Santé

Ressources en santé mentale: inquiet pour son fils schizophrène

Au bout du fil, la voix de Michel Bourque est cassée par l’émotion. Son fils unique, celui qui a déjà été un petit bébé à cajoler et qui est devenu un enfant enjoué, est aujourd’hui un jeune adulte dont la vie est plombée par la schizophrénie. « Ça fait extrêmement mal », laisse tomber M. Bourque, qui implore les autorités du réseau de la santé de l’Outaouais de trouver une place adaptée à son fils, rendu dysfonctionnel au point où il se fait cuire du bœuf haché directement sur un rond de sa cuisinière.

Michel Bourque ne sait plus vers qui se tourner pour que Jean (nom fictif) soit placé dans un milieu adapté à son état de santé. À l’heure actuelle, le jeune homme de 26 ans demeure depuis 2016 dans un appartement supervisé pour personnes autonomes, à Gatineau. Mais la surveillance n’est pas suffisante pour son fils, estime son père.

Est ontarien

L’Hôpital d’Ottawa ouvre des horizons pour l’Est ontarien

Le projet pilote de télésurveillance du domicile pour les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) de l’Hôpital d’Ottawa permet aux patients de recevoir davantage de soins à la maison. En place depuis octobre 2018, ce programme pourrait élargir ses horizons et être offert à des patients de l’Est ontarien.

Depuis un peu plus de trois mois, les patients qui ont été traités à l’Hôpital d’Ottawa pour une maladie qui obstrue les poumons de façon chronique n’ont plus besoin de retourner régulièrement à l’urgence pour obtenir des soins.

Actualités

Sixième édition du défi 28 jours sans alcool: 10 000 participants attendus

MONTRÉAL — La Fondation Jean Lapointe estime que plus de 10 000 personnes vont relever le défi «28 jours sans alcool», qui débute le 1er février.

Cette année, les participants ont trois choix: ne pas boire d’alcool du lundi au jeudi, s’abstenir du vendredi au dimanche, ou éviter de consommer pendant tout le mois de février.

La Fondation leur demande un don de 28 $, et les fonds recueillis serviront à des activités de prévention de la consommation d’alcool, de cannabis et d’autres drogues chez les étudiants du secondaire. Plus de 80 000 jeunes sont rencontrés annuellement dans le cadre d’ateliers de prévention.

La Fondation compte encore cette année sur des ambassadeurs pour appuyer le défi, dont le chef cuisinier Martin Juneau et l’animateur Jean-Philippe Wauthier.

La Fondation Jean Lapointe a été créée il y a 35 ans. Elle est devenue un chef de file de la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie. Elle soutient activement la Maison Jean Lapointe, un centre de réadaptation pour les toxicomanes.

Santé

L’organisme Fillactive s’implantera ailleurs au Canada

MONTRÉAL — L’organisme Fillactive, qui cherche à dissuader les filles d’abandonner le sport à l’adolescence, prend de l’expansion.

Au terme d’une campagne de financement d’un an qui lui a permis d’amasser 11 millions $, l’organisme a maintenant les reins assez solides pour s’implanter dans de nouvelles provinces.

La présidente fondatrice de Fillactive, Claudine Labelle, se réjouit de voir son projet arrivé «à maturité».

Son expertise a été sollicitée en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et en Alberta, où de cinq à dix écoles s’ajouteront cette année aux 280 établissements déjà mobilisés au Québec et en Ontario.

Des athlètes olympiques prendront part à tournée d’introduction dans ces nouvelles écoles participantes, notamment pour répondre à ce que Claudine Labelle décrit comme un «manque de modèles» actifs pour les jeunes filles.

Entre les âges de 12 et 17 ans, celles-ci perdent confiance en elles-mêmes et en leurs habiletés motrices, déplore-t-elle. Selon Fillactive, neuf filles sur dix ne pas répondent pas aux normes canadiennes en matière d’activité physique au terme de leur parcours à l’école secondaire.

Claudine Labelle raconte avoir elle-même «complètement décroché» lors de cette période de sa vie, malgré avoir «eu la piqûre de l’activité physique en bas âge».

Aujourd’hui, elle se donne pour objectif non pas de former des médaillées olympiques, mais bien des filles qui prendront plaisir à bouger pour le reste de leurs jours.

Pour ce faire, elle mise sur les adolescentes qui aiment déjà le sport afin de provoquer un certain effet d’entraînement dans le cadre de la mise en place d’un programme d’entraînement d’une durée de huit à dix semaines.

Ce programme, orchestré en partenariat avec les milieux scolaires, peut être personnalisé par les enseignants, dans un esprit de camaraderie et non de compétition, et culmine par un parcours festif de cinq à dix kilomètres.

«Il n’y a pas de chronométrage, il n’y a pas de classement. On amène les filles à s’encourager entre elles, fait valoir Claudine Labelle. Ce type d’événement va bien au-delà du fait de bouger.»