Les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ouvriront leurs portes une heure plus tard vendredi matin, pour accroître la pression en vue du renouvellement de la convention collective.
Les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ouvriront leurs portes une heure plus tard vendredi matin, pour accroître la pression en vue du renouvellement de la convention collective.

Services de garde en milieu familial CSQ: manifs et ouverture 1 heure plus tard

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ouvriront leurs portes une heure plus tard vendredi matin, pour accroître la pression en vue du renouvellement de la convention collective.

De plus, plusieurs d'entre elles en profiteront pour manifester, à 6h vendredi matin, devant le bureau de la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, à Québec.

De même, des responsables se rassembleront à 6h, 6h30 ou 7h devant les bureaux d'une quinzaine de députés et ministres dans plusieurs régions du Québec, notamment devant les bureaux des ministres Éric Girard (Finances), Pierre Fitzgibbon (Économie), Jean Boulet (Travail), Jean-François Roberge (Éducation), Mathieu Lacombe (Famille), Andrée Laforest (Affaires municipales) et Christian Dubé (Conseil du trésor).

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente la grande majorité des responsables de services de garde en milieu familial qui sont syndiquées.

L'ouverture une heure plus tard qu'à l'habitude fait partie d'un mouvement, amorcé le 31 janvier, visant à ouvrir les portes de plus en plus tard les vendredis, 15 minutes à la fois, jusqu'à deux heures plus tard au bout de huit semaines.

Le mandat de moyens de pression adopté par les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ, prévoit également la fermeture du service durant une demi-journée et une journée. La fédération n'a toutefois pas encore décidé quand elle recourrait à cette deuxième étape de ses moyens de pression.

Les négociations ont cours avec le ministère de la Famille; le principal point en litige est la rémunération.

Les responsables de services éducatifs ne sont pas rémunérées à l'heure; elles touchent plutôt une subvention du ministère pour dispenser le service à leur domicile. Elles ont donc fait estimer leur rémunération par un spécialiste, à partir du montant de la subvention et des heures de travail et autres dépenses. La FIPEQ en conclut qu'elles touchent 12,42 $ l'heure.

La FIPEQ revendique pour elles l'équivalent d'un salaire horaire de 16,75 $.

Le ministère ne fait pas les mêmes calculs. Il a d'ailleurs déjà déploré que les parents aient à subir ces moyens de pression de la part des syndiquées. Et il souhaite toujours en arriver à une entente avec leurs représentantes.