Maisons d'hébergement: la pandémie isole les victimes

Société

Maisons d'hébergement: la pandémie isole les victimes

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
Les services offerts dans les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale sont nombreux et tout à fait gratuits.

Les femmes et leurs enfants peuvent trouver refuge dans une des sept maisons qui sont réparties sur tout le territoire outaouais.

«Ça prend plus de portes ouvertes» dans les maisons d'hébergement

Société

«Ça prend plus de portes ouvertes» dans les maisons d'hébergement

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
Le manque de logements disponibles en Outaouais accentue la pression sur les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence. L’accès au logement pour les femmes qui décident de quitter un conjoint violent est devenu un enjeu de taille.

« Les inondations, la tornade et maintenant la pandémie sont toutes des situations qui ont provoqué une crise du logement dans la région, et qui se répercute sur les options disponibles pour les femmes qui ont pris la décision de quitter un conjoint violent, explique Annick Brazeau, directrice générale de la Maison d’Hébergement Pour Elles Des Deux Vallées, à Buckingham. Chez nous, plusieurs demandes d’hébergement sont refusées par manque de place. Avec la pénurie de logements abordables, la situation est devenue critique.»

Autre plaidoyer pour le logement social

Société

Autre plaidoyer pour le logement social

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
Plus d’une centaine de ménages sont toujours sans logis à Gatineau. Et la situation ne semblent guère s’améliorer puisqu’il y a encore un déficit au chapitre de la construction de logements abordables ainsi qu’un taux d’inoccupation très bas, a indiqué jeudi l’organisme Logemen’occupe.

«La crise du logement ne tourne pas uniquement autour du 1er juillet. Elle est maintenant permanente», a illustré le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, à la suite d’une séance d’information sur la situation des familles sans logis.

Une vingtaine de familles à Gatineau habitent présentement dans des logements de dépannage encadrés par les Oeuvres Isidore Ostiguy ou dans des motels. Plusieurs dizaines d’autres ménages sont hébergées chez des amis ou de la parenté, dans des centres pour femmes victimes de violence, au Gîte Ami ou à l’aréna Guertin.

La situation est notamment difficile chez les nouveaux arrivants qui ont souvent des familles nombreuses.

«Il y a un nombre important de familles avec plusieurs enfants, cinq, six, sept. On a même une famille avec huit enfants qui est dans un motel et qui occupe trois chambres. C’est vraiment un problème majeur à cause de la pénurie de logements, et de logements spacieux. Plusieurs familles, même avec une aide gouvernementale, n’arrivent pas à se trouver un logement», a partagé M. Roy, tout en signalant que le coût des loyers «a explosé au cours des dernières semaines, des derniers mois», à Gatineau.

M. Roy craint les effets d’une fin des mesures d’urgence des gouvernements pour l’hébergement en hôtel et motel, et les familles qui sont plus souvent qu’autrement bénéficiaires de l’aide au revenu sont inquiètes, dit-il. 

«Ce sont toutes des familles qui sont à haut risque de se retrouver à la rue, a indiqué M. Roy, saluant le travail des organismes communautaires qui leur viennent en aide. La principale préoccupation de ces parents est de se retrouver à la rue et de se faire retirer la garde des enfants (par la DPJ)».

Un organisme ontarien sur cinq en danger de disparaître

Actualités

Un organisme ontarien sur cinq en danger de disparaître

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
La pandémie a été impitoyable pour les organismes à but non lucratif (OBNL) en Ontario : se heurtant aux critères restrictifs des aides gouvernementales, un sur cinq se dit à risque de fermer dans les six prochains mois. Et les organismes francophones ne sont pas épargnés.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et l’Ontario Nonprofit Network (ONN) ont dévoilé mardi matin les résultats d’un sondage mené auprès de 1131 OBNL de la province. Les défis sont semblables pour tous les organismes, qu’ils soient anglophones, francophones ou bilingues, et le pourcentage d’organisations au bord du gouffre est le même, peu importe la langue, indique le document.

Des Canadiens manifestent partout au pays pour le droit de réunir leur famille

Actualités

Des Canadiens manifestent partout au pays pour le droit de réunir leur famille

Ugo Giguère
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Une centaine de manifestants se sont rassemblés samedi après-midi devant les bureaux d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada à Montréal, en faveur de la réunification des couples et des familles séparés par la lenteur des démarches d’immigration rendues encore plus complexes par la pandémie de la COVID-19.

D’un bout à l’autre du pays, d’autres rassemblements semblables se déroulaient à Ottawa, Toronto, Edmonton et Vancouver.

«On a envoyé au-dessus de 40 000 lettres aux cabinets de Justin Trudeau et du ministre (l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté) Marco Mendicino et on n’a reçu aucune réponse», déplore Misha Pelletier qui fait partie du mouvement «Familles en instance de parrainage familial au Canada touchées par la COVID-19».

Par ces manifestations à travers le pays, ces citoyens espèrent attirer l’attention d’Ottawa afin que le gouvernement règle leur situation en priorité.

Misha Pelletier rappelle que les couples et les familles séparées par la COVID-19 ont pu être réunis, le 8 juin dernier, mais uniquement dans les cas où la personne hors du Canada se trouvait dans un pays pour lesquels aucun visa d’entrée n’est requis, comme les États-Unis ou la France.

«Ils nous ont oubliés. On veut maintenant qu’ils nous écoutent pour faire entrer nos êtres chers. Ce ne sont pas des visiteurs, ils sont nos familles», plaide la co-organisatrice de la manifestation.

Pour le député du Nouveau Parti démocratique Alexandre Boulerice, ce système à deux vitesses crée une nouvelle forme de discrimination entre citoyens de pays riches et citoyens de pays en développement. «C’est complètement inacceptable dans une société égalitaire avec des valeurs libérales comme la nôtre», critique l’élu montréalais.

