Le but de l’exercice de samedi était de simuler un tremblement de terre afin de tester la réponse des services d’urgence pour les associations de sécurité civiles des deux côtés de la rivière.

Simulation de séisme dans la région de la capitale nationale [PHOTOS]

La région de la capitale nationale a connu son lot de catastrophes naturelles ces dernières années, notamment avec le passage de tornades et d’inondations. Cette fois-ci, c’est un séisme de 6,5 sur l’échelle de Richter qui frappe la région. Du moins, un séisme simulé.

De nombreux intervenants et premiers répondants bénévoles se sont donné rendez-vous samedi matin au Parc des Cèdres, à Gatineau, ainsi qu’au site historique Pinhey’s Point, à Ottawa, pour le Rendez-vous bénévole en sécurité civile 2019. L’événement, qui en est à sa cinquième édition, était de passage dans la région pour la première fois. L’Outaouais est d’ailleurs l’une des trois régions au Canada qui est le plus à risque de subir un séisme.

Le but de l’exercice de samedi était de simuler un tremblement de terre afin de tester la réponse des services d’urgence pour les associations de sécurité civiles des deux côtés de la rivière.

 «On veut donner la chance aux bénévoles de mettre en pratique leurs compétences, mais aussi, on veut que ces organismes bénévoles-là puissent démontrer leur savoir-faire aux organisations municipales, provinciales et fédérales. On veut leur montrer que lors de sinistres importants, il y a des gens qui peuvent aider et faire une partie du travail.», explique le co-directeur de l’exercice, Simon Harvey.

Des secouristes bénévoles ont mis leurs compétences en valeurs samedi.

Les organisateurs ont mis le paquet pour assurer le réalisme de la situation. Maquillage de blessure, débris et autres imprévus, les répondants bénévoles étaient plongés directement au cœur d’un violent séisme. Ces derniers devaient faire de la recherche terrestre, soigner des sinistrés et ensuite procéder à leur évacuation.

«On a mis en place une série de scénarios différents qui force les répondants bénévoles à apprendre dans plusieurs situations différentes et voir comment ils peuvent s’adapter dans ces situations-là», détaille M. Harvey.

Qu’on parle d’un séisme, d’inondations ou d’une tornade, la mission reste la même pour les premiers répondants.

«C’est sûr que ça peut varier d’un sinistre à l’autre, mais généralement la réponse va être sensiblement la même. Tout dépend des besoins sur le terrain. Ça va dépendre du lieu, des gens touchés et de plusieurs autres facteurs qui vont faire en sorte qu’on va déployer des ressources plutôt que d’autres.»

Les organismes Ambulance Saint-Jean, l’Association de la sécurité civile du Québec (ASCQ), l’Association québécois des bénévoles en recherche et sauvetage (AQBRS), l’Armée du Salut, la Croix-Rouge Canadienne, Radio amateur du Québec (RAQI) et Recherche et sauvetage aérien civile de l’Ontario (CASARA) ont tous contribué à l’évènement de samedi.

«On veut vraiment prioriser l’interopérabilité. Chaque organisme a un travail distinct à effectuer, mais on veut surtout que ces gens-là apprennent à travailler conjointement sur le terrain. Dans un cas de sinistre majeur, ils vont devoir travailler ensemble.»

L’évènement devait d’abord avoir lieu en juin dernier, mais en raison des inondations printanière, les organisateurs ont dû repousser la date de la formation de plusieurs mois.