Société

Les impacts de la violence conjugale sur les enfants

À 2 ans et 5 ans, les enfants de Michelle* ne connaissaient rien d’autre qu’un père qui battait leur mère devant leurs yeux en larmes. Ils l’ont vu la tirer partout dans la maison, d’une chambre à l’autre, en l’insultant, en criant, en la faisant pleurer de désespoir.

Cette insoutenable scène de violence conjugale a été décrite avec une tristesse emplie de rage, lundi, au palais de justice de Gatineau. Ce tableau, malheureux, décrit trop bien certains passages du plus récent Rapport du directeur national de santé publique du Québec.

Justice et faits divers

Avertissement servi par erreur dans le stationnement des Promenades

Un client d’un restaurant des Promenades Gatineau qui avait décidé de ne pas prendre le volant avec les facultés affaiblies par l’alcool, laissant du coup son véhicule garé dans le stationnement pour la nuit, s’est fait servir un avertissement par un agent de sécurité.

Une malencontreuse erreur, a tôt fait de se défendre la direction du centre commercial une fois informée de la situation au cours de la fin de semaine. L’incident est survenu vendredi.

Dans une déclaration écrite acheminée au client et obtenue par Le Droit, on peut y lire « qu’en aucun cas on interdit aux clients de stationner pendant plusieurs heures », et la personne a été invitée à ignorer le billet d’avertissement qui a été placé sur le pare-brise de sa voiture. 

La directrice du marketing des Promenades, Kathleen Michaud, affirme que c’est la toute première fois qu’une telle situation se produit et que jamais le centre n’encouragerait les clients ayant bu un ou plusieurs verres de trop à quitter les lieux à bord de leur véhicule. 

« Laisser sa voiture dans le stationnement pour la nuit, jusqu’au lendemain, on favorise ça complètement. C’est certain. On s’est rétracté. Il y a eu une erreur, car l’agent croyait qu’il s’agissait du véhicule d’un employé du centre et on demande toujours à ceux-ci de se stationner dans un périmètre plus lointain. En aucun cas, on ne dissuaderait la clientèle des restaurants de laisser leur véhicule ici la nuit. La preuve, c’est qu’il n’y a jamais eu d’incident et que ce n’est pas la première fois qu’il y a une personne éméchée », dit-elle. 

Cette dernière ajoute que l’objectif d’avoir des restaurants est que le centre soit plus qu’une destination magasinage et que les gens puissent passer du bon temps en famille et entre amis.

« On irait à l’inverse de notre politique si on mettait les gens à la porte et émettait des billets. C’est pour cela qu’on a tout de suite corrigé le tir. [...] Et si les clients ne sont pas revenus le lendemain à 9 h, on ne remorquera pas leur véhicule non plus », ajoute Mme Michaud.

Société

La Revue change de nom

L’hebdomadaire La Revue change de nom et devient Le Gatineau Express.

Moins d’un an après avoir acquis le journal des mains de TC Media, Lexis Media souhaite offrir un « renouveau » à la publication lancée il y a près de six décennies. 

Dans un texte publié en ligne, la directrice principale de Lexis Media, Véronique Gauthier, note qu’« en prenant le nom de Gatineau, le journal démontre son sentiment d’appartenance pour cette ville qui est la sienne depuis toutes [ces] années et sa volonté de vouloir continuer d’être présent pour la communauté gatinoise ».

L’ajout du terme « Express » à la nouvelle dénomination découle pour sa part de « tous les changements vécus par le monde des médias dans les dernières années et ceux à venir », précise Mme Gauthier, qui termine son texte en soulignant que le journal « continue de se renouveler ».

Société

Des chercheuses ont recensé 78 féminicides au Canada depuis le début de 2018

Un groupe de recherche espère attirer plus d’attention sur les féminicides - entendus comme les meurtres de filles et de femmes - en dévoilant publiquement les noms des victimes canadiennes.

L’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation a publié cette semaine une liste de 78 victimes dont les cas ont été rapportés par les médias pendant la première moitié de l’année.