Devant la foule énergique, le co-organisateur Charles Séguin a rappelé aux gens présents pourquoi ils ne devaient pas baisser les bras. «Se battre pour l’être cher, c’est certainement le plus noble des combats», a-t-il lancé à la petite foule dont la majorité portait le masque et respectait une bonne distance physique.

Selon un document préparé par le groupe, les militants veulent accélérer le processus de regroupement des familles et des maris.

Le regroupement affirme que d’importants retards dans le traitement des demandes existaient déjà bien avant que la crise sanitaire ne frappe.

Pour résoudre le problème, le groupe de citoyens propose la création d’un «visa de résidence temporaire spécial» permettant aux familles de venir au Canada et d’y demeurer jusqu’à la conclusion du processus de parrainage.

Une série de critères sont prévus pour assurer la sécurité du processus en incluant diverses preuves documentaires et en obligeant le respect d’un protocole sanitaire pour prévenir les cas de COVID-19.

Cette proposition a été bien accueillie par le député Alexandre Boulerice qui appuie leur démarche à titre de mesure d’urgence.

«À court terme, c’est une bonne idée, mais ce n’est pas une solution à long terme. Il faut mettre plus de ressources dans la fonction publique pour traiter les dossiers», a-t-il commenté en entrevue à La Presse Canadienne.

Un an sans son mari

Misha Pelletier a rencontré son conjoint, originaire de Tunisie, lorsque celui-ci étudiait au Québec, en 2017. Après deux ans de vie commune, en 2019, le jeune homme se voit refuser la permission de demeurer au Canada.

Ils ont d’abord tenté un parrainage de conjoints de fait qui a été refusé, puis ont décidé de se marier pour simplifier le processus. Malgré cela, plus d’un an après l’envoi de leur demande, Immigration Canada n’a toujours pas répondu au couple.

D’autres témoignages ont été partagés pendant la manifestation, samedi, dont celui de Lyne Al-Outa. Une femme d’origine libanaise qui vit dans l’angoisse puisque son mari se trouve encore au Liban, où une crise sociale vient d’éclater à la suite de la tragédie meurtrière de l’explosion survenue à Beyrouth.

Lyne Al-Outa attend impatiemment l’arrivée de son mari puisqu’elle vient de donner naissance à un enfant au Québec en pleine pandémie. L’enfant de quatre mois n’a encore jamais rencontré son père.

«Un enfant a besoin de ses deux parents. J’ai peur qu’il ne connaisse pas son père et sa tendresse», a-t-elle partagé dans un récit émotif.

Avec la pandémie de la COVID-19, la situation s’est clairement détériorée et les familles se sentent abandonnées par le gouvernement.

«Les bureaux ne sont pas fermés pour les visas étudiants ni les visas de travail, ils sont fermés juste pour nous, le parrainage familial. On est toujours les derniers sur la liste de priorités», déplore Misha Pelletier.

Une pétition appuyant cette démarche, lancée sur le portail web de la Chambre des Communes et parrainée par la députée de Vancouver-Est Jenny Kwan, avait recueilli samedi matin 4423 signatures.

Double défi au Québec

Les manifestants n’ont pas manqué de souligner que leur défi est double au Québec puisque les familles doivent aussi se frotter au ministère de l’Immigration de la province. Avant de poursuivre le processus au fédéral, il leur faut obtenir un certificat de sélection du Québec.

Là encore, les délais ne cessent de s’allonger. Si la norme prévoit une réponse en moins de 25 jours, il n’est pas rare que l’on atteigne plusieurs mois d’attente, déplore le député de Québec solidaire Andrés Fontecilla.

«On ne peut pas tout mettre sur le dos de la pandémie. Il y a un problème à Québec», observe-t-il.

Selon lui, tout part de la réduction des seuils d’immigration par le gouvernement de la Coalition avenir Québec. Andrés Fontecilla dénonce le fait que la CAQ ne semble s’intéresser qu’à l’immigration économique alors que la réunification des familles représente un outil idéal d’intégration des nouveaux arrivants.

Garderies en milieu familial: grève à l’horizon dans tout le Québec

Société

Garderies en milieu familial: grève à l’horizon dans tout le Québec

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
À peine 12,42$ de l’heure: c’est ce que touchent les Responsables des services éducatifs (RSE) en milieu familial, dénonce la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ). Face à une «impasse» dans ses négociations avec Québec, le réseau monte au front et menace de déclencher une grève générale illimitée à compter du 21 septembre.

«Je vous assure que (le ministre de la Famille) Mathieu Lacombe aura un été chaud», a promis Manon Chénier, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial en Outaouais, jeudi matin, lors d’une conférence de presse à Gatineau.

À LIRE AUSSI : Pas de relance sans les travailleuses des CPE

Les négociations entre Québec été la FIPEQ-CSQ ont commencé le 4 mars 2019. «On est le 16 juillet 2020, et il n’y a rien de réglé», a dénoncé la présidente du regroupement, Valérie Grenon. Alors que plusieurs demandes ont été satisfaites, c’est sur la rémunération des RSE en milieu familial que le bât blesse. Leurs consœurs qui travaillent dans les centres de la petite enfance (CPE) gagnent 16,75 $ de l’heure — et il serait «dur» pour la FIPEQ-CSQ d’accepter moins que cette somme, a détaillé Mme Grenon. «En juin, (l’offre de Québec) a augmenté un peu. On est à 12,83 $ de l’heure. Encore une fois, c’est rire de nous.»

