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Le Canada glisse au neuvième rang de l’indice du bonheur de l’ONU [VIDÉO]

Le Canada deviendrait-il un pays moins heureux?

Le World Happiness Report 2019, produit par l’ONU, indique que le pays est passé de la septième à la neuvième place dans son classement des pays où les gens sont le plus heureux.

La Finlande occupe le premier rang pour une deuxième année consécutive, les chercheurs affirmant que le petit pays nordique a réussi à inventer une recette du bonheur qui ne dépend pas uniquement de la vigueur économique.

Le rapport classe 156 pays selon le niveau de bonheur perçu par leurs citoyens. Il s’appuie sur des facteurs incluant l’économie, l’espérance de vie, le filet social et la liberté de faire ses propres choix.

L’indice, publié mercredi, révèle que les pays nordiques ont un taux de bonheur particulièrement élevé, puisque le Danemark, la Norvège et l’Islande occupent respectivement les deuxième, troisième et quatrième rangs.

Les États-Unis sont quant à eux passés de la 18e à la 19e place.

Au cours des 10 dernières années, c’est au Venezuela - actuellement en 108e place - que le niveau de bonheur a le plus baissé.

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Les 10 pays les plus heureux

1. Finlande

2. Danemark

3. Norvège

4. Islande

5. Pays-Bas

6. Suisse

7. Suède

8. Nouvelle-Zélande

9. Canada

10. Autriche

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Violence conjugale: les maisons d’hébergement contraintes de refuser des femmes

Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale débordent. Chaque mois, des femmes ne peuvent y trouver refuge, faute de place. Seulement à La Chambrée de Jonquière, en février, le taux d’occupation était de 111 %. Et si l’organisme a accueilli 58 femmes et 20 enfants durant l’année 2018, la direction s’est vue dans l’obligation de refuser 73 femmes et leurs 44 enfants, au cours de la même période.

« Les refus en maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, c’est vraiment un problème. Chaque femme à qui nous devons dire non est dirigée vers d’autres organisations, mais la réalité est la même dans plusieurs maisons d’hébergement », a indiqué la directrice de La Chambrée, Martine Dallaire. Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes ont d’ailleurs sonné l’alarme, récemment, à propos de ces refus qui s’additionnent. Seulement à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, qui regroupe 36 maisons à travers le Québec, dont trois au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 10 000 demandes d’hébergement ont été refusées l’an dernier.

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Congé parental: une nouvelle mesure entre en vigueur

OTTAWA — Un plus grand nombre de familles que prévu ont profité de la possibilité de prolonger le congé parental pendant une période de 18 mois.

Depuis décembre 2017, plus de 32 000 parents se sont prévalus de cette option; le gouvernement fédéral avait prévu qu’il y en aurait 20 000 par année.

Une nouvelle mesure est entrée en vigueur dimanche. Les parents dont l’enfant est né ou leur a été confié en vue d’une adoption peuvent être admissibles à la Prestation parentale partagée.

Les parents bénéficieront de cinq semaines supplémentaires s’ils optent pour le congé parental traditionnel de 12 mois ou de huit semaines dans le cadre de la nouvelle option de 18 mois, à condition que le couple accepte de se partager le temps nécessaire pour s’occuper d’un nouvel enfant.

Cette option ne sera disponible que pour les parents admissibles à des prestations d’assurance-emploi, ce qui, selon certains experts, pourrait constituer un obstacle pour les parents qui ne travaillent pas ou ne peuvent pas travailler suffisamment pour respecter le nombre minimal d’heures travaillées.

Au cours des 12 prochains mois, les autorités fédérales s’attendent à ce que 97 000 familles profitent de ces mesures, conçues pour encourager les parents à prendre plus de temps pour s’occuper d’un nouveau-né et permettre aux mères de réintégrer le marché du travail plus rapidement.

Pas moins de 85 % des demandes de congé parental sont réclamés par des femmes.