La liste prend la forme d’un répertoire de la violence contre les filles et les femmes - le plus souvent de nature conjugale. Les victimes y sont identifiées par leur âge, leur lieu de résidence et leur nom, lorsque c’est possible.

Certains noms sont toutefois absents.

«Ceci est largement dû à la tendance grandissante dans certaines régions de ne pas dévoiler les noms des victimes», explique l’Observatoire sur son site web.

«Nous jugeons qu’il est quand même important d’inclure ces personnes pour se souvenir d’elles en tant que victimes de féminicide.»

La majorité des cas ont été recensés en Ontario, suivi du Québec, du Manitoba et de l’Alberta.

Sur les 78 victimes dénombrées, 12 sont identifiées comme autochtones - un facteur que les auteures du rapport tenaient à souligner «en raison des hauts risques auxquels font face les femmes et les filles autochtones et de l’enquête nationale en cours sur cette situation».

Mais les auteures signalent que ce chiffre est sans doute plus important, parce que les médias ne précisent pas toujours l’ethnicité des victimes.

L’Observatoire a été mis sur pied l’an dernier par le Centre d’étude des réponses juridiques et sociales à la violence de l’Université de Guelph, en Ontario, avec pour objectif de documenter les cas de féminicide et les interventions subséquentes des institutions gouvernementales.

Plusieurs cas de disparitions et de morts dites suspectes ou accidentelles rapportées dans les médias de janvier à juin n’ont pas été inclus dans le rapport, précisent ses auteures. Le nombre de victimes recensées pourrait donc être révisé à la hausse selon l’issue des enquêtes sur ces morts et disparitions.

Environnement

La mort écolo

SACKVILLE — Une universitaire qui s’intéresse aux services funéraires écologiques espère que ses recherches apaiseront le malaise ressenti par certaines personnes face à la mortalité.

Hanna Longard, de l’Université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick, réalise une tournée des cimetières de l’est du Canada et s’entretient avec divers acteurs de l’«industrie de la mort » pour déterminer comment les gens peuvent redonner à la Terre après leur trépas. Même si cette manière de passer ses vacances d’été peut sembler un peu morbide, elle tient à faire connaître des pratiques différentes des enterrements occidentaux conventionnels, qui relâchent souvent des substances toxiques dans le sol.

Société

L’Ontario fera face à une «crise des réfugiés», soutient Lisa MacLeod

TORONTO - Le gouvernement de l’Ontario soutient que la province fera face à une crise, le mois prochain, si Ottawa n’apporte pas son aide pour reloger les réfugiés et demandeurs d’asile actuellement hébergés dans des résidences universitaires.

Lisa MacLeod, ministre ontarienne des Services sociaux et communautaires, et responsable de l’immigration, a exhorté le premier ministre Justin Trudeau à engager des ressources fédérales pour remédier à la surpopulation dans le réseau de refuges de Toronto.

Environ 800 demandeurs d’asile logent actuellement dans des résidences universitaires de Toronto; ces chambres devront être libérées le 9 août, avant que les étudiants ne réintègrent les campus.

Jeudi, le cabinet du premier ministre Doug Ford déclarait que M. Trudeau avait mis à rude épreuve les services locaux et provinciaux en «encourageant les étrangers» à entrer au Canada «illégalement».

M. Ford a publié ce communiqué juste avant sa toute première rencontre avec le premier ministre Trudeau, jeudi à Toronto. Il affirmait que le gouvernement fédéral, seul «responsable de ce gâchis», devait payer la totalité de la note pour la réinstallation des nouveaux arrivants.

Après la rencontre, M. Trudeau a soutenu que Doug Ford ne saisissait pas toute l’ampleur des obligations internationales du Canada en ce qui concerne les demandeurs d’asile.

Le maire de Toronto, John Tory, a déclaré de son côté que d’autres municipalités ontariennes avaient offert leur aide pour gérer l’afflux de demandeurs d’asile - la plupart en provenance des États-Unis, par le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle, au Québec.

Société

Une trentaine de ménages sans logis en Outaouais

Une trentaine de ménages de l’Outaouais sont toujours sans logis, quatre jours après la grande journée des déménagements du 1er juillet.