L’association réclame aussi des ressources financières pour que les intervenantes puissent accomplir un portrait périodique de l’enfant ainsi que la possibilité d’accueillir plus d’un enfant ayant des besoins particuliers.

Si les négociations ne débloquent pas, la FIPEQ-CSQ lancera une grève rotative partout au Québec du 1er au 18 septembre, puis une grève générale illimitée à compter du 21 septembre. En Outaouais, une journée de grève pourrait avoir lieu le 9 septembre.

Mme Grenon reproche à Mathieu Lacombe son «grand détachement» vis-à-vis de cette négociation. «Il a donné des mandats à des porte-paroles. Il dit souvent que ça ne le regarde pas, mais c’est lui, le ministre de la Famille ! s’est indignée Mme Grenon. À un certain moment, c’est à lui de prendre des décisions.»

Les moyens de pression ont commencé jeudi dans le comté du ministre responsable de l’Outaouais. Dans le secteur de Buckingham, des activistes ont distribué des tracts dans des endroits publics. Une campagne publicitaire a été lancée à la télévision, à la radio, sur le web et sur des panneaux géants dans la région.

«Pour nous, ça passe ou ça casse, a résumé Mme Grenon. C’est notre ultime tentative.»

Maison Mathieu-Froment-Savoie: de doux moments avec sa maman 

Société

Maison Mathieu-Froment-Savoie: de doux moments avec sa maman 

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
C’était le 11 mars, lors des premiers balbutiements de la crise de la COVID-19 au Québec. Ce jour-là, la mère de Josée Paquette, Claire, a reçu un diagnostic de cancer du col de l’utérus. La dame de 91 ans, qui souffre aussi d’insuffisance cardiaque et de démence, a du même coup eu un pronostic de trois mois de vie.

Puis, le 6 mai, elle a obtenu une place à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

«C’est difficile de savoir à quel stade elle est rendue, car elle n’a pas voulu pousser les tests plus loin, elle a refusé la chimiothérapie. Mais ma mère est hypothéquée pas mal. Elle n’est pas au courant de tout ce qu’elle a et même si on lui disait, elle ne s’en souviendrait pas. En plus, c’est quelqu’un d’extrêmement anxieux alors on a choisi, avec les médecins, de ne pas lui en parler», raconte sa fille, qui fait la route de 90 minutes qui sépare Lac-Cayamant et Gatineau chaque fois qu’elle rend visite à sa maman. 

À LIRE AUSSI : Finir ses jours en temps de pandémie

«Je lui ai donné la permission de partir»

Mme Paquette souhaitait ce qu’il y a de mieux pour le dernier chapitre qui s’amorce pour sa mère. Sa maman, elle la connaît sur le bout des doigts, ayant vécu avec elle comme proche aidant durant cinq années. Rapidement, ses inquiétudes se sont estompées, réalisant que «tout le bien qu’elle avait entendu» au sujet de cette maison de soins palliatifs se confirmait dès le jour 1. 

«Je l’ai chouchouté pendant cinq ans, alors je sais ce qu’elle aime, ce qu’elle n’aime pas, ses goûts. Sur place, j’ai vite constaté que chaque personne est aussi importante l’une que l’autre. Tout le monde se fait traiter aux petits oiseaux. De toute sa vie, je n’avais jamais vu ma mère avec du vernis à ongles, et là, elle en a eu. On lui donne aussi des bains avec des huiles essentielles. Il y a un préposé, Mathieu, qu’elle aime beaucoup. Elle l’appelle son chum, en riant. On lui met aussi un peu de fard à joues. Ce sont tous de petits gestes qui font toute une différence pour elle, mais également pour moi. C’est rassurant, car on s’inquiète toujours un peu. Ma mère, c’est maintenant un peu comme mon enfant, c’est la roue qui tourne. Sauf que je peux dormir sur mes deux oreilles», confie-t-elle.

Maison Mathieu-Froment-Savoie: «je lui ai donné la permission de partir»

Société

Maison Mathieu-Froment-Savoie: «je lui ai donné la permission de partir»

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
«C’était une femme très forte et elle aura été lucide jusqu’à la dernière minute. Elle aimait la vie et j’ai eu le temps de lui dire que je l’aimais. C’est une grande perte pour nous».

Même si elle savait que sa soeur Claire en était à ses derniers moments de vie à la Maison Mathieu-Froment-Savoie, Suzanne Cormier ne cache pas que l’annonce de son décès dans la nuit de mardi à mercredi et le deuil qui s’entame sont «pénibles» à encaisser.

À LIRE AUSSI : Finir ses jours en temps de pandémie

De doux moments avec sa maman

Maison Mathieu Froment-Savoie: finir ses jours en temps de pandémie

Société

Maison Mathieu Froment-Savoie: finir ses jours en temps de pandémie

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
De petites tapes sur la poitrine. Le geste, aussi banal puisse-t-il paraître, s’avère la nouvelle façon de se faire des accolades à la Maison Mathieu-Froment-Savoie depuis que la COVID-19 fait des siennes. Parce que si le virus a sans contredit bousculé le fonctionnement de la maison de soins palliatifs, il n’aura toutefois pas eu raison de la chaleur et de la tendresse qui se dégagent entre ses murs, au contraire.

«En temps normal, nous sommes une machine à câlins ici et tout à coup il fallait se retenir. C’est la première chose qui m’a frappée avec la pandémie. Nous étions freinés dans notre élan de se donner des accolades. En arrivant au travail, c’est la première chose que l’on faisait, même avec les bénévoles. On a donc inventé de petits gestes. On arrive quand même à transmettre de l’affection et de l’empathie d’autres façons», affirme l’infirmière Lucie McNicoll.

