des meilleures décisions.»

Société

Les graves conséquences de la cyberintimidation sur les ados

MONTRÉAL — Les adolescents qui ont été victimes de cyberintimidation sont 2 à 4 fois plus à risque d'avoir des idées suicidaires au cours de l'année qui a suivi les insultes ou les rumeurs dégradantes à leur sujet sur les réseaux sociaux, révèle une étude réalisée sur de jeunes Québécois.

Il ressort aussi de cette recherche que cette association entre la cyberintimidation et les idées suicidaires ne persiste pas dans le temps.

Actualités

Propos disgracieux envers une jeune hockeyeuse autochtone

C’est dans le but de vouloir réellement changer les choses et de le faire de façon positive qu’Evie-Liane Petiquay a choisi de témoigner à visage découvert de la situation de racisme qu’elle subit depuis trop longtemps en tant que joueuse de hockey.

La mère de la jeune fille, Nancy Jean-Pierre, a d’abord informé Le Quotidien de la situation. Ne voulant pas causer de tort à personne et par peur de représailles, la mère avait alors demandé de pouvoir témoigner de façon anonyme.

Environnement

Le gouvernement fédéral veut bannir le plastique à usage unique en 2021

OTTAWA — Le gouvernement fédéral compte interdire les articles en plastique à usage unique dès l'an prochain, a annoncé le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, jeudi, dans la foulée de la publication d'un rapport gouvernemental concluant que la pollution par le plastique est devenue un problème environnemental majeur à l'échelle mondiale.

«On se dirige vers une interdiction des plastiques à usage unique qui sont néfastes. On l'interdira en 2021», a lancé Jonathan Wilkinson.

En juin, le premier ministre Justin Trudeau avait fait part de l'intention de son gouvernement d'éliminer des objets de plastique à usage unique tels les sacs d'épicerie, les couvercles pour le café, les pailles et les bouteilles. Il avait affirmé que le gouvernement mènerait des recherches pour déterminer le meilleur plan d'action, fondé sur des preuves scientifiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.

L'ébauche d'évaluation scientifique de la pollution plastique a été rendue publique jeudi. La population pourra la consulter et la commenter jusqu'au 1er avril.

Selon cette ébauche, il a été estimé qu'au Canada, «une proportion de 1 % des déchets plastiques pénètre dans l'environnement, ce qui représentait une pollution plastique de 29 000 tonnes en 2016». Ce total équivaut à 2,3 milliards de bouteilles d'eau qui polluent les plages, les parcs, les cours d'eau. On retrouve même des particules de plastiques dans l'air.

Une grande partie de ces déchets sont visibles: ce sont les «macroplastiques» dont la taille est supérieure à 5 mm. Mais une part importante demeure invisible à l'oeil nu: il s'agit des «microplastiques» ou «microfibres» comme celles rejetées au cours du lavage de vêtements ou les microbilles rejetées dans les eaux usées. À l'échelle mondiale, «les autres sources terrestres de microplastiques sont les cosmétiques et produits de soins personnels, les textiles synthétiques et vêtements et le transport terrestre», notamment lié à l'usure des pneus.

Les oiseaux et les tortues

Les auteurs de l'ébauche écrivent que les données prouvent que les macroplastiques peuvent causer des dommages physiques aux animaux et nuire à leur habitat. On a retrouvé du plastique dans l'estomac d'oiseaux morts. L'ébauche rapporte de nombreux cas de baleines échouées dont l'estomac contenait des filets, des fils de pêche et des articles en plastique, comme des sacs. On cite aussi le cas d'une tortue émaciée flottant au large d'une plage floridienne. «Après le retrait de 74 corps étrangers (y compris des ballons en latex, de la ficelle, de la corde de nylon et des plastiques souples et durs) au moyen de lavements, la santé, l'appétit et le comportement de la tortue se sont améliorés», affirment les auteurs.

Les auteurs recommandent de plus amples études afin de vérifier si la pollution par les microplastiques a des effets néfastes sur les humains. Le gouvernement a mis de côté 2,2 millions $ pour financer des recherches sur les microplastiques.

Le ministre Wilkinson a déclaré que les données sur les macroplatisque sont assez concluantes pour aller de l'avant avec une interdiction.