Le Québec a son propre programme depuis 2006. Le nombre de participants a augmenté de façon constante au fil du temps. En 2017, environ 81 % des conjoints ou partenaires au Québec étaient restés à la maison pour s’occuper d’un nouvel enfant, comparativement à 12 % dans le reste du pays.

Le système de congés parentaux au Québec offre aux nouveaux pères un maximum de cinq semaines de congés payés, représentant jusqu’à 70 % de leur revenu.

Le taux de la prestation fédérale est à 55 % de la rémunération moyenne hebdomadaire assurable du prestataire, jusqu’à concurrence d’un montant maximal pour ceux qui choisissent un congé de 12 mois. Elle tombe à 33 % pour ceux qui optent pour un congé de 18 mois.

Société

Externats pour Autochtones: un projet de règlement conclu pour indemniser les élèves

Le gouvernement fédéral a conclu une entente de principe avec d’anciens élèves d’«externats indiens», qui prévoirait le versement d’une indemnisation de 10 000 $ à chaque survivant, a annoncé mardi la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

Les élèves qui ont subi des agressions physiques et sexuelles auraient également droit à une indemnité supplémentaire de 50 000 $ à 200 000 $, en fonction de la gravité des crimes.

Près de 200 000 enfants autochtones ont fréquenté plus de 700 externats gérés par le gouvernement fédéral dans les années 1920; beaucoup d’entre eux ont subi là-bas des traumatismes, et parfois des violences physiques et sexuelles. Les externats pour Autochtones fonctionnaient séparément des pensionnats, de triste réputation, et n’étaient pas inclus dans la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, approuvée en 2006.

La ministre Bennett a parlé de l’entente de principe comme d’une étape historique, ajoutant que le Canada s’était engagé à réparer les erreurs du passé dans un esprit de réconciliation.

Selon Mme Bennett, l’entente proposée permet de se rapprocher encore davantage d’une «résolution durable et importante pour les survivants», afin de tourner la page sur ce «chapitre sombre et tragique de l’histoire du Canada».

Le projet de règlement fait suite à des discussions entre le gouvernement et les parties impliquées dans une action collective intentée à l’origine en 2009 au nom des élèves autochtones et des familles de ceux qui avaient fréquenté les externats. Le représentant dans l’action collective, Garry McLean, est décédé d’un cancer il y a environ un mois.

«Nous sommes tous si tristes qu’il n’ait pas vécu ce jour», a déclaré mardi Mme Bennett, reconnaissant que son «courage» et son «plaidoyer» avaient ouvert la voie au règlement.

Une histoire méconnue

De nombreux Canadiens sont conscients de l’héritage tragique des pensionnats pour Autochtones, mais beaucoup ne connaissent toujours pas l’histoire des «externats indiens», a souligné la ministre Bennett.

«Même si les enfants qui fréquentaient les externats indiens quittaient l’école à la fin de la journée, de nombreux élèves ont été traumatisés et soumis à des agressions physiques et sexuelles de la part d’individus à qui l’on avait confié leurs soins», a-t-elle déploré. «En raison de la politique du gouvernement, les enfants se sont vu refuser la possibilité de parler leur langue et ont été forcés d’abandonner leur culture.»

Ces traumatismes continuent d’être transmis à des générations de familles et de communautés autochtones, a-t-elle ajouté.

Le tribunal examinera les commentaires formulés par les membres de l’action collective, les arguments de leurs avocats et du gouvernement afin de déterminer si l’entente de principe est équitable, raisonnable et dans le meilleur intérêt des membres du groupe, a indiqué la ministre.

«J’espère sincèrement que ce sera le début d’un processus de guérison réussi pour toutes les personnes impliquées», a-t-elle conclu.

Actualités

Briser des mythes sur les téléphones intelligents

Les téléphones intelligents nous rendent-ils plus stupides? La question est accrocheuse; la réponse beaucoup plus complexe. En prononçant une conférence sur cette question, Charles-Antoine Barbeau-Meunier, étudiant à la faculté de médecine de l’UdeS, s’intéresse aux mythes et aux réalités de l’impact du numérique sur notre cerveau.