À LIRE AUSSI : «Je lui ai donné la permission de partir»

De doux moments avec sa maman

Baisse de signalements pour enfants vulnérables à Ottawa: colmater une brèche

Société

Baisse de signalements pour enfants vulnérables à Ottawa: colmater une brèche

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Les portes des écoles ontariennes étant closes pour le reste de l’année scolaire, les organisations comme le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) ont dû déployer un éventail de mesures pour maintenir le contact avec les enfants vulnérables. L’objectif ultime : qu’aucun d’entre eux ne passe entre les mailles du filet.

« Dès la fin mars, cet enjeu-là a été soulevé et on a travaillé étroitement avec les autorités de la santé publique et la Société d’aide à l’enfance (d’Ottawa) pour un peu faire un état des lieux et commencer à réfléchir à ce qui pouvait être fait pour tenter de colmater cette brèche-là de la façon la plus efficace possible dans les circonstances », affirme d’emblée Sylvie Tremblay, surintendante à l’éducation.

À LIRE AUSSI: Baisse alarmante des signalements pour enfants vulnérables pendant la pandémie

> Baisse de signalements à la DPJ: silence radio à l’école

Le CEPEO a donc mis en place « un protocole d’intervention pour les élèves en situation préoccupante ».

« De façon sommaire mais explicite, on a rappelé à tous les membres du personnel qu’ils sont dans une situation privilégiée pour être en mesure d’observer si les enfants ou les ados se trouvent dans une situation préoccupante. On leur a rappelé leur obligation légale, s’ils ont des soupçons de mauvais traitement ou de négligence, par exemple.», explique-t-elle.

Baisse de signalements à la DPJ: silence radio à l’école

Société

Baisse de signalements à la DPJ: silence radio à l’école

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Qu’il s’agisse d’une enseignante, d’un psychologue, de la direction ou encore d’une éducatrice en service de garde, le personnel des écoles s’avère la plupart du temps d’autres cruciales paires d’yeux pour la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Or, non seulement les écoles primaires québécoises ont été fermées pendant deux mois, mais à leur réouverture en mai et juin, un faible nombre d’enfants vulnérables sont revenus s’asseoir à leur pupitre en classe.

De quoi tracasser bon nombre d’acteurs du milieu, à commencer par la directrice générale du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO), Nadine Peterson.

À LIRE AUSSI: Baisse alarmante des signalements pour enfants vulnérables pendant la pandémie

> Baisse de signalements pour enfants vulnérables à Ottawa: colmater une brèche

« C’est très inquiétant. J’ai moi-même été directrice d’une école primaire dans un milieu défavorisé et les semaines avant Noël, la semaine de relâche de mars ou encore au congé de Pâques, je paniquais parce que je me disais que ça n’avait pas de saint bon sens que je laisse ces petits-là partir chez eux sans avoir un répit de leur famille. L’école est un répit pour certains enfants, en quittant le nid familial. Quand on a commencé à dire qu’on suspendait l’école, c’est terrible pour ces enfants-là. Il y a des enfants pour qui c’est le silence radio, on n’a pas de nouvelles, on ne sait pas ce qui se passe, les familles ne répondent pas à nos appels. Les jeunes (ne se sont) jamais connectés à des rencontres Zoom », s’attriste-t-elle.

Baisse alarmante des signalements pour enfants vulnérables pendant la pandémie

Société

Baisse alarmante des signalements pour enfants vulnérables pendant la pandémie

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Phénomène tant redouté dès le début de la crise du coronavirus, l’importante baisse des signalements à la Direction de la protection de jeunesse (DPJ) de l’Outaouais et à la Société d’aide à l’enfance (SAE) d’Ottawa s’est concrétisée ce printemps. Les statistiques sont là pour le prouver.

Du côté québécois de la rivière, on a enregistré une diminution de 44 % des signalements traités en mai par rapport à la même période l’année dernière. Leur nombre est passé de 798 à 314. En avril, la DPJ a traité 449 dossiers, soit 224 de moins qu’en 2019.

« Malgré la réouverture des écoles (primaires), on a continué à voir une baisse car la majorité des enfants concernés ne sont pas revenus en classe. L’école est un filet de sécurité pour eux et là il n’était pas là, ça fait en sorte qu’ils devenaient plus à risque de maltraitance. Et la liste d’attente était à 150 noms au début de la pandémie, alors qu’elle est maintenant à zéro. C’est une baisse qui a été remarquée dans la plupart des régions. Depuis plusieurs années, on a une liste constante de signalements en attente d’évaluation. Qu’elle soit vide, je n’ai pas mémoire d’avoir vu ça. En août dernier, nous étions à 22, mais par la suite ç’a grimpé avec la rentrée et c’était du jamais vu le nombre de signalements. [...] Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de maltraitance que notre liste est à zéro, c’est qu’il y a moins de signalements. Des enfants souffrent en silence et on n’a pas accès à eux en ce moment », s’inquiète la directrice de la protection de la jeunesse de l’Outaouais, Colette Nadeau.

Même si on estime qu’à peine trois élèves vulnérables sur 10 sont retournés à l’école à la mi-mai, certaines mesures ont été mises en place avec le milieu scolaire pour « s’assurer qu’on n’échappe pas des cocos dont les parents ne sont pas en mesure de répondre aux besoins de base », spécifie-t-elle.

« Pour les enfants qui étaient déjà vus par la DPJ, je suis moins inquiète, car on intervenait déjà auprès d’eux. Ce qui m’inquiète le plus, ce sont les enfants qu’on ne connaît pas. Si les parents sont à bout de souffle, ils doivent en parler à quelqu’un qui les dirigera vers les bons services ou se tourner vers des organismes comme la Maison de la famille ou le Centre de pédiatrie sociale. Ils ne doivent surtout pas rester pris avec ça à la maison », affirme Mme Nadeau.

