Santé

«Ras-le-bol» dans les urgences

Des sit-in ont été évités de justesse lundi soir dans les urgences des hôpitaux de Hull et de Gatineau, où plusieurs infirmières ont dû faire des heures supplémentaires en raison du débordement observé sur les civières.

Une photo prise par du personnel de l’Hôpital de Hull lundi soir en dit long sur l’ambiance qui régnait à l’urgence. Poignets attachés dans le dos, trois infirmières ont voulu montrer qu’elles se sentaient prises en otage par leur employeur, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

Santé

Engorgement grippal à l’urgence

Des taux d’occupation qui dépassent les 200 % affligent les urgences des hôpitaux de Hull et de Gatineau, victimes d’une saison de la grippe « exceptionnelle » qui dure depuis deux mois déjà.

Le grand patron du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Jean Hébert, ne cache pas que les urgences du secteur urbain sont particulièrement affectées, ces derniers temps, par un grand nombre de patients s’y présentant pour des symptômes découlant de l’influenza.

Santé

Infirmières épuisées: la FIQ dit avoir eu des engagements de Barrette

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) dit avoir reçu des engagements de la part du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en vue de régler le problème de la surcharge de travail des infirmières.

Après une rencontre de deux heures avec le ministre, mardi en fin de journée, la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, s'est montrée satisfaite de l'ouverture manifestée par M. Barrette, à propos du litige sur le temps supplémentaire obligatoire et le ratio jugé trop élevé du nombre de patients sous la responsabilité de chaque infirmière durant un quart de travail.

Les deux parties ont convenu de se revoir dans deux semaines pour faire le point sur l'évolution du dossier.

La FIQ s'attend à court terme à l'ouverture de nombreux postes à temps complet, notamment.

Selon Mme Bédard, le ministre comprend la nature et l'ampleur du problème et s'est engagé à accélérer les choses, de manière à mettre en vigueur les lettres d'ententes signées entre les deux parties il y a deux ans.

«L'engagement que j'ai compris du ministre aujourd'hui, c'était qu'il allait faire en sorte que les choses allaient s'activer et qu'on devait avoir des résultats rapides», a commenté Mme Bédard, lors d'une mêlée de presse après la rencontre. Elle s'est montrée convaincue que les choses allaient changer.

Le ministre a aussi pris l'engagement de tout mettre en oeuvre pour que le ratio patients-infirmière corresponde dorénavant «aux besoins des patients», a ajouté Mme Bédard, laissant entendre que le ratio serait revu à la baisse, nécessitant l'embauche d'un grand nombre d'infirmières.

Elle s'attend également à des gestes concrets de la part de Québec pour limiter le temps supplémentaire obligatoire.

Le ministre Barrette s'est montré pour sa part plus évasif, refusant d'entrer dans les détails de la discussion et de ses conclusions.

«Je prends un certain nombre de choses en mains d'ici deux semaines», a-t-il commenté à son tour, en point de presse après la rencontre qualifiée de «cordiale».

Sur le fond des revendications, le ministre a dit que les infirmières avaient raison. «On s'entend sur la destination», a-t-il dit.

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COUILLARD FAIT TOUJOURS CONFIANCE À SON MINISTRE

Santé

Les infirmières de l’Abitibi-Témiscamingue invitées à porter des lunettes roses

MONTRÉAL - Les infirmières de l’Abitibi-Témiscamingue ont décidé de recourir à un moyen sarcastique pour dénoncer l’attitude du gouvernement Couillard et des employeurs dans la santé: elles porteront des lunettes roses.

Le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) vient en effet d’annoncer à ses membres qu’il distribuera des lunettes roses la semaine prochaine.

Le syndicat veut ainsi dénoncer le fait que les autorités voient la réalité du système de santé avec des lunettes roses, alors que les infirmières dénoncent la surcharge de travail, le non-comblement des postes et absences, de même que les heures supplémentaires obligatoires, dans bien des cas.

Au cours du mois de janvier, des infirmières avaient fait des sit-in dans quelques établissements de santé pour attirer l’attention de la direction sur leurs conditions de travail.

Selon la conjoncture, le syndicat donnera à ses membres la consigne de porter ces lunettes roses soit dans le visage, le cou, sur la tête ou dans la poche de leur sarrau.