Société

Le cri du cœur d’Adojeune

Affirmant être « au bout de ses ressources », l’organisme Adojeune menace de mettre la clé sous la porte de l’Auberge du cœur Appart Adojeune le 31 mai si le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) ne double pas le financement récurrent qui lui est accordé chaque année.

Le conseil d’administration a pressé le CISSSO d’agir mardi lors d’un point de presse, lui demandant d’investir la somme de 100 000 $ pour la mission hébergement de l’organisme, sans quoi il sera contraint de fermer définitivement ce service qui a accueilli 247 jeunes de 13 à 17 ans l’an dernier. Il s’agit d’adolescents vivant des situations de crise familiale et se retrouvant dans des situations de grande vulnérabilité, par exemple une fugue, et qui peuvent obtenir sur place le support d’une équipe d’intervenants. On y compte six lits, accessibles sept jours par semaine, 24 heures sur 24.

Affirmant que le déficit anticipé avoisinera les 100 000 $ cette année, la coordonatrice des volets Appart Adojeune et Travail de rue, Isabelle Lance, soutient que la situation est devenue intenable. 

« On a un financement de 50 000 $ depuis 15 ans, on a eu droit qu’à l’indexation au coût de la vie, qui nous donne 57 000 $. Il n’y a eu aucune hausse. Le manque à gagner par le passé a toujours été comblé par les autres programmes d’Adojeune, sauf que là ils ne peuvent plus subvenir aux besoins grandissants de l’Appart. C’est quasi impossible de l’avoir gardé ouvert, on fait des miracles », affirme-t-elle. 

Mme Lance indique que des rencontres ont eu lieu et que le CISSSO a toujours eu une oreille attentive par rapport aux problématiques financières de l’organisme. Or, c’est encore le statu quo côté budget, ajoute-t-elle. 

Le plus bas au Québec

Selon Adojeune, sur la trentaine d’Auberges du cœur d’un bout à l’autre de la province, l’Appart Adojeune vient au tout dernier rang au chapitre du financement qui lui est accordé. 

L’organisme qui reçoit la moins grande subvention après celui de Gatineau est l’Espace vivant, à Cowansville, qui reçoit malgré tout cinq fois plus d’argent (280 000 $), soutient-on.

« Nous sommes de loin la moins financée. L’écart est grand. Pourtant, nous sommes en plein cœur d’une grande ville, alors que dans l’autre cas, il s’agit d’une ville de 12 000 habitants. On aimerait beaucoup pouvoir trouver un terrain d’entente », de dire Isabelle Lance. 

Rémi Fraser, du Regroupement des Auberges du cœur du Québec, n’a pas mâché ses mots par rapport à la situation.

« Le CISSSO se traîne les pieds dans ce dossier depuis trop longtemps. Il ne prend pas ses responsabilités pour soutenir des services essentiels pour prévenir la détérioration de situations familiales conduisant à des prises en charge plus lourdes et plus coûteuses ou carrément à l’itinérance des jeunes », a-t-il mentionné.

Société

Démystifier la violence psychologique

Humiliation, dénigrement, critiques, cris, menaces et chantage ne sont que quelques facettes de la violence psychologique. Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOCVF) lance une nouvelle campagne de sensibilisation sur ce type de violence conjugale souvent jugée invisible.

L’objectif de la nouvelle campagne est de rejoindre l’entourage des femmes victimes de violence. L’organisme souhaite démystifier la violence psychologique afin de pouvoir l’identifier et reconnaître les signes avertisseurs.

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Cannabis: des propriétaires d'écoles de conduite veulent ajouter de la formation

QUÉBEC — Les cours de conduite doivent être bonifiés en vue de la légalisation du cannabis, croit un regroupement d'une dizaine de propriétaires d'écoles de conduite.

Le regroupement coopératif ConduiPro estime que les jeunes doivent être amenés à mieux comprendre les effets de la drogue sur leur conduite. De passage à l'Assemblée nationale mardi, son directeur général, Réjean Blais, a demandé l'ajout de quatre heures de formation au programme régulier.

Déjà, deux heures sont consacrées à la sensibilisation des jeunes aux effets de l'alcool, de la drogue et des médicaments. Mais ce n'est pas suffisant, a-t-il dit.

Il a présenté un sondage réalisé en mars par la firme Ipsos auprès de 1001 Canadiens, qui suggère que 71 pour cent des répondants pensent que la légalisation du cannabis fera augmenter le nombre d'accidents impliquant les 18 à 24 ans.

M. Blais souhaite intégrer des lunettes virtuelles aux cours de conduite, qui simuleraient la conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis.