Une résidence pour jeunes franco-ontariens en difficulté à Ottawa

Société

Une résidence pour jeunes franco-ontariens en difficulté à Ottawa

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
Le Centre d’appui et de prévention (CAP) d’Ottawa a procédé plus tôt cette semaine à l’ouverture officielle de sa résidence pour jeunes francophones aux prises avec des problèmes de dépendances.

La résidence est située dans le secteur Gloucester. Des services résidentiels et de jour sont offerts aux jeunes franco-ontariens de 12 à 24 ans dont la consommation de substances ou la cyberdépendance interfère avec les autres sphères de leur vie.

«Le séjour en résidence peut aller jusqu’à trois mois et permet d’offrir un soutien continu dans un environnement inclusif, sécuritaire, encadré et respectueux, précise le CAP dans un communiqué. Les problèmes de santé mentale et de dépendances sont interconnectés, c’est pourquoi il est important de faciliter l’accès aux services et d’offrir un appui immédiat aux jeunes.»

Le CAP est un organisme sans but lucratif francophone qui offre des services en santé mentale, en dépendances et autres services thérapeutiques aux personnes et familles francophones de l’Ontario. Il est né de l’intégration des services entre la Maison Fraternité et le Centre Psychosocial.

Une bière pour se souvenir

Société

Une bière pour se souvenir

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
La Société Alzheimer Outaouais (SAO) reçoit le soutien des Brasseurs de Montebello qui, pour une troisième année, lance une bière dont les profits des ventes seront versés à l’organisme.

La bière appelée 100 Souvenirs renaît ainsi pour une troisième année. À la suite du succès remporté lors des deux premières éditions, la SAO a demandé aux Brasseurs de Montebello de récidiver.

« Pour les deux premières éditions, on a pu remettre environ 6500 $ à la SAO, d’expliquer Alain Larivière, directeur général de la microbrasserie. Cette année, j’ai un peu modifié le brassin puisque c’est dans une cannette que la 100 Souvenirs est disponible. »

Outre le contenu de la cannette, son contenant est aussi un outil de marketing impressionnant puisque l’étiquette a été conçue par l’artiste-peintre gatinoise Doris Genest. Choisie par un jury à la suite d’un appel de candidatures aux artistes de la région, la toile sélectionnée est toute en couleur et représente la « vague dans la tête des gens atteints de la maladie ainsi que les changements dans la vie de leur entourage, de décrire l’artiste. Tandis que le beau visage représente la beauté de l’âme de ces gens. »

Autre particularité de ce nouveau brassin, c’est la technique utilisée par l’artiste qui a permis d’imprimer l’étiquette en 3D. 

« J’utilise la technique 3D et fluorescente dans mes œuvres, d’ajouter Mme Genest. Malheureusement, à cause de la pandémie, nous n’avons pas pu recevoir les lunettes qui permettent de voir la cannette en 3D puisque la commande devait être passée aux États-Unis. ».

Déjà, presque les trois quarts de cette première livraison ont déjà trouvé preneur, ce qui fait dire à M. Larivière qu’un deuxième brassin pourrait être livré au cours de l’été.

Pour les amateurs, disons que la 100 Souvenirs est une bière hybride blonde-rousse-brune de couleur orangée montrant 4,6 % d’alcool et de 20 IBU.

Itinérance: comment informer ses clientes quand elles n’ont pas accès à l’information?

Société

Itinérance: comment informer ses clientes quand elles n’ont pas accès à l’information?

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Un organisme d’Ottawa qui vient en aide aux femmes francophones démunies peine à les rejoindre pour les informer de sa réouverture et de ses nouveaux services adaptés aux mesures sanitaires liées à la COVID-19.

Comme pour la plupart des organismes humanitaires, la COVID-19 a ajouté tout un lot de nouveaux défis dans la prestation du soutien et des services.

George Floyd: « je ne peux pas dire que ça va bien », dit la mairesse de Cornwall

Est ontarien

George Floyd: « je ne peux pas dire que ça va bien », dit la mairesse de Cornwall

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
« Vous voulez une réponse honnête ? Je ne peux pas dire que ça va bien », a lancé d’entrée de jeu la mairesse de Cornwall, Bernadette Clément, à la question « comment allez-vous ? »

La vidéo de la mort de George Floyd à Minneapolis aux mains d’un policier a ébranlé la planète et Mme Clément ne fait pas exception. « C’est une horreur de regarder cette vidéo-là. Il y a aussi les personnes noires qui filmaient et qui semblaient elles-mêmes avoir peur de s’ingérer. Il y a tellement de messages. Ça crée un moment de douleur intense ».

Le Canada, moins raciste que les États-Unis ?

Actualités

Le Canada, moins raciste que les États-Unis ?

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Toronto — Bien sûr que non : le Canada n’est pas moins raciste que son voisin du sud. La différence, c’est que les Canadiens qui croient le contraire se plantent la tête dans le sable, juge un expert.

À la lumière des tensions raciales qui explosent actuellement aux États-Unis, de nombreux Canadiens, politiciens inclus, se consolent d’habiter dans un pays où les « racines » du racisme systémique « sont bien moins profondes ».

Comment soutenir le mouvement anti-racisme en tant qu’allié ?

Actualités

Comment soutenir le mouvement anti-racisme en tant qu’allié ?

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
TORONTO — Vous n’êtes pas Noir, mais vous voulez soutenir le mouvement anti-racisme ? Le Droit a consulté des experts pour leur demander quelles actions concrètes peuvent prendre les alliés dans le combat contre le racisme, sans pour autant s’approprier l’espace dont les Noirs ont besoin pour se faire comprendre. Voici ce qu’ils avaient à dire.

