Santé

Rappel de 100 000 pots de glu en raison d'un «risque chimique»

Quelque 100 000 pots de glu « Super Cool Slime » font l’objet d’un avis de rappel de Santé Canada en raison d’un « risque chimique ».

L’avis diffusé lundi par Santé Canada vise quatre produits fabriqués en Chine entre juillet 2017 et mars 2018 par l’entreprise américaine Kangaroo Manufacturing Inc. Il s’agit des glus « Original Super Cool Slime » (codes 10441 et 10422), « Emoji Poop » (codes 10451 et 10500), « Unicorn Poop » (codes 10499 et 10502) et « Glu phosporescent » (codes 10498 et 10503). Environ 106 300 produits concernés ont été vendus au pays entre juillet 2017 et septembre 2018, précise l’avis.

« Le programme de contrôle et d’évaluation de Santé Canada a déterminé que les produits “Super Cool Slime” ne respectent pas les exigences canadiennes en matière de sécurité des jouets en ce qui a trait à la teneur en acide borique, soulignent les autorités fédérales. S’il est avalé ou léché, l’acide borique peut être toxique pour les enfants. Ces derniers sont plus sensibles à la toxicité de l’acide borique que les adultes. L’ingestion d’une grande quantité d’acide borique peut avoir des effets à long terme sur le développement de l’enfant et sa santé reproductive. »

En date du 10 septembre, aucun incident découlant de l’utilisation de ces glus n’a été signalé au Canada.

Les consommateurs ayant en leur possession l’un des produits rappelés « devraient immédiatement » le retirer de la portée des enfants et le jeter, ou encore le retourner au magasin où il a été acheté afin d’obtenir un remboursement. Plus de détails peuvent être obtenus en communiquant avec Kangaroo Manufacturing Inc. au 1-480-566-8686, entre 11 h et 20 h, ou par courriel à l’adresse sales@kangaroomfg.com.

Santé Canada rappelle aussi que « conformément à la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation, il est interdit de redistribuer, de vendre ou même de donner les produits rappelés » au pays.

Santé

Contrer le suicide grâce à Twitter

Un procédé mathématique servant à détecter les idéations suicidaires d’un individu d’après ses messages sur Twitter fera l’objet de discussions lundi au Centre de santé mentale Le Royal d’Ottawa. L’activité vise notamment à déterminer jusqu’où les chercheurs peuvent pousser l’intelligence artificielle afin de prévenir l’irréparable.

L’algorithme a été développé par le Dr Zachary Kaminsky de la Chaire de recherche DIFD et Mach-Gaensslen sur la prévention du suicide au Royal.

Santé

1,1 million $ pour la recherche

Quelque 600 cyclistes ont participé dimanche à la 9e édition du DÉFI de l’Hôpital d’Ottawa pour la recherche.

L’événement qui s’est déroulé dans les rues de la capitale a permis d’amasser 1,1 million $. 

Cette année, le triple médaillé olympique Curt Harnett était de la partie. 

La collecte de fonds du DÉFI fournit des sommes vitales aux chercheurs de l’Hôpital d’Ottawa qui mènent des travaux sur diverses maladies, dont le cancer.

Santé

La CSN et la FTQ demandent une assurance médicaments universelle publique

MONTRÉAL - Deux grandes centrales syndicales réclament la création d’une assurance médicaments publique et universelle au Québec. Les présidents de la CSN et de la FTQ lancent la balle dans le camp des politiciens en campagne électorale.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont fait cette annonce, dimanche matin à Montréal.

Les syndicats ont d’ailleurs lancé une plateforme en ligne où le public est invité à s’informer et à rejoindre leur mouvement.

Selon les regroupements de travailleurs, il s’agirait de «la pièce manquante» du système de santé.

D’après les syndicats, le Canada serait le seul pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à ne pas inclure de couverture universelle des médicaments d’ordonnance dans son système de santé publique.

Par communiqué, le président de la FTQ, Daniel Boyer, dénonce l’inefficacité du «régime à deux têtes» au Québec entre ceux qui détiennent une assurance privée et les autres qui comptent sur le régime public.

Cela «cause des injustices graves à une grande partie de la population, de plus en plus de personnes ne prennent pas leurs médicaments pour des raisons financières», s’indigne-t-il.

De son côté, le président de la CSN, Jacques Létourneau, s’en prend au coût «extrêmement élevé» des médicaments au Québec qui serait parmi les plus élevés de l’OCDE.

«Le régime mixte ne correspond plus à nos besoins collectifs, notamment en raison des problèmes d’accessibilité, d’équité et de contrôle de coûts», plaide-t-il.

Les deux syndicats soutiennent qu’un régime public à 100 pour cent permettrait de «garantir un accès équitable aux médicaments d’ordonnance».

Ils affirment que les dépenses pourraient même être réduites, ce qui en ferait donc une bonne décision économique et politique.