«Ça peut être un élément qui peut nous aider énormément, qui est vraiment de plus en plus à point, a-t-il affirmé en point de presse. La lunette virtuelle t'amène dans un monde où l'aspect conduite avec des réactions peut être mesuré plus efficacement.»

Il a demandé, mardi, une rencontre avec le ministre des Transports, André Fortin, afin de discuter entre autres du financement possible d'études par le gouvernement visant à améliorer les méthodes d'enseignement des cours de conduite.

Le gouvernement provincial favorable

Plus tard dans la journée, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, qui est responsable du dossier du cannabis, a répondu que le gouvernement est plutôt favorable à l'idée de bonifier les cours de conduite.

«C'est la première fois que j'en entends parler d'une part, parce que je n'ai pas eu de mémoire à cet effet-là en commission parlementaire, (...) mais on est en train de tout regarder ça», a-t-elle indiqué lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

Le 22 mars dernier, le Sénat canadien a adopté le projet de loi du gouvernement fédéral sur la légalisation de la marijuana. Le projet de loi C-45 doit encore être étudié en détail par cinq comités du Sénat avant de revenir à la Chambre haute pour la troisième et dernière lecture, le 7 juin.

Le Québec adoptera quant à lui sa propre loi pour encadrer l'usage du cannabis. Le projet de loi 157, piloté par Mme Charlebois, est présentement à l'étape de l'étude détaillée.

Société

Préparation d'un portrait de l'itinérance en Outaouais

Le réseau de la santé et de l’Outaouais a entrepris mardi la quête de données pour dresser un portrait de l’itinérance — visible ou cachée — dans la région, une initiative dont la méthodologie est critiquée par le Collectif régional de lutte à l’itinérance en Outaouais (CRIO).

C’est dans le cadre d’une initiative pancanadienne à laquelle participe le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec qu’une cinquantaine d’organismes participent au projet en Outaouais.

Les premières données ont été recueillies mardi soir au Gîte-Ami. Des informations seront aussi compilées par d’autres organismes communautaires d’ici vendredi.

«L’objectif, c’est de mieux documenter la réalité de l’itinérance, et aussi de commencer à documenter l’itinérance cachée, explique le coordonnateur régional du portrait de l’itinérance, Yves Destroismaisons. Pour l’itinérance cachée, on parle par exemple de gens qui sont chez des amis, mais qui n’ont pas de lieu de résidence, ou encore de personnes qui dorment dans des centres d’hébergement temporaire.»

M. Destroismaisons explique qu’au-delà du nombre de personnes vivant en situation d’itinérance, le portrait régional vise aussi à documenter l’utilisation des services par ces individus. La collecte de données peut cependant être complexe, puisque différents facteurs peuvent influencer la présence d’itinérants dans les organismes communautaires d’un jour à l’autre.

Le formulaire régional qui est rempli dans le cadre de cette collecte de données prévoit aussi une question liée à la particularité frontalière de l’Outaouais, a souligné M. Destroismaisons, puisque plusieurs personnes peuvent utiliser des services des deux côtés de la rivière des Outaouais.

Une dizaine d’organismes communautaires de la région ont toutefois dénoncé, par le biais d’une lettre ouverte, la «méthodologie hasardeuse» du portrait. «L’exercice annoncé par le ministère […] est imposé dans onze régions du Québec, avec des objectifs qui restent flous pour plusieurs acteurs», dénonce le groupe d’organismes signataires, parmi lesquels se trouve le CRIO.

Les organismes soulignent par ailleurs que le processus a été «imposé en vitesse et avec des allures d’improvisation» et disent craindre que l’exercice ne permette pas d’en arriver à «un portrait juste de la situation en itinérance dans la région».

Société

La taille des seins sous la loupe d’universitaires

De par leur simple taille, les seins peuvent générer de la fierté, de la gêne, de l’admiration ou encore de la honte. La satisfaction des femmes à l’égard de leur poitrine fait maintenant l’objet d’une recherche internationale à laquelle participent deux professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Les professeurs Christophe Maïano et Annie Aimé, qui enseignent au département de psychoéducation et de psychologie de l’UQO à Saint-Jérôme, ont été approchés par le professeur Viren Swami de l’Anglia Ruskin University, au Royaume-Uni, pour se joindre à une étude qui se tiendra « dans plus de 40 pays et de 70 sites de recherche », a indiqué l’UQO.

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Un français minimal, condition pour rester au Québec, selon un sondage

Munies d’un sondage qui indique que les trois-quarts des Québécois estiment qu’une connaissance minimale du français devrait être une condition obligatoire pour demeurer au Québec, deux organisations demandent aux partis politiques de prendre des engagements en faveur de la francisation.