Selon les données compilées par l’organisme Oeuvres Isidore Ostiguy, qui travaille en partenariat avec Logemen’occupe, 16 familles avec 29 enfants ainsi que 16 personnes seules sont toujours à la recherche d’un logement en Outaouais.

Alors que certains se sont réfugiés chez de la famille ou chez des amis, d’autres ont été hébergés de façon temporaire dans des logements d’organismes communautaires tels que Logemen’occupe, les Œuvres Isidor Ostiguy et Mon Chez Nous.

En entrevue avec Le Droit, le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, précise qu’il s’agit d’un bilan « conservateur » et qu’il y a une hausse du nombre de ménages sans logis cette année comparé à l’année dernière.

« On n’a pas pris en considération les personnes qui sont hébergées par Logis-famille ou d’autres personnes qui se seraient adressées à l’Office municipal d’habitation, donc c’est des données conservatrices, a-t-il affirmé. À pareille date l’an dernier, on avait moins de ménages sans logis donc ça démontre qu’il y a toujours une crise du logement abordable en Outaouais. »

M. Roy souligne que cette situation est particulièrement inquiétante pour les familles avec un ou plusieurs enfants.

« Pour les familles avec des enfants, c’est dramatique, lance-t-il. Le risque est élevé que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) prenne en garde les enfants parce que les parents n’ont pas de logements et c’est une réalité qui risque d’arriver si ces familles-là n’arrivent pas à se loger. »

Le coordonnateur de Logemen’occupe mentionne aussi que les ménages en question auront de la difficulté à trouver un logement au sein du marché privé si le gouvernement ne leur vient pas en aide.

« Pour la plupart, ce sont des ménages à faibles et modestes revenus qui auront énormément de difficulté à se reloger dans le marché privé parce que les coûts de logement sont nettement inabordables pour ces familles-là, déclare M. Roy. On interpelle la ministre responsable de l’habitation Lise Thériault pour qu’elle remette en place un programme de supplément au loyer d’urgence pour aider ces familles à se reloger rapidement dans le marché privé. »

Aux dires de François Roy, les familles sans logis pourraient être relogées en dedans des prochains mois avec une subvention gouvernementale.

« La subvention ferait en sorte que les ménages n’assumeraient que 25 % de leur revenu et elle permettrait de compléter le coût du loyer pour le propriétaire. Avec une subvention, en moins de deux mois ces familles-là pourraient être relogées », indique-t-il.

Société

Cannabis : même réglementation que le tabac dans les logements de l’OMHG

Jusqu’à nouvel ordre, la réglementation sur la consommation du cannabis sera la même que celle concernant le tabac dans les logements de l’Office municipal d’habitation de Gatineau (OMHG).

Cela veut donc dire que les locataires auront le droit de consommer à l’intérieur de leur logement, mais pas dans les aires communes. L’OMHG offre aux requérants, depuis plusieurs semaines, la possibilité de cocher s’ils veulent ou non habiter dans un logement sans fumée. 

« Selon le besoin, les nouveaux projets de construction d’édifice seraient non-fumeurs, a indiqué le directeur général de l’OMHG Mario Courchesne. Si la demande est élevée, nous pourrions également convertir progressivement certains immeubles existants. »

Société

Fête du Canada: 101 interventions des paramédics d’Ottawa

Dame Nature s’est chargée d’offrir du beau temps aux festivaliers lors de la Fête du Canada.

Du soleil et de la chaleur, ce n’est pas ce qui manquait en fin de semaine. Dans les faits, Mère Nature s’est peut-être montrée un peu trop généreuse envers les Canadiens.

Les grosses chaleurs du week-end ont occupé les paramédics d’Ottawa tout au long de la journée de dimanche alors que ceux-ci sont intervenus à 101 reprises sur les différents sites de la Fête du Canada, surtout pour des problèmes reliés à la chaleur. Parmi ces interventions, 18 personnes ont dû être transportées à l’hôpital.

Selon le surintendant au département des relations publiques du Service paramédic d’Ottawa Marc-Antoine Deschamps, deux personnes ont été hospitalisées dans une condition sérieuse, mais stable, après avoir respectivement fait une crise cardiaque et des convulsions.

