Santé

De nouvelles têtes pour trois directions du CISSSO

Trois nouveaux noms seront dorénavant associés à des postes d’importance au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

Le conseil d’administration du CISSSO a adopté, jeudi soir, la nomination de Colette Nadeau à la tête de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Mme Nadeau, qui est actuellement directrice adjointe la DPJ régionale, succédera à Michelyne Gagné, qui part à la retraite le 30 juin.

Santé

Climatisation des CHSLD: du travail à faire, selon les retraités du secteur public

Des données obtenues en vertu de la loi d’accès à l’information font dire à l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour s’assurer que les aînés des CHSLD «ne voient pas leur santé mise à mal lors des périodes de chaleur intense».

L’été dernier, plusieurs dizaines de décès liés à la chaleur extrême ont été dénombrés au Québec, dont au moins un en CHSLD. Si les résidents des CHSLD ont le droit d’installer un climatiseur personnel dans leur chambre, les infrastructures ne le permettent souvent pas, notamment en raison de la vétusté des systèmes électriques.

En 2013, l’AQRP avait mené une enquête sur l’état de la climatisation dans les CHSLD, révélant qu’un peu moins de 8% des chambres étaient climatisées par l’établissement, et que 82% des centres d’hébergement étaient munis d’au moins une salle commune climatisée.

Afin de vérifier la progression de la situation six ans plus tard, l’Association a envoyé au cours des dernières semaines des demandes d’accès à l’information à l’ensemble des CISSS et CIUSSS de la province. Sur les 22 CISSS et CIUSSS, 15 ont fait parvenir des données à l’AQRP, qui les a compilées et transmises au Soleil. 

En date du 1er mai dernier, 24% des chambres des centres d’hébergement publics étaient climatisées par l’établissement, et près de 95% des CHSLD disposaient d’au moins une salle commune climatisée, en hausse de 16 et de 13 points de pourcentage respectivement par rapport aux données de 2013. 

C’est au CIUSSS du Saguenay Lac-Saint-Jean qu’on retrouve la plus grande proportion de chambres climatisées par l’établissement, avec près de 68% (292 sur 425 chambres). Vient ensuite le CISSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, avec près de 61% (1345 sur 2219 chambres). 

À l’opposé, le CISSS de Lanaudière fait piètre figure, alors qu’aucune de ses 1088 chambres n’est climatisée. Les CISSS de Chaudière-Appalaches et de la Montérégie-Centre ne font gère mieux, avec respectivement 1,7% et 1,8% de chambres climatisées (24 sur 1440 chambres et 14 sur 799 chambres respectivement). 

Dans les établissements de Montréal, c’est environ 30% des chambres des CHSLD qui sont climatisées. Pour la région de la Capitale-Nationale, l’AQRP n’a pas obtenu de données.

Peu de chambres

L’Association se réjouit que près de 100% des établissements publics d’hébergement soient munis d’au moins une pièce commune climatisée. Mais encore trop peu de chambres sont climatisées, bien qu’il y ait eu une légère amélioration, note-t-elle. 

«C’est sûr que ce n’est pas suffisant et qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, notamment à Montréal, où il faut avoir une très grande préoccupation», souligne la présidente de l’AQRP, Rose-Mary Thonney.

Il n’empêche, les données démontrent «une sensibilisation accrue de la part des établissements et du gouvernement face aux canicules, qui ne vont pas aller en diminuant», observe Mme Thonney.

La présidente de l’AQRP est consciente que tous les établissements n’ont pas la possibilité de climatiser leurs chambres. «Mais quand il y a des rénovations, il faut penser climatisation», estime-t-elle. 

D’autres solutions comme la plantation de verdure autour de l’établissement pour diminuer la masse thermique et la protection des murs et des fenêtres pour empêcher la chaleur d’entrer peuvent aussi être envisagées, selon Mme Thonney.

À défaut de pouvoir rafraîchir davantage les CHSLD, il faut mettre en place des mesures préventives renforcées en période de chaleur extrême, dit la présidente de l’AQRP. «Il faut faire plus de tournées des chambres pour s’assurer que les aînés sont suffisamment hydratés, qu’ils sont en forme, qu’ils vont faire un tour dans la salle commune climatisée. […] C’est un droit pour les aînés que de pouvoir passer à travers une canicule sans y laisser sa vie.»

Procédure

En avril, Le Soleil rapportait qu’en prévision de la saison estivale, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) avait demandé aux établissements ayant une mission de soins de longue durée d’élaborer avant le 31 mai une procédure permettant de faire face aux épisodes de chaleur extrême. Il réclamait notamment que tous les CHSLD soient munis d’au moins un espace commun frais, climatisé ou déshumidifié, et que «des mesures d’ordre préventif, de surveillance, de vigie et de formation du personnel» soient mises en place.

Pour 2018-2019, le MSSS a alloué une enveloppe budgétaire de 35 millions $ pour réaliser des projets de rénovation fonctionnelle mineure en CHSLD. Selon une porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn, «l’ajout de climatiseurs pour créer des zones refuges est l’une des priorités de cette enveloppe budgétaire».