L’étudiant se penchera sur la question mardi, lors d’une soirée consacrée à la dépendance à l’ère du numérique, dans le cadre de la Semaine du cerveau.

Santé

Perte de poids et image corporelle: attention aux réseaux sociaux

MONTRÉAL — Les filles et les jeunes femmes qui se tournent vers les réseaux sociaux pour les aider avec leurs problèmes de poids ou d’image corporelle ont intérêt à faire preuve de prudence, puisqu’aucune étude n’a encore démontré que de telles interventions puissent être efficaces et qu’il peut même s’agir d’une lame à double tranchant, prévient une étude réalisée à l’Université Laval.

La professeure Sophie Desroches, de l’École de nutrition, et la doctorante en nutrition Audrée-Anne Dumas ont constaté que les médias sociaux ont surtout un effet négatif sur l’image corporelle des femmes, même si en théorie ils représentent une plateforme intéressante pour obtenir des informations ou du soutien.

Chez les adolescentes, a expliqué l’université, le fait d’y consacrer plus de deux heures par jour est associé à un risque plus élevé d’insatisfaction par rapport à son poids et à un désir plus grand de perdre du poids.

Une fréquentation assidue des médias sociaux est aussi associée à une plus grande préoccupation par rapport à la minceur. La propension à idéaliser la minceur et à se comparer aux autres exacerbe les effets négatifs des réseaux sociaux.

«Grosso modo, ce qu’on peut voir c’est que l’utilisation des réseaux sociaux serait un petit peu plus délétère, soit neutre ou délétère, en ce qui concerne l’image corporelle chez les femmes», a dit Mme Dumas.

Chez les femmes adultes, les échanges sur l’alimentation et l’activité physique sur les médias sociaux semblent avoir plus d’influence que les échanges faits de vive voix sur les mêmes sujets avec des proches. «L’opinion des pairs de la communauté virtuelle semble avoir beaucoup d’importance», a constaté Sophie Desroches par voie de communiqué.

On peut aussi se demander si les réseaux sociaux sont responsables des problèmes d’image corporelle des adolescentes ou des jeunes femmes, ou bien si celles qui ont d’emblée des problèmes seront plus attirées par les plateformes sociales.

«L’équation ne serait pas aussi simple que ''j’utilise les réseaux sociaux, j’ai une mauvaise image corporelle''», a prévenu Audrée-Anne Dumas. Ce serait plutôt le type d’activité pratiqué sur les réseaux sociaux. Si ce sont des activités comme publier des photos de soi, arranger des photos, c’est très axé sur l’image et ça aurait un effet différent que simplement consulter un fil d’actualité Facebook.»

«Il y a aussi différents traits de personnalité qui nous mettraient plus à risques, comme se comparer aux autres ou valoriser la maigreur», a-t-elle ajouté.

Cela étant dit, il est encore trop tôt pour trancher quant à l’utilité des médias sociaux pour perdre du poids et améliorer son image corporelle. Facebook semble avoir un certain potentiel comme outil d’intervention, a dit Mme Dumas, mais on ne peut vraiment pas conclure que ce serait efficace pour perdre du poids chez les femmes.

Règle générale, donc, la prudence reste de mise.

«Ça peut être une plateforme très valorisante, si je suis dans une démarche de perte de poids (...) ça peut être valorisant, ça peut être rassurant de voir d’autres gens, on est dans le même processus ensemble, ça peut être très motivant, mais ça peut aussi motiver dans le mauvais sens si on a des comportements plus à risque», a prévenu la chercheure.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Current Obesity Reports.

Société

Le nombre de personnes vivant seules est en hausse constante au Canada

MONTRÉAL - La solitude gagne du terrain et change de visage au Canada.

Selon les données rendues publiques par Statistique Canada, mercredi, plus du quart des ménages canadiens (28 pour cent) ne comptaient qu’une seule personne en 2016, ce qui représente 4 millions de Canadiens.

Un des éléments qui en ressort est que le nombre d’hommes et le nombre de personnes a augmenté au fil des ans.

