Sept otages et 11 militants tués lors d'une attaque de l'armée en Algérie

Associated Press
La crise des otages en Algérie a connu un dénouement tragique samedi lorsque les forces spéciales algériennes ont attaqué le complexe de production de gaz naturel où se terraient depuis quatre jours des extrémistes islamistes avec leurs otages étrangers. Onze militants auraient été tués et sept captifs exécutés par leurs ravisseurs avant l'assaut.
La nouvelle rapportée par l'agence de presse officielle de l'Algérie, qui cite une source militaire, ne précise pas si des otages ou des insurgés ont survécu à l'attaque et ne donne pas de détails sur la nationalité des victimes.
Selon les autorités algériennes, une trentaine de militants occupaient le complexe situé à In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, depuis mercredi. Étant donné que 18 d'entre eux avaient déjà été tués, il semble que la crise impliquant des centaines de travailleurs de l'installation soit terminée.
Aucun bilan officiel concernant le nombre de captifs détenus par les extrémistes enfermés dans le complexe, qui est cogéré par la compagnie britannique BP, l'entreprise norvégienne Statoil et une société d'État algérienne, n'a été fourni samedi. Les militants avaient toutefois affirmé avoir encore pour otages trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique.
La gestion de la crise par l'Algérie a suscité un tollé sur la scène internationale, même si des experts ont rappelé que le gouvernement algérien avait toujours refusé de négocier avec les terroristes par le passé.