Santé

Investissement de 105 millions$ confirmé pour le CHEO

La ministre des Services à l’enfance et de Services sociaux et communautaires de l’Ontario, Lisa MacLeod, a confirmé mercredi l’investissement de 105 millions$ sur six ans pour la construction d’un «nouveau centre de traitement pour enfants de pointe» sur le campus du Centre hospitalier pour enfant de l’est de l’Ontario (CHEO).

Ce financement, inclus dans le plus récent budget du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford, avait été annoncé par les libéraux de Kathleen Wynne au printemps 2018.

L’investissement permettra entre autres la construction d’un nouveau bâtiment de six étages, pour une superficie totale de plus de 230 000 pieds carrés.

L’immeuble sera baptisé «1lieupourallermieux» et permettra aux CHEO d’offrir, sous un même toit, des services aux enfants et adolescents présentant des besoins particuliers, par exemple en santé mentale, pour la petite enfance ou pour les troubles du spectre de l’autisme.

Santé

L’obésité des jeunes enfants n’a rien de banal

MONTRÉAL - Il n’y a rien de banal à un enfant de quatre ans qui souffre d’embonpoint ou d’obésité: son organisme a déjà commencé à être abîmé et le prix à payer viendra beaucoup plus tôt qu’on ne pourrait l’imaginer.

Une nouvelle étude espagnole dont les résultats ont récemment été publiés par le European Journal of Preventive Cardiology prévient que le risque de souffrir d’hypertension à l’âge de six ans est deux fois plus élevé chez les enfants qui souffraient d’embonpoint à l’âge de quatre ans.

«C’est un peu méconnu, a dit la docteure Mélanie Henderson, une endocrinologue du CHU Sainte-Justine. On avait la notion par le passé que les enfants en surpoids grandissaient et ça s’en allait. Mais on a vraiment des données très probantes à l’appui du fait que l’enfant à la petite enfance qui a une obésité devient l’enfant d’âge scolaire avec une obésité, devient l’adolescent avec une obésité et l’adulte avec une obésité.»

L’Organisation mondiale de la Santé estime que l’obésité pédiatrique compte parmi les principaux défis de santé publique du 21e siècle. En 2016, plus de 41 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans étaient en surpoids.

Il ne faut donc pas prendre l’embonpoint d’un enfant à la légère.

«L’obésité à l’adolescence est un prédicteur plus puissant de mortalité précoce à l’âge adulte que l’obésité à l’âge adulte, a dit la docteure Henderson. C’est probablement en lien avec le fait que nous avons des complications dès un jeune âge, et ça se cumule dans le temps, et donc il y a un effet cumulatif de risque.»

La nouvelle étude va encore plus loin en mettant en garde contre des problèmes de santé dès la petite enfance. Ses conclusions s’appliquaient à tous les enfants, peu importe leur sexe ou leur statut socioéconomique.

Environ 85 pour cent des enfants de deux à quatre ans dépasseraient le temps d’écran recommandé et un grand pourcentage n’atteindrait pas les recommandations en matière d’activité physique, selon la docteure Henderson. C’est donc une population très sédentaire, avec toutes les conséquences néfastes que cela peut avoir.

Elle cite en exemple la clientèle du Centre pédiatrique d’intervention en prévention et en réadaptation cardiovasculaires (CIRCUIT) de Sainte-Justine: la moitié des jeunes patients ont entre 5 et 12 ans, la moitié des patients ont une obésité et une autre complication, et 30 pour cent ont une obésité et deux complications.

«On voit des jeunes de plus en plus malades tôt pendant la vie, donc effectivement ce n’est pas banal et il faut agir promptement pour aider les jeunes qui ont un surpoids ou une obésité, a-t-elle dit. L’obésité pédiatrique est plus grave que pour un adulte parce qu’il y a tout l’aspect de cumuler dans le temps ces problématiques de santé là.»

Le problème de l’obésité pédiatrique est multifactoriel, poursuit-elle. Oui il y a une composante génétique, et oui on peut parler de malbouffe et de restauration rapide et d’urbanisation, et oui on peut parler d’une société sédentaire qui ne crée pas un contexte de vie propice aux saines habitudes de vie, mais «les parents demeurent mes alliés numéro un comme agents de changement».

«Ce sont eux qui peuvent apporter des changements qui vont bénéficier à la santé de l’enfant. (...) Ce sont eux qui peuvent encourager le jeune à être plus actif (...) mais ils ont besoin d’un cadre sociétal», a prévenu la docteure Henderson.

Sur Internet

https://www.inspq.qc.ca/expertises/habitudes-de-vie-et-prevention-des-maladies-chroniques/nutrition-activite-physique-et-problemes-lies-au-poids/comite-scientifique-sur-la-prevention-de-l-obesite/la-montee-de-l-obesite-au-quebec