«Les produits, c'est les choses comme les sacs et les pailles. Mais il y a les autres, probablement les (ustensiles). Mais nous avons plus de travail à faire pour compléter la liste», a-t-il déclaré en français lors d'un point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

La liste devrait être rendue publique au cours des prochains mois, a indiqué le ministre.

M. Wilkinson a mentionné qu'une période de répit sera accordée aux entreprises dépendantes de ces produits pour qu'elles puissent s'adapter à la nouvelle réalité, mais il demeure ferme sur un point: le gouvernement ne patientera pas pendant des années. «La population canadienne veut qu'on agisse rapidement. S'il y a une période de transition, celle-ci ne sera pas très longue.»

Lors du sommet des pays du G7 tenu en 2018 dans la région de Charlevoix, le Canada et quatre autres grandes économies ont signé une charte dans laquelle ils s'engagent, d'ici 2040, à ce que tout le plastique produit dans leur pays soit réutilisé, recyclé ou brûlé pour produire de l'énergie. Les États-Unis et le Japon se sont abstenus de la signer.

Actualités

Chaîne humaine contre une branche de l’Église de scientologie à Ottawa

Des étudiants de l’Université d’Ottawa ont fait une chaîne humaine mercredi autour du kiosque de la Commission des citoyens pour les droits de l’homme, un organisme associé à l’Église de scientologie, pour protester contre les vues de cette dernière en matière de santé mentale.

L’exposition intitulée La psychiatrie : une industrie de la mort « n’est pas seulement bouleversante pour les étudiants qui s’occupent de maladies mentales, mais elle est catégoriquement fausse dans ses affirmations », indique une lettre ouverte au recteur de l’Université, Jacques Frémont, incluse dans une pétition en ligne demandant que le kiosque soit retiré.

L’exposition est en place pour une semaine.

Un responsable du kiosque a indiqué à Radio-Canada qu’il acceptait la grogne des étudiants, mais a signalé que l’organisation a droit à la libre expression, comme les étudiants.

Société

Refuge à Vanier: l’Armée du Salut présente ses arguments au tribunal

Après une première semaine d’audiences à entendre les arguments des opposants au projet de refuge à Vanier, c’était au tour des avocats de l’Armée du Salut de faire entendre leurs témoins experts.

Le processus devant le Tribunal d’appel de l’aménagement local (TAAL) s’est poursuivi toute la semaine à l’hôtel de ville d’Ottawa. Contrairement à ce qu’on a pu entendre durant les premiers jours d’audiences — que le projet aurait un impact négatif sur le tissu social et économique de Vanier, notamment pour son importante communauté francophone —, les experts amenés à la barre par les avocats de l’Armée du Salut ont plutôt tenté de convaincre le juge que le refuge n’aurait non seulement pas l’impact catastrophique redouté par ses opposants, mais qu’il contribuerait à la revitalisation du chemin Montréal.

L’expert en sécurité retenu par l’organisme et ex-membre du Service de police d’Ottawa, William Van Ryswyk, a soutenu devant le TAAL que le vandalisme, la prostitution et les crimes liés aux stupéfiants sont plus fréquents à Vanier, mais il espère que le projet de l’Armée du Salut « contribuera à diminuer le taux de criminalité chez les gens qui vivent déjà dans la rue dans ce quartier ».

M. Van Ryswyk a également affirmé que le design du bâtiment est conforme à l’approche Prévention du crime par l’aménagement du milieu (PCAM) qui, lorsque bien appliqué, conduit à une diminution de l’activité criminelle, soutient ce consultant en sécurité.

Le TAAL a également entendu l’expert en urbanisme Miguel Tremblay qui a soutenu que le projet est compatible avec les principaux objectifs du plan secondaire de la Ville d’Ottawa pour le chemin Montréal, soit d’améliorer l’apparence des édifices sur cette artère principale et même l’ajout d’œuvres d’art qui reflètent l’histoire de Vanier.

M. Tremblay a souligné durant son témoignage que l’Armée du Salut compte intégrer à son projet une murale qui rend hommage à la communauté francophone de Vanier.