Ainsi, par exemple, la proportion des hommes vivant seuls a augmenté dans presque tous les groupes d’âge, particulièrement chez les 65 ans et plus. En 2016, les hommes représentaient 32 pour cent des personnes âgées vivant seules, comparativement à 23 pour cent en 1981, une progression que l’agence explique en grande partie par l’amélioration de l’espérance de vie des hommes ces dernières décennies.

Par contre, malgré le grand nombre de personnes âgées vivant seules, la croissance la plus rapide de cette situation a été constatée au sein des adultes de 35 à 64 ans, où la proportion de Canadiens vivant seuls est passée de 8 pour cent à 13 pour cent entre 1981 et 2016.

Dans ce dernier cas, ce sont les dissolutions d’unions - divorces et séparations - qui ont fait progresser la solitude. Ce mouvement vers les groupes plus jeunes a ainsi modifié le portrait chez les femmes alors que la proportion de veuves, qui représentaient le tiers des personnes vivant seules, a chuté à 22 pour cent, tandis que celle des femmes qui étaient séparées ou divorcées a bondi de 21 pour cent à 31 pour cent entre 1981 et 2016.

Couples chacun chez soi

En combinant les données d’enquêtes diverses, l’agence fédérale note une nouvelle réalité chez les personnes seules plus jeunes. Ainsi, le tiers des adultes de 20 à 34 ans qui vivaient seuls en 2017 entretenaient une relation de couple avec une personne résidant ailleurs.

En contrepartie, il peut s’agir d’un choix économique difficile, alors que la question des coûts des logements est devenue source de problème; Statistique Canada souligne que quatre personnes seules sur dix (41 pour cent) avaient en 2016 des coûts mensuels de logement considérés comme étant inabordables (c’est-à-dire qu’ils représentaient 30 pour cent ou plus de leur revenu mensuel moyen), comparativement à 17 pour cent pour les autres ménages de toutes catégories.

Solitude, santé et bonheur

Il ne fait aucun doute que la solitude a des effets importants sur la qualité de vie chez plusieurs Canadiens.

Parmi les questions traitées par les enquêtes de Statistique Canada, on note que les personnes vivant seules ont livré une autoévaluation plus faible de leur santé, de leur santé mentale et de leur satisfaction à l’égard de la vie que les personnes vivant avec d’autres personnes.

Cependant, l’agence précise que plusieurs autres facteurs - les relations familiales, les réseaux sociaux et les caractéristiques socioéconomiques - ont une influence directe sur les indicateurs comme la satisfaction à l’égard de la vie et l’état de santé autodéclaré.

Malgré tout, elle note que chez les adultes de 20 ans et plus qui vivaient seuls, 61 pour cent se sont déclarés satisfaits de leur vie, comparativement à 72 pour cent chez ceux qui vivaient avec d’autres personnes.

En contrepartie, l’écart est beaucoup plus faible chez les femmes âgées vivant seules, dont 72 pour cent ont déclaré des niveaux élevés de satisfaction à l’égard de la vie, comparativement à 78 pour cent des femmes âgées vivant avec d’autres personnes. Or, chez les hommes âgés, 62 pour cent de ceux vivant seuls ont déclaré être satisfaits de leur vie, comparativement à 76 pour cent de ceux qui vivaient avec d’autres personnes.

Âge et isolement social

Au-delà du fait de vivre seules, les personnes âgées peuvent aussi se retrouver seules en société.

La publication des données de Statistique Canada coïncide avec le lancement, mercredi, d’une vidéo de sensibilisation intitulée «Un aîné sur trois est à risque...».

Réalisée pour Le Collectif aînés isolement social ville de Québec, la vidéo porte sur l’âgisme comme facteur de risque de l’isolement social.

L’âgisme, une forme de discrimination basée sur l’âge, est un important frein à la participation sociale des aînés.

La vidéo présente des formes courantes d’âgisme, qui se manifeste notamment par une impatience ou une indifférence face aux aînés et qui les pousse souvent à se replier sur eux-mêmes.

