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Au moins 40% des capacités qu’ont les chiots de suivre nos indications verbales ou non verbales seraient inscrites dans leurs gènes.
Au moins 40% des capacités qu’ont les chiots de suivre nos indications verbales ou non verbales seraient inscrites dans leurs gènes.

Les chiots et nous : une question de génétique

Agence Science-Presse
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Si les chiens socialisent aussi bien avec les êtres humains, c’est qu’il y a quelque chose d’inné. Au moins 40% des capacités qu’ont les chiots de suivre nos indications verbales ou non verbales seraient inscrites dans leurs gènes.

Les spécialistes en cognition savent depuis longtemps que les chiens ont quelque chose d’unique dans le monde animal : ils peuvent comprendre une partie de notre langage corporel. Ils savent par exemple qu’un doigt pointé dans une direction signifie qu’il faut regarder dans cette direction ; et ils observent attentivement nos visages quand on leur parle. S’agit-il d’un apprentissage dès leur plus jeune âge ou bien les chiots possèdent-ils cette capacité dès leur naissance ?

Selon une équipe de chercheurs américains, ce serait donc en partie génétique. Leur étude, parue le 3 juin dans la revue Current Biology, a consisté à interagir avec pas moins de 375 Golden Retriever et Labrador âgés de 8 semaines. Et ces interactions les amènent à conclure que ces capacités émergent en effet trop vite chez un trop grand nombre de ces chiots pour être simplement le résultat d’un apprentissage — l’attrait d’une récompense, par exemple. Le chien naîtrait bel et bien avec, en partie du moins, cette capacité à suivre la direction indiquée par un doigt.

Par contre, à huit semaines, le chiot n’a pas encore appris à « demander de l’aide » : les chiots qui étaient placés devant la tâche difficile d’ouvrir une boîte où se trouvait de la nourriture pouvaient regarder l’humain, mais seulement pendant une seconde. Et non pas à la manière insistante d’un chien plus vieux qui cherche à attirer l’attention de son humain préféré…

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