Deux découvertes de l’UL au palmarès de Québec Science [VIDÉO]

Des travaux menés à l’Université Laval, au sujet des interactions entre les espèces de poissons ainsi que de la sclérose latérale amyotrophique, se sont frayé un chemin jusque dans le palmarès des 10 découvertes québécoises de l’année de Québec Science, a-t-on appris jeudi quand le magazine a publié sa fameuse «liste».

La sclérose latérale amyotrophique, ou SLA, est causée dans l’immense majorité des cas par une protéine qui se dérègle et s’agglutine sur les neurones moteurs (chargés de transmettre les signaux du cerveau aux muscles). Les gens atteints, entre 2 et 3 cas par 100 000 personnes, ressentent d’abord une faiblesse dans les bras et les jambes, qui dégénère en paralysie puis éventuellement en problèmes respiratoires entraînant la mort, entre deux et cinq ans plus tard. Il n’existe aucun traitement à l’heure actuelle.

On ignore pourquoi cette protéine se dérègle, mais les chercheurs de l’UL Jean-Pierre Julien et Silvia Pozzi, du centre de recherche CERVO, ont mis au point un anticorps qui s’attaque justement à cette protéine corrompue. Dans une étude parue en février dernier dans le Journal of Clinical Investigation, ils ont montré que des souris atteintes de SLA voyaient leur état musculaire s’améliorer et, dans 20 % des cas, leur cognition prendre du mieux aussi. Ces résultats sont extrêmement encourageants, mais soulignons tout de même qu’il reste encore plusieurs étapes à franchir avant les «essais cliniques», qui testeront l’efficacité et la sûreté du traitement sur des patients.

Par ailleurs, une équipe à laquelle appartient le professeur de biologie de l’UL Philippe Archambault a dressé une étonnante «carte» des interactions prédateurs-proies entre plus de 11 000 espèces marines, et a montré que les océans de la planète sont beaucoup plus liés entre eux qu’on le croyait. Les chercheurs s’attendaient à voir une série de zones à l’intérieur desquelles les espèces sont très interconnectées, mais sans avoir beaucoup de liens avec les autres zones. Or ils ont plutôt réalisé que ce que l’on appelle souvent «les océans» est en réalité, du point de vue des interactions entre les poissons, un seul grand océan, concluaient-ils en juillet dans la revue savante Nature – Ecology and Evolution.

Notons que le palmarès de Québec Science en est à se 27e édition cette année. Comme à chaque fois, le public est maintenant appelé à voter pour sa découverte favorite (https ://www.quebecscience.qc.ca/decouverte2019/) et a jusqu’au 14 février pour le faire.