Société

Google Maps informe sur la position des radars photo

EDMONTON — Les automobilistes qui utilisent l’application Google Maps seront dorénavant informés à l’approche d’un radar photo.

Le géant technologique américain est déploie actuellement cette fonctionnalité qui montrera aux automobilistes, sur la carte avant leur départ, où se trouvent les limites de vitesse et les radars, qu’ils soient fixes ou mobiles.

Ils recevront aussi un avertissement verbal à l’approche d’un radar fixe.

Un porte-parole de la police de Calgary, le sergent Joerg Gottschling, s’est réjoui de cette innovation. Il a expliqué que le radar pointe dans une seule direction, ce dont l’avertissement de Google Maps ne tiendra pas compte. Tous les automobilistes qui approchent du radar seront prévenus — et tous ralentiront.

Google a expliqué par courriel que les utilisateurs du système d’exploitation Android pourront aussi signaler la présence des caméras fixes ou mobiles.

Google n’a aucune intention de fusionner Google Maps et Waze, une application qui permet aux automobilistes de s’échanger des informations routières en temps réel.

Société

Moins d’enfants vivent dans la pauvreté, selon Statistique Canada

Moins de Canadiens vivent en deçà du seuil officiel de pauvreté qu’à n’importe quel moment dans la dernière décennie, révèle Statistique Canada.

L’organisme fédéral explique cette baisse par l’économie bouillonnante et l’allocation pour enfants du gouvernement libéral.

En 2017, l’année la plus récente disponible, 3,4 millions de Canadiens - ou 9,5 pour cent - vivaient en dessous du seuil de pauvreté établi par le gouvernement fédéral l’an dernier. Parmi ceux-ci, on compte 622 000 enfants, le plus bas niveau depuis 2006.

Les baisses successives enregistrées depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux en 2015 ont été notées dans la publication. Selon les nouvelles données, il y aurait 278 000 enfants de moins vivant sous le seuil de la pauvreté en 2017 - première année complète de prestations de la nouvelle allocation - par rapport à 2015.

Selon Statistique Canada, une augmentation de la valeur des prestations pour enfants, conjuguée à une augmentation des revenus, a mis davantage d’argent dans les poches des familles en 2017.

Les libéraux se sont réjouis de cette nouvelle, mardi.

«Ça démontre certainement qu’un programme qui est simple à gérer pour le gouvernement, simple pour les familles à recevoir et équitable pour tout le monde... est une bonne chose lorsqu’il est question pour les Canadiens de joindre les deux bouts», a constaté le ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos.

Les libéraux ont mis en place l’Allocation canadienne pour enfants au milieu de 2016. Cette prestation, fondée sur le revenu des parents, remplaçait l’ancien système de crédits d’impôt et la prestation universelle pour la garde d’enfants des conservateurs. L’Allocation canadienne pour enfants verse chaque mois un montant non imposable aux familles admissibles.

Selon Statistique Canada, entre 2016 et 2017, un couple avec enfants a vu son allocation médiane grimper de 1200 $, alors que pour les familles monoparentales, elle a monté à 1300 $.

D’autres améliorations?

M. Duclos a suggéré que les chiffres pourraient encore s’améliorer, particulièrement lorsque l’Allocation canadienne pour les travailleurs sera lancée le mois prochain. Celle-ci permettra d’élargir une politique de l’ancien premier ministre Stephen Harper pour aider les travailleurs pauvres.

Le ministre est demeuré vague lorsqu’il s’est fait questionner sur une possible bonification de l’allocation pour enfants de base et sur l’admissibilité selon le statut migratoire.

Les libéraux avaient déclaré lors de la campagne électorale de 2015 que l’allocation pour enfants permettrait de retirer 300 000 enfants de la pauvreté comparativement aux chiffres de 2013, mais selon une différente mesure de la pauvreté que celle utilisée précédemment.

Selon les chiffres, les libéraux ont atteint leur cible: 315 000 enfants sont sortis de la pauvreté de 2013 à 2017.