Le Mouvement national des Québécois et la Fondation Lionel-Groulx ont dévoilé lundi, au cours d’une conférence de presse à Montréal, les résultats d’un sondage de la firme Léger, qui démontre que 73 pour cent des Québécois estiment que «la connaissance minimale du français devrait être une condition obligatoire pour demeurer au Québec».

La proportion grimpe même à 79 pour cent chez les francophones. Et cet énoncé reçoit même l’aval de 52 pour cent des non-francophones.

Et 84 pour cent ont dit croire que les cours de français pour les nouveaux arrivants devraient être obligatoires - et même 91 pour cent chez les francophones.

«Ce sont des chiffres qui sont impressionnants, alors que dans une société plurielle comme la nôtre, on aurait pu croire qu’il y aurait eu une plus grande diversité d’opinions sur ce sujet. Or, le message lancé par la population est extrêmement fort sur ce point», a opiné Étienne-Alexis Boucher, président du Mouvement national des Québécois.

De même, 76 pour cent des personnes qui ont répondu au sondage ont dit croire que la francisation des immigrants était un «enjeu vital pour l’avenir du Québec». La proportion grimpe même à 85 pour cent chez les francophones.

«Le discours dominant qu’on entend très, très régulièrement, c’est de dire: la question de la langue française, ça n’intéresse plus vraiment les Québécois, c’est une question passéiste, ringarde. Et ce que le sondage nous dit, c’est exactement l’inverse, et avec des taux de réponse qui frisent parfois l’unanimité», a fait remarquer Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx.

Alors que les élections québécoises auront lieu le 1er octobre, le MNQ et la Fondation Lionel-Groulx demandent aux principaux partis politiques de prendre dès maintenant des engagements fermes en matière de francisation, au-delà des simples déclarations publiques. Et les deux veulent des engagements inscrits dans les plateformes électorales.

Et ils entendent bien en faire le suivi au cours des prochains mois.

Le sondage de la firme Léger a été réalisé auprès de 1021 Québécois adultes pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Il a été réalisé du 23 au 26 mars dernier. Il comporte une marge d’erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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Gestion des déchets nucléaires: une enquête internationale est demandée

Une quarantaine de groupes environnementaux et de Premières Nations demandent une enquête internationale sur la gestion canadienne des déchets nucléaires.

Ils ont envoyé lundi une lettre à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour tirer la sonnette d’alarme.

«On veut que le sujet soit porté à un autre niveau pour que la gestion de tous ces déchets ne relève pas simplement du contrat actuel, mais du gouvernement canadien dans son ensemble», a indiqué le coordonnateur du Ralliement contre la pollution radioactive, Réal Lalande.

«Présentement, il y a une formule où c’est un consortium de compagnies privées qui gère ça et on trouve que les solutions qui sont présentées sont des solutions à faible coût, mais qui ne sont pas suffisamment responsables, sécuritaires pour protéger l’eau de la rivière», a-t-il poursuivi.

Trois projets en cours d’évaluation par la Commission canadienne de sûreté nucléaire ne correspondent pas, selon eux, aux normes de l’AIEA. Il y a d’abord le projet de dépotoir nucléaire de Chalk River, puis le bétonnage de deux réacteurs nucléaires en Ontario et au Manitoba. Dans les trois cas, les projets sont près de cours d’eau.

Ces projets sont gérés en sous-traitance par les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), une entreprise appartenant au consortium Canadian National Energy Alliance composé de quatre entreprises d’ingénierie et de technologie, dont SNC-Lavalin et Rolls-Royce.

La lettre souligne que le Canada ne s’est jamais doté d’une politique de gestion de ses déchets radioactifs et qu’il n’a développé aucun système de classification pour leur élimination.

Société

Les fumeurs de pot seront bienvenus au Rockfest

À l’aube de l’adoption prochaine du projet de loi C-45 sur la légalisation du cannabis à l’échelle nationale, le Rockfest de Montebello affiche ses couleurs.

« Dans le cadre du 420 ce vendredi et de la légalisation imminente du cannabis, le Rockfest est le premier festival majeur au Canada à annoncer que nous permettrons officiellement la consommation de cannabis au festival, une fois que la loi sera en vigueur », peut-on lire dans une publication parue plus tôt cette semaine sur le compte Facebook du festival.

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Six pour cent des Canadiens tentés d’essayer la marijuana légalisée

MONTRÉAL - Six pour cent des Canadiens qui n’ont jamais consommé de marijuana, ou qui n’en ont pas consommé au cours des trois derniers mois, se sont dits susceptibles d’essayer le cannabis ou d’augmenter leur consommation après la légalisation de la marijuana récréative par le gouvernement fédéral, selon un sondage mené par Statistique Canada.