En entrevue avec Le Droit, le directeur général du Centre Booth de l’organisme qui doit déménager à Vanier, Marc Provost, dit qu’il demeure confiant que sa cause est juste et que ses avocats réussiront à convaincre le TAAL que le projet de refuge tout a été bien fait pour que le projet de refuge soit approuvé par le conseil municipal d’Ottawa.

« Je fais pleinement confiance au processus », soutient M. Provost.

Société

Gîte Ami: la période des grands froids inquiète

De 25 à 50 personnes pourraient être à la recherche d’hébergement d’urgence lorsque la période des grands froids se fera ressentir à Gatineau, croit Pierre Ricard-Desjardins, l’un des administrateurs du Gîte Ami.

Frappé par un incendie la veille du Jour de l’An et par des actes de vandalisme dans la nuit de jeudi à vendredi, le Gîte Ami a été forcé de déménager temporairement dans les locaux du Centre communautaire Fontaine, sur la rue Charlevoix, à Hull.

À LIRE AUSSI: Gîte Ami: après l'incendie, des actes de vandalisme

> Gatineau offre un local temporaire au Gîte Ami

>> «Le plan de match de la rue», la chronique de Denis Gratton

« Ce qui nous fait peur, indique M. Ricard-Desjardins, c’est que les grands froids vont commencer à s’installer tranquillement et là, il va y avoir plus de gens qui vont se chercher un abri. Ça va mettre une pression supplémentaire sur la Soupe populaire parce que nous, on ne sera pas en mesure de déborder. »

En effet, les locaux prêtés au Gîte Ami sont « très étroits », affirme M. Ricard-Desjardins.

« Ça peut causer certains problèmes comme des conflits entre les individus, explique-t-il. Quand on a 60 personnes qui sont entassées dans un petit local comme ça, c’est certain qu’il peut y avoir des situations par exemple de violence ou de vol qu’on doit gérer. »

Questionné à savoir pendant combien de temps les équipes du Gîte Ami pourront continuer d’assurer le service au Centre communautaire Fontaine, M. Ricard-Desjardins souligne que la Ville de Gatineau « ne nous a pas fixé d’échéance de temps ».

« Je pense que ça va prendre au moins jusqu’à la fin du mois de février avant qu’on soit relocalisé », ajoute-t-il.

Toutefois, cette période de relocalisation pourrait s’étirer alors qu’on apprenait dimanche que les dommages subis au Gîte Ami seraient plus importants que prévu.

« C’est très préliminaire, mais on a appris qu’on ne pourrait probablement pas redémarrer les chauffe-eau parce qu’il y aurait eu des dommages au système d’évacuation des gaz, précise M. Ricard-Desjardins. Il y aurait eu des dommages causés lorsque le feu se serait engouffré dans des conduites. Il semblerait qu’il y ait des dommages à l’intérieur causés soit par la chaleur ou par le feu qui aurait voyagé dans les conduites. »

« Faudra attendre les rapports de divers experts avant d’en savoir plus, mais ça risque facilement de coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars pour effectuer tous les travaux de réparation », laisse-t-il tomber.

Par ailleurs, M. Ricard-Desjardins souhaite remercier la population pour sa générosité.

« On a reçu beaucoup de dons en nourriture et en vêtement, dit-il. Ça fait chaud au cœur. On a aussi été approché par des organisations du secteur privé par exemple qui nous demande ce qu’ils pourraient faire pour nous aider. Il n’y a rien de confirmé pour l’instant, mais c’est rassurant de voir que des institutions et des entreprises ont de l’intérêt pour nous. Ce qui nous manque, c’est surtout des dons en argent pour faire face aux coûts de réparation parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer avec les assurances. »

Le Gîte Ami recherche également des bénévoles supplémentaires pour assurer son service, particulièrement les fins de semaine.

« Si par exemple il y a des gens qui sont à la retraite et qui ont de l’expérience comme cuisinier ou comme travailleur social, ça nous aiderait énormément », concède M. Ricard-Desjardins.

Actualités

Les jeunes peu sensibles aux risques du pot au volant

OTTAWA — Un quart des jeunes Canadiens âgés de 18 à 34 ans auraient déjà conduit après avoir consommé du cannabis ou été passagers auprès d’un conducteur aux facultés affaiblies par le cannabis.