L’an dernier, les libéraux avaient indexé la valeur de l’allocation, et ce, deux ans avant la date prévue, et ont promis, d’ici 2020, de réduire le taux de pauvreté de 20 pour cent par rapport aux chiffres de 2015.

Les données de Statistique Canada révèlent que 826 000 personnes de moins vivent sous le seuil de pauvreté en 2017, soit un peu moins que la cible de 20 pour cent.

Un comité d’experts consulté par les libéraux pour concevoir leur plan sur la pauvreté recommandait de fixer une cible de 25 pour cent d’ici 2020. Les libéraux avaient choisi l’objectif de 20 pour cent, amenant certains experts à conclure que la cible allait assurément être atteinte en raison des mesures présentées par le gouvernement.

Les étapes à venir

La prochaine partie du plan propose une diminution de 50 pour cent de 2015 à 2030, ce qui nécessitera de songer à comment «réduire davantage les cas de personnes vivant dans une pauvreté extrême», a affirmé sur Twitter Lindsay Tedds, directrice scientifique de politique fiscale et économique de l’école de politique publique de l’Université de Calgary.

Un projet de loi sur le plan de pauvreté du gouvernement n’a pas encore été adopté à la Chambre des communes, mais il ne prévoit pas de nouvelles dépenses.

«Nous avons choisi l’indicateur, nous avons choisi où nous voulons que l’indicateur soit, mais il n’y a pas de plan si nous ratons la cible et il devrait y en avoir», a déclaré David Macdonald, l’économiste principal au Centre canadien de politiques alternatives.

«C’est l’objectif d’un plan de réduction de la pauvreté, comparativement à avoir juste un plan de suivi, ce qu’on a actuellement.»

Société

Une fondation au nom de la petite Charlotte

La mère d’une enfant de 3 ans morte de la grippe lance une deuxième croisade. Après avoir insisté pour qu’on cesse de banaliser les dangers de l’influenza, Nancy Bouchard souhaite créer une fondation pour améliorer les soins pour les enfants en Outaouais.

Avec l’aide de la Fondation Santé Gatineau, la Fondation Charlotte Mantha verrait le jour au cours des prochains mois, soutient Mme Bouchard. Son objectif ultime, c’est qu’un hôpital pour enfants voit le jour en Outaouais. En attendant, elle aimerait à tout le moins une amélioration des services.

«Juste ça, avoir une clinique pédiatrique ouverte 24h, ça serait un bon début, affirme la jeune mère. Souvent, dans la journée, l’enfant est correct. C’est le soir qu’il commence à être fatigué et qu’on voit les symptômes. Le soir, comme parent, on est démuni. On ne sait pas où aller. »

Lors de la rencontre entre Nancy Bouchard et le directeur général de la Fondation Santé Gatineau, ce dernier lui aurait souligné que les besoins sont réels pour les soins aux enfants.

« Automatiquement, un enfant de l’Outaouais, il va être référé au CHEO (Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario) ou à Montréal si c’est un cas un petit peu lourd. Pour moi, ça n’a aucun sens, on est une région quand même populeuse », soutient Mme Bouchard.

Ç’a été le cas de sa fille, Charlotte, transférée à Montréal quelques heures après son arrivée à l’Hôpital de Buckingham, un mardi soir en janvier dernier. C’était trop tard dans son cas puisque l’influenza a provoqué des complications qui ont atteint le foie et le cerveau de l’enfant puis, éventuellement, ont causé son décès.

Nancy Bouchard croit qu’un hôpital pour enfants ou, à tout le moins, une clinique pédiatrique ouverte 24h par jour servirait de point de ralliement pour les parents de l’Outaouais. Ceux-ci n’auraient pas à se demander quel est le meilleur endroit pour que leur enfant reçoive des soins.

« Dans le cas de ma fille, quand on l’a trouvée léthargique, on ne s’est pas dit qu’il fallait aller au CHEO. On aimait mieux aller à Buckingham parce que c’est moins loin, même s’il n’y a pas de pédiatre. Sa situation était quand même grave. Notre réflexe, c’était d’aller à l’endroit le plus proche. »