Johanne Riel, directrice, Pierette Mercier, présidente du C.A, et la conseillère Louise Boudrias

Sauvée après des mois d’incertitude

Après plusieurs mois d’incertitude, la Maison d’accueil Mutchmore qui était menacée de fermeture depuis juillet pourra poursuivre ses activités auprès des 2000 résidents du quartier grâce au travail acharné de ses responsables et de l’appui de plusieurs intervenants et organismes de la région.

Il y a plus d’un an, le Comptoir St-Vincent de Paul, qui avait appuyé la Maison au cours des seize dernières années, avait informé ses responsables qu’ils allaient devoir voler de leurs propres ailes puisqu’il ne pouvait plus la supporter financièrement. 

La présidente du conseil d’administration, Pierrette Mercier, a raconté jeudi que la conseillère municipale Louise Boudrias (Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond) a depuis réussi à convaincre ses collègues du conseil municipal que la Maison jouait un rôle essentiel dans le quartier. 

Lors du dernier conseil du 3 octobre, la ville de Gatineau a adopté une résolution pour accorder une subvention de 87 000 $ provenant des surplus de l’ex-ville de Hull qui a été versée à l’Office municipal d’habitation de Gatineau pour l’achat de la maison. 

C’est jeudi dernier que la signature d’un protocole d’entente entre l’Office municipal d’habitation de Gatineau et la Maison Mutchmore, située au 142 de la rue Mutchmore, a confirmé son sauvetage.

«C’est avec un soupir de soulagement que nous pouvons annoncer que la Maison est sauvée. La conseillère municipale Louise Boudrias nous répétait sans cesse que la Maison Mutchmore ne fermerait pas. Et aujourd’hui, nous annonçons la bonne nouvelle. On ne vivra pas riche, mais on va vivre», a raconté Mme Mercier.

«Pour moi, en cette fin de mon premier mandat, c’est comme un cadeau du coeur», a expliqué avec soulagement la conseillère Boudrias.

Située dans un des quartiers les plus défavorisés de la ville de Gatineau, la Maison Mutchmore compte deux employés et l’aide d’un groupe de 20 personnes bénévoles du quartier. Elle offre des activités parascolaires aux enfants, des cours de francisation aux nouveaux arrivants, des services de garderie, des ateliers de couture, et un lieu de rencontres.

«Nous avons le deuxième quartier le plus fragile de l’Outaouais et 28% des nouveaux arrivants des dernières années sont logés dans les habitations de l’OMHG. Ils vivent une période difficile et la Maison les soutient dans leurs projets, leurs inquiétudes et leurs besoins» a souligné Mme Mercier.

«Chaque jour, une cinquantaine d’adultes et enfants y viennent, alors que le nombre de visites peut atteindre plus de 1000 par année», a expliqué Johanne Riel, directrice de la Maison Mutchmore.

Pendant le processus, la Maison a dû traverser plusieurs étapes pour être reconnue comme une maison de quartier et obtenir un montant récurrent du Programme de soutien aux organismes communautaires. Plusieurs partenaires ont aussi donné leur appui financier pour permettre à la Maison de continuer ses activités. Par exemple, Centraide a accepté d’augmenter son aide de 8000 $ à 20 000$ cette année pour permettre à la Maison de passer cette transition difficile. D’autres partenaires et donateurs ont aussi accepté d’offrir leur aide, a expliqué Mme Mercier.