Cette donnée inquiétante est contenue dans une nouvelle enquête publiée vendredi par l’Association canadienne des automobilistes (CAA) qui croit nécessaire d’accroître la sensibilisation du public à ce sujet.

D’après cette même enquête, 86 % des jeunes Canadiens reconnaissent qu’il est important de prévoir d’autres moyens de rentrer à la maison lorsqu’ils consomment de l’alcool, mais 70 % d’entre eux croient en l’importance d’en faire autant quand ils prennent du cannabis.

Jeff Walker, gestionnaire stratégique principal de la CAA, observe que les résultats de cette enquête sur les attitudes et perceptions révèlent un manque de sensibilisation. Il affirme que certains jeunes sont encore portés à penser que le cannabis n’altère en rien leurs facultés de conduite.

M. Walker rappelle que même si les effets du cannabis et de l’alcool sur la conduite diffèrent, les réflexes s’en trouvent ralentis dans les deux cas, ce qui risque d’entraîner des accidents, voire des décès.

«Si vous consommez du cannabis pendant les Fêtes, ne conduisez pas. Prévoyez d’autres moyens de rentrer chez vous, comme vous le feriez pour l’alcool», fait valoir M. Walker.

Un peu plus du cinquième de tous les répondants au sondage en ligne ont déclaré qu’ils avaient déjà conduit après avoir consommé du cannabis ou été passagers auprès d’un conducteur aux facultés affaiblies par le cannabis.

Les résultats sont similaires à ceux d’un sondage fédéral effectué il y a un peu plus de deux ans, avant que les libéraux de Justin Trudeau légalisent le cannabis et lancent des campagnes de sensibilisation sur les dangers de la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue.

Avant la légalisation de l’année dernière, le sondage fédéral révélait qu’un peu plus du quart — 28 % — des répondants disaient avoir conduit un véhicule sous l’influence du cannabis.

Plus d’un tiers des personnes interrogées dans la même enquête indiquaient avoir été un passager dans une voiture où le conducteur avait fait usage du cannabis.

Parmi les répondants à l’enquête fédérale qui avaient dit avoir conduit après avoir fait usage du cannabis, 17 % estimaient que conduire après avoir consommé du cannabis ne posait aucun risque.

Dans l’enquête, 15 % des répondants ont déclaré qu’un conducteur qui avait consommé du cannabis était aussi à l’aise au volant ou même encore mieux disposé à conduire.

Cette enquête repose sur un sondage Léger qui a été mené du 27 novembre au 4 décembre auprès de 1517 Canadiens. Un échantillon probabiliste de même taille aurait conduit à une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.

Environnement

L’arbre de Noël peut profiter à d’autres espèces si on le dépose dans la cour

Plutôt que d’envoyer son arbre de Noël au dépotoir ou à la déchiqueteuse, Conservation de la nature Canada (CNC) suggère de le déposer simplement dans son arrière-cour pour en faire profiter les espèces qui nous entourent.

Dan Kraus, biologiste principal à l’organisme sans but lucratif CNC, souligne que l’arbre pourrait notamment servir d’abri pour les oiseaux pendant les mois d’hiver, en particulier lors des nuits froides et des tempêtes.

Il suggère de le poser près d’un autre arbre, contre une clôture ou simplement à même le sol dans son jardin.

Pour les plus imaginatifs, CNC propose de le transformer «en une mangeoire ornée de cônes de pin recouverts de beurre d’arachides, de guirlandes d’arachides et de suif».

Une fois qu’il aura perdu la plupart de ses aiguilles, il sera possible de couper les branches pour les disposer là où pousseront les fleurs printanières, et de déposer le tronc ailleurs, à même le sol.

Selon Dan Kraus, l’été venu, l’arbre deviendra un habitat naturel, protégera les fleurs sauvages, retiendra l’humidité et contribuera à enrichir le sol, comme le font les branches et arbres morts dans la forêt.

Des insectes, dont des pollinisateurs comme l’abeille charpentière, pourront s’y creuser un abri.