À LIRE AUSSI : Le Canada, moins raciste que les États-Unis ?

Laura Mae Lindo, députée de Kitchener-Centre

« Ayez des conversations entre personnes blanches. Ça donne une seconde aux personnes de couleur pour respirer.

Tensions raciales: «des plaies rouvertes», selon le chef du SPO, Peter Sloly

Actualités

Tensions raciales: «des plaies rouvertes», selon le chef du SPO, Peter Sloly

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
En poste depuis huit mois, le chef du Service de police d’Ottawa (SPO), Peter Sloly, premier homme noir de l’histoire à diriger l’organisation, ne cache être lui-même très troublé par les événements tragiques qui secouent les États-Unis depuis la fin mai, allant même jusqu’à dire que ceux-ci « ont rouvert chez nous des plaies encore sensibles ».

« Depuis l’allumage de cette nouvelle poudrière raciale aux États-Unis, je me suis affairé à aller à la rencontre des membres du SPO, des dirigeants communautaires d’ici, ainsi que des dirigeants policiers et communautaires à l’échelle internationale. Même si de nouveaux renseignements et de nouvelles perspectives nous arrivent quotidiennement, il y a tant de choses qui auraient pu être faites pour que George Floyd soit encore en vie aujourd’hui », dit-il entre autres dans une longue déclaration publiée lundi sur les réseaux sociaux.

À LIRE AUSSI : « C’est choquant », dit le chef du SPVG, Luc Beaudoin

« Travailler comme un nègre » : raciste ou pas?

Actualités

« Travailler comme un nègre » : raciste ou pas?

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
SHERBROOKE — L’expression « travailler comme un nègre » a été retirée de la définition du verbe « travailler » du dictionnaire Usito, créé par une équipe de l’Université de Sherbrooke. Cependant, l’expression demeurera dans la rubrique du mot « nègre », « car celle-ci est coiffée d’une remarque qui informe l’usager du contexte pour lequel l’utilisation du mot est raciste », explique Martine Lafleur, directrice générale du Service des communications de l’Université de Sherbrooke, et responsable du dictionnaire Usito.

L’expression a été retirée par Usito « car cette fiche ne présentait pas de remarque en ce qui a trait à la recevabilité linguistique en lien avec le mot ‘‘nègre’’ », explique Mme Lafleur dans une déclaration écrite. 

À LIRE AUSSI: Le racisme vu par des jeunes en 2020

« Le Comité éditorial d’Usito a reçu et analysé les commentaires émis sur l’emploi du mot ‘‘nègre’’ et examiné avec attention les articles touchés. Les recommandations nous sont parvenues hier soir et nous les avons mises en place dès réception », précise-t-elle. 

Rappelons qu’il y a deux jours, Marlyna Bourdeau, une étudiante de l’UQAM, avait dénoncé sur Facebook l’utilisation de l’expression « travailler comme un nègre », utilisée sous l’expression du mot « travailler ». 

Miroir de la société

La membre du comité de gouvernance et professeure à l’Université de Sherbrooke en communications, Nadine Vincent, rappelle qu’Usito est un dictionnaire, pas un recueil des beaux mots de la société. « Ce n’est pas ça, un dictionnaire, prévient-elle. C’est un mot qui existe, qui a une histoire, une charge culturelle importante et une charge sociale. Le rôle d’un dictionnaire, c’est de décrire les mots en usage dans la société, mais de les identifier comme il le faut. Dans l’article “ nègre ”, il y a une remarque disant “ Le mot nègre prend parfois une dimension identitaire lorsqu’il est employé par les Noirs eux-mêmes; sinon, il est perçu comme fortement péjoratif, voire raciste. ” Ce n’est pas en taisant le mot qu’on règle quoi que ce soit, il faut dire qu’il existe, quelles sont les connotations qui sont apportées et quels sont les risques si les gens l’utilisent? » 

La mise en garde n’était cependant pas dans l’article « travailler ». « C’est un dictionnaire numérique. Il faut cliquer sur “ nègre ”, car “ travailler comme un nègre ” n’était pas défini sous “ travailler ” », pense Pre Vincent. 

« On se demande toujours si on est clairs, s’il y a quelque chose qu’on peut améliorer, explique la professeure. On est en ligne, ce n’est pas compliqué. On veut bien admettre que sous “ travailler ”, il n’y avait pas tout ce qu’il fallait. On considère quand même que quelqu’un qui se sert d’un dictionnaire ne devrait pas arrêter à la première étape et devrait surtout donner le bénéfice du doute à l’ouvrage qu’il consulte. » 

Selon elle, il est « un peu étrange » de supposer qu’un dictionnaire soit raciste. « On ne se lève pas le matin en disant qu’on veut ou pas qu’un mot soit dans le dictionnaire. Les mots “ nègre ” et “ travailler comme un nègre ” existent en français. C’est dans la majorité des dictionnaires de la langue française. Je veux bien que les gens, avec tout ce qui se passe, soient sensibles et cherchent comment intervenir. Je voudrais aussi que les gens aillent au-delà des apparences et réfléchissent un peu. Ce n’est pas en enlevant le mot “ nègre ” du dictionnaire qu’on va régler la question du racisme. Le combat, il faut le mener, mais il est ailleurs », pense Pre Vincent, ajoutant que « le mot ‘‘nègre’’ n’est pas un mot que les Noirs eux-mêmes proscrivent toujours ». Elle cite d’ailleurs l’auteur Dany Laferière qui a titré son livre Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer. 

Et selon Mme Vincent, le dictionnaire est le miroir de la société. « Ce n’est pas en attaquant le miroir qu’on règle la société. Le racisme est un problème important, le racisme systémique est une question dont il faut parler, mais ce n’est pas dans un dictionnaire qu’on change le monde. C’est comme si on tirait des roches dans le miroir », résume-t-elle. 