« Tous les autres patients se trouvent dans des conditions stables », a indiqué M. Deschamps au Droit.

La ville d’Ottawa a par ailleurs battu son record de chaleur à 15 h dimanche lorsque l’indice humidex s’est fixé à 47,6, surpassant ainsi la marque de 47,0 établie en 2006.

Selon Environnement Canada, il s’agit du « plus important épisode de chaleur des dernières années. »

Cet épisode de chaleur extrême pourrait sévir jusqu’à jeudi selon le ministère fédéral alors que la température pourrait atteindre de 34 °C à 36 °C et près de 40 °C mercredi et jeudi avec l’indice humidex.

Ceux et celles qui comptaient sur la nuit pour avoir une petite pause de chaleur seront déçus d’apprendre que les minimums nocturnes devraient s’établir entre 20 °C et 23 °C jusqu’à jeudi.

Société

Un « succès » malgré la chaleur pour la Fête du Canada

Malgré la canicule, Patrimoine Canada qualifie de succès l’édition 2018 de la Fête du Canada.

« La fête du Canada 2018 s’est avérée un franc succès ! Des milliers de visiteurs ont affronté la chaleur et profité d’une programmation exceptionnelle. Tout au long de la journée, on a compté plus de 48 000 participants lors des festivités sur la colline du Parlement », a déclaré la porte-parole du ministère du Patrimoine canadien Natalie Huneault.

La Colline parlementaire était bondée en soirée alors qu’environ 29 000 personnes se sont déplacées pour assister au grand spectacle de la Fête du Canada et aux feux d’artifice qui clôturaient l’événement.

Le spectacle a mis en vedette Brigitte Boisjoli, DJ Shub, Arkells ainsi que d’autres artistes canadiens.

Du côté de la sécurité, le Service de protection parlementaire (SPP) dit avoir atteint son objectif.

« Une vérification a été faite auprès de 48 000 visiteurs, a mentionné le Chef de cabinet auprès de la directrice du SPP Joseph Law. D’un point de vue de la sécurité, nous avons atteint notre objectif qui est d’assurer la sécurité de tous et à rendre le processus de contrôle plus efficace pour les visiteurs. Il n’y a eu presque aucune attente, et aucun incident relié à la sécurité n’a été signalé sur la colline du Parlement. »

La plage, une alternative

La Colline a toutefois été beaucoup moins populaire durant la journée. Selon le SPP, environ 6 500 personnes se sont présentées pour le spectacle de jour. Il s’agit d’une baisse d’achalandage considérable par rapport à l’année dernière alors que 23 000 personnes avaient assisté au spectacle de l'après-midi.

Un facteur qui pourrait expliquer cette baisse de visiteurs est la chaleur accablante qui s’est installée dans la capitale nationale au cours de la fin de semaine. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui ont décidé d’aller célébrer la Fête du Canada entre amis, ou en famille, sur les plages plutôt que sur la Colline parlementaire.

C’est entre autres le cas de James McKenzie, un Canadien d’origine française, qui a décidé de se rendre à la plage Westboro en compagnie de ses copains dimanche pour fêter la Fête du Canada.

« Nous sommes venus ici parce qu’il fait vraiment trop chaud, a-t-il lancé. À la limite, je trouvais ça dangereux d’être exposé au soleil comme ça donc pour éviter l’insolation on voulait se rafraîchir un peu. »

« Tout le monde amenait ses trucs comme des petits barbecues par exemple. C’était comme une journée normale, mais avec plus de monde », ajoute-t-il.

Des chaleurs de la sorte, c’est peu commun à Aix-les-Bains, en France, la ville d’origine de M. McKenzie.

« En France on a des grosses chaleurs, mais pas comme ça. Ici, c’est vraiment incroyable comment il peut faire chaud à cause de l’humidité », dit-il.

Par ailleurs, la Monnaie royale canadienne s’est retrouvée dans l’obligation d’annuler ses activités prévues dimanche dans le cadre de la Fête du Canada en raison d’une défaillance de leur système d’air climatisé.

Les visites guidées gratuites ont été reportées à lundi.