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Six solutions contre le racisme 
Six solutions contre le racisme 
Depuis quelques années, le Service de police de la Ville de Gatineau multiplie les initiatives pour intéresser les jeunes au métier de policier dans le but avoué d’augmenter la diversité au sein de ses équipes.
Depuis quelques années, le Service de police de la Ville de Gatineau multiplie les initiatives pour intéresser les jeunes au métier de policier dans le but avoué d’augmenter la diversité au sein de ses équipes.

Gatineau: attirer les jeunes tôt pour diversifier le service de police

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), à l’image de bien d’autres corps policiers au Québec, est très majoritairement blanc et peu représentatif d’une population beaucoup plus métissée.

Gatineau a beau être le deuxième pôle d’immigration au Québec, après Montréal, mais sur près de 500 policiers municipaux, seulement 13 sont issus de minorités visibles ou ethniques. Le SPVG tente depuis longtemps de rectifier cette réalité par le recrutement, mais le bassin de candidats issus des communautés culturelles sortant de l’École nationale de police du Québec demeure faible. Ceux qui en sortent optent souvent pour un poste dans la métropole, explique le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. «On ne nie pas le problème, on s’y attaque», assure-t-il. 

Depuis quelques années, le SPVG multiplie les initiatives pour intéresser les jeunes au métier de policier dans le but avoué d’augmenter la diversité au sein de ses équipes. «C’est du moyen et long terme, reconnaît le maire de Gatineau. Pour que ça fonctionne, on cible les jeunes dès qu’ils arrivent au secondaire. Nos policiers tissent des liens de confiance avec eux et ils leur parlent du métier. Ainsi, quand vient le temps pour eux de se choisir un métier, nous avons plus de chances qu’ils souhaitent devenir policier et qu’ils reviennent ensuite travailler chez vous. Mais c’est évident que ça va prendre un certain temps avant de pouvoir changer le portrait.»

La porte-parole du SPVG, Marianne Leduc, précise que les efforts des policiers ne se limitent pas qu’aux écoles. «Nous participons régulièrement à des événements très variés à la demande des différentes communautés, dit-elle. Nous participons activement à l’accueil et à l’intégration des nouveaux arrivants, notamment par l’entremise de rencontres d’échanges et de présentations. Nous établissons des liens avec différentes communautés par le biais d’organismes et de représentants de certains groupes. L’objectif est de créer des relations de confiance, de permettre le dialogue et les échanges. Il s’agit d’opportunités pour intéresser les jeunes issus de ces communautés à une carrière de policier en démystifiant le travail que nous effectuons.»