Explications

Selon l’auteure du statut Facebook, Marlyna Bourdeau, l’expression aurait dû être mieux expliquée. « Ils avaient utilisé cette expression sans explication. Ça veut dire qu’une personne qui est là seulement pour le mot “ travailler ” et qui arrive à cette phrase ne comprend pas que c’est mauvais de l’utiliser. Faire circuler ce genre de phrase raciste fait en sorte que les gens ne sont pas informés. Je suis pour mettre l’étymologie des mots pour qu’on comprenne pourquoi c’est là et ce que ça veut dire », exprime Mme Bourdeau, remarquant cependant la rapidité avec laquelle Usito avait ajusté le tir. 

« La remarque pourrait être plus élaborée, mais c’est un avancement, poursuit-elle. Ça ne va pas effacer le racisme, mais c’est un début. »

Marlyna Bourdeau dit ne pas utiliser le mot « nègre » dans la vie de tous les jours. « Je n’ai jamais entendu une personne noire dire le mot “ nègre ”. En anglais, ils disent “ nigga ”. Je sais qu’il y a des Noirs qui pensent que ce n’est pas un bon mot à utiliser », résume-t-elle. 

Deux espèces d’araignées inédites découvertes à Saint-Joachim

Actualités

Deux espèces d’araignées inédites découvertes à Saint-Joachim

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Ce qui ne devait être qu’une simple étude de caractérisation dans la tourbière de Saint-Joachim-de-Shefford a mené à d’importantes découvertes scientifiques. En effet, deux nouvelles espèces d’araignées y ont été découvertes, une première au Canada.

Le projet d’inventaire de la biodiversité de la tourbière a été réalisé par la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SÉTHY) et l’arachnologue Pierre Paquin. Un total de quatre visites ont été effectuées sur le terrain au cours de la dernière année, soit deux en été, une à l’automne et une ce printemps. Les échantillonnages ont permis de déterminer que 66 espèces, réparties en 17 familles, ont élu domicile dans la tourbière joachimienne.

Vers une utilisation saine du numérique pour nos ados

Actualités

Vers une utilisation saine du numérique pour nos ados

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
SHERBROOKE — L’OSBL Bien-être numérique, qui invite les jeunes à réfléchir à la place qu’occupent Internet, les téléphones intelligents et les réseaux sociaux dans leur vie, met sur pied trois nouveaux projets pour les aider à favoriser une utilisation saine de l’environnement numérique au temps du confinement.

Le projet phare de Bien-être numérique est l’animation de l’atelier Autodéfense numérique destiné aux élèves de la 3e à la 5e secondaire à Québec, à Sherbrooke et à Montréal. Mais pour s’adapter au confinement, l’organisme offrira dès le mois de mai des cercles d’échange virtuels en petits groupes pour les élèves du secondaire et leurs enseignants.

« Nos activités sont plus structurées habituellement, mais dans le contexte actuel, le format d’un cercle de discussion est plus adapté, explique Charles-Antoine Barbeau-Meunier, cofondateur et président. C’est plus horizontal et ça donne une plus grande place aux jeunes pour expliquer ce qu’ils vivent en ce moment. »

Bien-être numérique inaugure aussi sur son site Web un « projet spécial COVID-19 ». Ce projet prend la forme de publications régulières sur nos usages du numérique au temps du confinement.

Certaines publications prendront la forme d’échanges de textos avec un adolescent tandis que d’autres s’appuieront sur les travaux d’experts et des études.

Enfin, des trucs et astuces d’autodéfense numérique seront régulièrement publiés sur la page Facebook de Bien-être numérique pour, par exemple, mieux préserver son attention ou investir plus consciemment son temps en naviguant sur son téléphone cellulaire. 

« On a partagé le truc de mettre son écran de cellulaire en noir et blanc au lieu de la couleur, illustre M. Barbeau-Meunier. La logique est simple. Les icônes des applications sont conçues pour attirer notre attention et faire en sorte qu’on clique dessus. De cette façon, les icônes perdent leur éclat et leur emprise sur notre attention. C’est plus facile d’avoir une utilisation intentionnelle et consciencieuse de son téléphone. »

M. Barbeau-Meunier espère que ces initiatives fassent du chemin.

« On verra comment ça évolue et on ne sait pas qu’elle sera la réception, résume-t-il. On aimerait avoir la participation des enseignants. On veut trouver une formule avec les écoles. Les maisons de jeunes nous avaient approchés aussi pour offrir ce genre d’atelier en compagnie d’un intervenant. »


Combien faut-il pour sortir de la pauvreté au Québec en 2020?

Société

Combien faut-il pour sortir de la pauvreté au Québec en 2020?

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Le Droit
MONTRÉAL — Pour sortir de la pauvreté, en 2020, un ménage composé de deux adultes et deux enfants aurait besoin de 61 124 $ à Gatineau, de 61 009 $ à Montréal et de 60 280 $ à Québec, a calculé l’IRIS.

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) vient de publier, comme il le fait chaque année depuis 2015, son indice de revenu viable.

Fusion diocésaine pour le milieu ecclésiastique d’Ottawa et de l’Est ontarien

Société

Fusion diocésaine pour le milieu ecclésiastique d’Ottawa et de l’Est ontarien

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
L’archidiocèse d’Ottawa et le diocèse d’Alexandria-Cornwall ont annoncé mercredi leur fusion pour former un seul et unique archidiocèse, l’Archidiocèse d’Ottawa-Cornwall.

«La fusion assurera une gestion plus efficace des ressources de l’Église tout en respectant le caractère bilingue de la région», indique le nouvel archidiocèse.