«À l’automne, les branches et le tronc de votre arbre commenceront à retourner à la terre. Bon nombre de nos arbres de Noël, en particulier les épinettes et sapins baumiers, sont très peu résistants à la pourriture et se dégradent rapidement lorsqu’ils sont exposés aux éléments. Plus les branches coupées et le tronc sont en contact avec le sol, plus vite ils se décomposeront», souligne M. Kraus dans le communiqué publié par l’organisme.

Au canal Rideau

De son côté, la Commission de la capitale nationale (CCN) utilise les sapins de Noël pour sa patinoire du canal Rideau. Les arbres sont disposés à certains endroits sur la longueur de la patinoire et servent à embellir la patinoire et à bloquer le vent près des cabanes pour chausser les patins et des concessions de nourriture. 

Chaque saison, de 1200 à 1500 sapins environ sont récupérés par la CCN pour la patinoire du canal. Les arbres sont enlevés à la fin de la saison, puis ils sont déchiquetés et servent de paillis pour les parcs et jardins.

Les gens peuvent disposer de leur sapin en les apportant au point de dépôt situé dans le terrain de stationnement situé sur la promenade Colonel By, à l’ouest du pont de l’avenue Bronson.

À noter que la patinoire du canal Rideau n’est toujours pas ouverte.

Avec Charles-Antoine Gagnon, Le Droit

Actualités

Statistique Canada jongle avec un nouveau calcul du «seuil de pauvreté»

OTTAWA — Statistique Canada jongle avec une révision du mode de calcul du seuil de pauvreté utilisé par le gouvernement fédéral, qui pourrait se traduire par un plus grand nombre de Canadiens vivant sous le seuil de faible revenu.

La dernière mise à jour de cette mesure canadienne, en 2008, avait rehaussé le seuil de sécurité financière utilisé pour définir le «faible revenu»: les taux de pauvreté au Canada avaient alors augmenté de 2,2%. Des experts croient que l’intention de Statistique Canada de modifier la «mesure fondée sur un panier de consommation», au début de l’an prochain, pourrait entraîner une hausse similaire des taux de pauvreté au pays.

Cette mesure calcule le minimum qu’une personne ou une famille devrait gagner afin de payer un panier de biens et services nécessaires pour un niveau de vie «modeste» ou «de base». Les libéraux ont adopté cette mesure comme seuil de pauvreté officiel du pays l’an dernier et ont prévu 12 millions $ sur cinq ans pour mettre à jour ce fameux panier de consommation, qui n’inclut pas actuellement certaines dépenses, par exemple les services sans fil.

En juillet, le ministère de l’Emploi et du Développement social et son titulaire de l’époque avaient été informés que des responsables fédéraux décideraient «des mesures à prendre» concernant les recommandations de Statistique Canada, y compris les changements qui devraient être mis en oeuvre et ceux qui devraient faire l’objet de plus de recherche. Un rapport final de Statistique Canada est attendu en février.

La Presse canadienne a obtenu des copies des notes internes, en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. On apprend que Statistique Canada a publié des rapports décrivant les mises à jour possibles du coût et des articles à mettre dans le panier de biens et services, ainsi que les seuils de «revenu disponible» — le revenu qu’une famille a à sa disposition après les impôts et les diverses retenues à la source.

Nourriture, transport et logement

Statistique Canada propose aussi de prendre en compte les changements apportés au Guide alimentaire canadien dans le coût des aliments, et de mettre à jour les coûts de transport pour refléter les résultats du recensement selon lesquels certains salariés à faible revenu prennent le transport en commun alors que d’autres utilisent leur voiture. L’agence fédérale a également suggéré que lors du calcul, les propriétaires d’une maison avec hypothèque et les personnes vivant dans un logement subventionné soient mis sur un «meilleur pied d’égalité» avec les locataires de logement.

Garima Talwar Kapoor, directrice des politiques et de la recherche à la fondation Maytree, qui lutte contre la pauvreté, rappelle que le coût du logement, par exemple, a augmenté plus rapidement que les revenus au cours des 10 dernières années, ce qui pourrait faire augmenter le pourcentage de Canadiens vivant dans la pauvreté. Elle soutient d’ailleurs qu’un effet similaire s’était produit lors de la mise à jour de 2008 — les coûts avaient augmenté plus rapidement que les revenus.