Par contre, le quart des «consommateurs de cannabis actuels» ont déclaré qu’ils seraient susceptibles d’augmenter leur consommation après la légalisation, quelque part cet été. On entend par «consommateurs de cannabis actuels» ceux qui ont consommé toute forme de cannabis au cours des trois derniers mois, à des fins médicales ou non médicales.

Afin de pouvoir comparer l’avant et l’après-légalisation, Statistique Canada a lancé cet hiver une nouvelle enquête nationale consacrée spécifiquement au cannabis. Les premiers résultats trimestriels de l’enquête révèlent notamment que plus des trois quarts des consommateurs ne seraient pas plus susceptibles d’essayer le cannabis ou d’augmenter leur consommation après la légalisation.

À l’échelle nationale, 14 pour cent des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir consommé une certaine forme de cannabis au cours des trois derniers mois - toujours à des fins médicales ou non médicales. Par contre, cette prévalence varie d’une province à l’autre: elle passe d’un plancher de 10 pour cent au Québec à 14 pour cent au Nouveau-Brunswick et en Ontario, et jusqu’à 20 pour cent en Nouvelle-Écosse. Mais selon l’agence fédérale, ces écarts n’étaient pas statistiquement significatifs par rapport à la moyenne nationale de 14 pour cent.

L’Enquête nationale sur le cannabis révèle par ailleurs que plus de la moitié (56 pour cent) des consommateurs de cannabis au Canada ont indiqué avoir consommé «quotidiennement» ou «hebdomadairement», sous une forme ou une autre.

Le gouvernement fédéral soutient qu’il veut légaliser la marijuana pour retirer ce marché des mains du crime organisé. Or, l’enquête de Statistique Canada nous apprend qu’un répondant sur cinq a déclaré obtenir son cannabis auprès d’un revendeur. En fait, les consommateurs ont tendance à obtenir leurs produits auprès de quelqu’un qu’ils connaissent: près du tiers des répondants l’ont obtenu auprès d’un membre de la famille ou d’un ami, et 22 pour cent ont partagé du cannabis avec un groupe d’amis.

Enfin, 14 pour cent des consommateurs de cannabis qui possédaient un permis de conduire valide ont déclaré qu’ils avaient déjà conduit dans les deux heures suivant leur consommation. Cette proportion passe à 23 pour cent chez les consommateurs quotidiens ou hebdomadaires.

Le sondage a été mené du 19 février au 18 mars 2018.

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Moins de bébés en Outaouais et au Québec en 2017

L’Outaouais a accueilli, en 2017, 260 bébés de moins que l’année précédente, une tendance à la baisse observée à la grandeur du Québec.

Selon les données provisoires publiées mardi dans le plus récent bulletin Coup d’œil sociodémographique de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 4127 bébés de mères domiciliées en Outaouais ont vu le jour l’an dernier, alors qu’il y en avait eu 4387 en 2016. Il s’agit d’une baisse de 5,9 %.

À l’échelle provinciale, 83 900 bébés sont nés au Québec en 2017, soit quelque 2500 de moins qu’en 2016. Cela correspond à une baisse de près de 3 %.

Le bulletin de l’ISQ ajoute que le nombre de naissances a diminué chaque année dans la province depuis le sommet récent de 2012, qui avait été de 88 900 naissances.

En 2017, l’indice synthétique de fécondité au Québec a été mesuré à 1,54 enfant par femme, comparativement à 1,59 en 2016. L’indice s’était maintenu au-dessus de 1,6 enfant par femme de 2006 à 2015, dépassant même 1,7 en 2008 et en 2009.

Néanmoins, malgré la baisse observée récemment, la fécondité actuelle demeure supérieure au niveau du début des années 2000, quand l’indice était inférieur à 1,5 enfant par femme.

En Outaouais, cet indice synthétique de fécondité se situait à 1,61 enfant par femme l’an dernier, comparativement à 1,72 en 2016.

Les données de l’ISQ démontrent que la diminution de l’indice au cours des dernières années est surtout liée à la baisse des taux de fécondité chez les femmes de moins de 30 ans. De plus, il y a eu un léger repli des taux de fécondité au-delà de cet âge, ce qui marque un changement, car jusqu’à récemment, on avait observé une tendance à l’augmentation dans cette catégorie d’âge.

En 2017, la proportion des nouveau-nés au Québec ayant au moins un parent né à l’étranger était de 32 %, comparativement à 19 % il y a 20 ans.

La fécondité la plus faible l’an dernier au Québec a été relevée à Montréal (1,4 enfant par femme), alors que la plus élevée était dans la région Nord-du-Québec (2,6 enfants par femme).

Avec La Presse canadienne