Une attention devrait être donnée aux ados, dit l’Association des pédiatres

Actualités

Une attention devrait être donnée aux ados, dit l’Association des pédiatres

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Une attention particulière doit être donnée aux adolescents qui devront rester à la maison, selon l’Association des pédiatres du Québec, qui a quelques inquiétudes pour eux.

La pédiatre Marie-Claude Roy, également membre du conseil d’administration de l’association, compte plusieurs adolescents parmi ses patients.

Davantage de bébés en Outaouais en 2019

Santé

Davantage de bébés en Outaouais en 2019

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Le nombre des naissances enregistrées en Outaouais a grimpé de 4,7% entre 2018 et 2019, une hausse marquée par rapport à celle de moins de 1% observée pour l'ensemble du Québec. En pleine pandémie de COVID-19, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) estime que la crise pourrait générer un impact sur le nombre de naissances à partir de 2021.

Selon les données provisoires rendues publiques mercredi par l'ISQ, 4059 bébés se sont ajoutés à la population de l'Outaouais l'an dernier, comparativement à 3875 en 2018. Le nombre de nouveaux-nés dans la région n'avait pas dépassé la barre des 4000 depuis 2016.

Les données de l'ISQ se basent sur le lieu de résidences des mères, ce qui signifie que les accouchements en Ontario de femmes demeurant en Outaouais sont aussi comptabilisés.

À l'échelle provinciale, le Québec a enregistré 84 200 naissances l'an dernier, une faible hausse de 0,4% par rapport aux 83 840 bébés ayant vu le jour en 2018.

«Cette hausse s’explique par une augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et non par une hausse de la fécondité, précise l'ISQ dans son Bulletin sociodémographique. De fait, l’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,58 enfant par femme, soit tout juste en deçà de celui observé en 2018 (1,59 enfant par femme).» Pour l'Outaouais, l'indice synthétique de fécondité s'est établi à 1,6 enfant par femme l'an dernier, comparativement à 1,55 en 2018.

L'ISQ souligne que depuis 1970, cet indice «se situe sous le seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme)».

Les demandes d’aide alimentaire explosent en Outaouais

Société

Les demandes d’aide alimentaire explosent en Outaouais

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Les demandes d’aide alimentaire ont doublé dans l’Outaouais rural, alors que les besoins ont augmenté de 40% à 70% en zone urbaine.

Moisson Outaouais et Centraide Outaouais, qui coordonnent la distribution des ressources financières et des denrées, ne suffisent plus à la demande. Pour les aider, les préfets de la région prévoient leur remettre chacun 50 000$, pour un total de 100 000$, par l’entremise du Fonds régions et ruralités (FRR).

Une nouvelle étude portera sur les enfants et la COVID-19

Santé

Une nouvelle étude portera sur les enfants et la COVID-19

Jean-Benoit Legault
La Presse canadienne
MONTRÉAL - Admettant qu’on «ne sait pas vraiment» ce que représente la COVID-19 pour les enfants, la Société canadienne de pédiatrie a annoncé lundi qu’une nouvelle étude du Programme canadien de surveillance pédiatrique (PCSP) tentera de déterminer combien d’enfants tombent gravement malades à cause de cette maladie.

L’étude colligera de l’information hebdomadaire auprès de 2800 pédiatres du pays et fournira des données en temps réel à l’Agence de la santé publique du Canada.

«Une fois par semaine, tous les pédiatres qui font partie du Programme vont recevoir un questionnaire par courriel leur demandant s’ils ont vu un patient pédiatrique qui a testé positif pour la COVID-19, qui été soit admis à l’hôpital, soit pas admis, mais qui présente des (...) maladies sous-jacentes qui pourraient faire en sorte que ça pourrait être un patient qui pourrait être à risque de complications ou de maladie plus sévère», a expliqué la présidente sortante de la Société canadienne de pédiatrie, la docteure Catherine Farrell.

Cette étude se distingue notamment par le fait qu’on s’intéressera non seulement aux enfants hospitalisés, mais aussi à ceux qui ont des troubles de santé sous-jacents qui pourraient les rendre plus susceptibles de complications sévères, a-t-elle ajouté.

Ce sera l’occasion pour les pédiatres membres du PCSP de combiner leurs données pour «connaître vraiment l’ampleur de la maladie chez les enfants», a dit la docteure Farrell.

«Une étude épidémiologique, c’est d’étudier qui a été atteint, comment ils ont été atteints, comment est-ce qu’ils ont présenté (la maladie), est-ce que leurs symptômes sont différents de ce qu’on voit chez les adultes, est-ce que les symptômes de ceux qui avaient des maladies sous-jacentes comme l’asthme ou des maladies cardiaques se sont présentés de façon différente, et quel est le résultat de la maladie?», a-t-elle illustré.

Le partage d’information est le seul moyen de développer les meilleures thérapies possible, poursuit-elle, puisqu’aucun traitement de la COVID-19 n’a encore été approuvé pour des enfants, à l’exception de projets de recherche.

«Ce qui est unique, c’est que c’est l’expérience de 2800 pédiatres qui vont témoigner de ce qu’ils ont vécu, de ce qu’ils ont vu chez leurs propres patients qui va faire en sorte que ça va être des données très riches pour une utilisation subséquente s’il y a une deuxième vague (...), mais également pour pouvoir se comparer avec d’autres milieux, a conclu la docteure Farell.

«L’intention est vraiment de comparer avec des partenaires dans d’autres pays qui ont des programmes de surveillance comme le nôtre.»

Il s’agirait de la plus vaste étude de surveillance sanitaire en pédiatrie axée sur la COVID-19 au Canada.