Les libéraux ont affirmé que sous leur gouverne, plus de 800 000 personnes, dont quelque 280 000 enfants, avaient été sorties de la pauvreté et que les taux avaient chuté d’environ 20% par rapport à leur niveau de 2015.

Iglika Ivanova, économiste principale au Centre canadien de politiques alternatives, ne croit pas qu’un nouveau seuil fera grimper dramatiquement ces taux de pauvreté au Canada. Les changements pourraient toutefois tirer sous le seuil ceux qui sont présentement juste au-dessus, même si leur situation n’a pas vraiment changé, croit Mme Ivanova.

L’économiste estime qu’il est important de mettre à jour ces calculs, parce que les gouvernements pourraient faire dire à ces chiffres «qu’ils en ont fait assez» pour lutter contre la pauvreté.

Société

Animaux de compagnie comme cadeau de Noël: l’éducation et la préparation avant tout

Offrir un animal de compagnie en cadeau : bonne intention, mauvaise idée. C’est le message que propagent depuis longtemps les organismes voués à la protection des animaux. Or, la solution pour éviter que de nombreux chiens et chats soient retournés à la fourrière quelques mois après leur adoption se trouverait davantage dans l’éducation et la préparation.

C’est du moins ce qu’en pense le directeur adjoint de la SPCA de l’Outaouais, Maxime Daigle. À son arrivée au sein de l’organisme il y a quatre ans, ce dernier s’attendait à ce que davantage d’animaux soient renvoyés à l’adoption après la période des Fêtes. Pourtant, c’est un phénomène qui n’en était pas vraiment un, a-t-il remarqué.

Actualités

Les Petits Frères s'activent pour rompre la solitude des aînés seuls à Noël

Fidèles à leur tradition, les Petits Frères se mobilisent encore pendant cette période des Fêtes pour rompre la solitude de ceux qu'ils appellent leurs «Grands Amis».

Au Québec, ce sont près de 1100 bénévoles qui ont choisi cette année de souligner Noël en compagnie de personnes seules de grand âge. Le 24 décembre, ils iront à la rencontre de ceux qui ne peuvent pas se déplacer pour leur remettre des paniers-cadeaux, que ce soit à leur domicile, dans des résidences pour aînés, en CHSLD, voire même à l'hôpital. Puis le jour même de Noël, les aînés les plus ragaillardis prendront part à une quinzaine de grandes réceptions un peu partout au Québec. À Montréal, pas moins de 450 convives sont attendus pour le traditionnel dîner de Noël, qui en est à sa 34e année.

La directrice générale de l'organisme, Caroline Sauriol, explique que les Petits Frères concentrent leurs efforts sur les personnes âgées de 75 ans et plus, qui traversent souvent une période de transition au cours de laquelle ils perdent des êtres chers, de même que certaines de leurs capacités.

«Notre passion, c'est de dénicher ces personnes qui se replient sur elles-mêmes et de leur dire que ces années-là qui leur restent, même s'il y a des difficultés qui s'en viennent, elles peuvent être agréables, heureuses, chaleureuses et qu'on va être avec eux pour toute cette période de la vie», expose-t-elle.

Les «Grands Amis» comptent présentement 17 centenaires dans leurs rangs, où la moyenne d'âge est de 85 ans. Leur accompagnement se fait surtout par jumelage avec des bénévoles, et ce, à longueur d'année.

«Pour changer la vie d'une personne isolée, il ne s'agit pas juste d'aller la voir une fois. Il n'est pas question de la désennuyer. Il faut qu'on ait un lien avec elle. Il faut qu'elle sente qu'elle compte pour quelqu'un», fait valoir Mme Sauriol.

«C'est ça qui redonne à cette personne une place dans le monde. Quand les gens disent: "Le bon Dieu m'a oublié" ou "Si je meurs, personne ne va s'en rendre compte", poursuit-elle. C'est effroyable ce sentiment. C'est comme si notre vie était finie avant l'heure.»

Le travail des bénévoles revêt selon elle une importance particulière à ce moment-ci de l'année. «Quand on arrive dans la période des Fêtes, la solitude et l'isolement, c'est absolument cruel. Ce sont vraiment des fêtes dans lesquelles on célèbre la famille. Les gens qui sont seuls voient bien les annonces à la télé et toutes les personnes qui les entourent sont dans un mode de festivités.»

