Des étudiants de l’Université d’Ottawa (Ud’O) ont organisé depuis vendredi après-midi un sit-in dans l’un des pavillons de l’institution scolaire ottavienne.
Des étudiants de l’Université d’Ottawa (Ud’O) ont organisé depuis vendredi après-midi un sit-in dans l’un des pavillons de l’institution scolaire ottavienne.

Sit-in contre le racisme à l’Université d’Ottawa

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Des étudiants de l’Université d’Ottawa (Ud’O) ont organisé depuis vendredi après-midi un sit-in dans l’un des pavillons de l’institution scolaire ottavienne.

Une dizaine d’étudiants occupent le pavillon Tabaret, où se trouvent les bureaux de la direction, pour exiger des mesures concrètes pour lutter contre le racisme sur le campus.

Des membres de la Coalition contre le racisme de l’Université d’Ottawa, du Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario et du Syndicat des étudiants de l’Université d’Ottawa ont participé au regroupement.

Les manifestants ont affirmé qu’ils ne quitteront pas le pavillon tant et aussi longtemps qu’ils ne se seront pas entretenus avec le recteur, Jacques Frémont.

La principale recommandation des manifestants concerne la mise en place d’un bureau indépendant antiracisme qui pourra mettre en œuvre des initiatives pour combattre les inégalités raciales sur le campus.

Rappelons que le recteur a annoncé la semaine dernière la formation d’un comité antiracisme qui cherche à favoriser l’inclusion à l’Ud’O.

Cependant, la mise en place de ce comité a été mal reçue par le Syndicat des étudiants. Ces derniers exigent que l’université démantèle ce comité au profit du projet de bureau indépendant.

Les étudiants réclament aussi la création d’un cours obligatoire contre le racisme pour les étudiants du premier cycle.

Rappelons que plusieurs incidents se sont déroulés à l’Ud’O au cours des dernières années. L’arrestation controversée d’un étudiant noir par le service de protection de l’Ud’O en 2019 avait ouvert la porte au début.

Cependant, c’est l’utilisation du « mot en N » par une enseignante dans un cadre pédagogique qui a causé une onde de choc sur le campus et partout au pays. L’enseignante avait alors été suspendue temporairement par l’Ud’O.

L’institution a depuis proscrit l’utilisation du « mot en N » sur son campus.