Caroline Sauriol souligne que les bénévoles sont souvent de jeunes retraités qui commencent à «se questionner sur la vieillesse quand eux-mêmes voient ça poindre à l'horizon». D'autres ont transformé leur engagement de longue date en une véritable tradition familiale. Mme Sauriol cite en exemple un bénévole qui s'impliquait auprès des Petits Frères en compagnie de sa mère et qui continue à porter le flambeau maintenant que celle-ci n'a plus la forme.

En entrevue avec La Presse canadienne, la directrice générale des Petits Frères a tenu à saluer la générosité des bénévoles, mais aussi du grand public qui assure la majeure partie du financement de l'organisme par ses dons. Les Petits Frères espèrent pouvoir se déployer au-delà des 11 régions administratives où ils sont présents à l'heure actuelle, tandis que le vieillissement de la population est une tendance qui s'observera pour encore plusieurs décennies. L'Institut de la Statistique du Québec dénombre présentement près de 700 000 Québécois âgés de 75 ans et plus.

Actualités

L’analyse des genres en voie de transformer le gouvernement

La Gendarmerie royale du Canada a remarqué dans ses rangs une plus grande tendance à vouloir gravir les échelons chez les hommes que les chez les femmes.

Mais une analyse comparative entre les sexes de son processus de sélection a révélé un problème : le corps policier n’acceptait les demandes de promotion qu’en septembre, en même temps que le début de l’année scolaire, ce qui compliquait la tâche de certains parents souhaitant postuler.

Santé

Ottawa va interdire la publicité sur le vapotage ciblant les jeunes

OTTAWA — Santé Canada propose, comme l’a fait le Québec, d’interdire la publicité des produits de vapotage là où les jeunes peuvent la voir, afin de freiner l’augmentation de la consommation de cigarettes électroniques chez les mineurs. Des mesures qui se seraient révélées peu efficaces jusqu’ici au Québec.

La ministre Patty Hajdu a présenté jeudi de nouvelles règles fédérales qui interdiraient la promotion du vapotage dans les magasins spécialisés, les commerces et les plateformes en ligne fréquentés par les jeunes. Mme Hajdu a également annoncé que les emballages des produits de vapotage devraient comporter des avertissements de santé publique et être « à l’épreuve des enfants ». Ottawa prévoit également de limiter la teneur en nicotine des liquides de vapotage afin de réduire le risque d’empoisonnement en cas de consommation accidentelle par un enfant.

Le gouvernement fédéral a tenu des consultations cette année sur les mesures visant à restreindre la publicité pour les cigarettes électroniques, face aux données de plus en plus nombreuses qui démontrent que le vapotage connaît une popularité croissante chez les adolescents. Selon l’Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues chez les étudiants en 2018-2019, les taux de consommation de cigarettes électroniques chez les élèves du secondaire ont doublé depuis 2016-2017.

Les mesures sur la promotion des produits de vapotage proposées jeudi par le gouvernement fédéral existent essentiellement au Québec depuis 2016, rappelait jeudi la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac. Or, « dans le contexte actuel, elles n’ont pas été suffisantes pour empêcher l’augmentation continuelle du vapotage chez les adolescents québécois ».

«Au lieu de simplement niveler les mesures fédérales à ce qui existe au Québec, pourquoi ne pas proposer des restrictions plus fortes et plus efficaces que celles qui se sont déjà avérées impuissantes pour freiner l’augmentation du vapotage chez les jeunes ?», demande Flory Doucas, codirectrice et porte-parole de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac. « Des restrictions urgentes sur les saveurs et sur la concentration de nicotine étaient de mise il y a déjà très longtemps, et il n’y a toujours pas d’engagement ferme du fédéral pour mettre en place de telles mesures dans un échéancier spécifique et rapide.

«La standardisation des produits de vapotage et de leurs emballages ainsi que des taxes spécifiques sur les produits eux-mêmes visant à contrecarrer les stratégies de bas prix sont elles aussi nécessaires», a-t-elle ajouté.