Depuis 2015, une clinique de prise de sang s’y tient les jeudis et une infirmière qui parcourt tout le territoire y est théoriquement disponible les mardis.

Val-des-Bois réclame davantage de services

La municipalité de Val-des-Bois, un hameau rural de moins de 900 habitants, dans le nord de l’Outaouais, réclame que son point de service médical puisse redevenir ce qu’il était avant son changement de vocation en 2015.

Des années 1970 à 2015, le point de service de Val-des-Bois disposait de services médicaux et infirmiers plus élaborés jusqu’à ce que la seule infirmière permanente en poste prenne sa retraite. 

Depuis, une clinique de prise de sang s’y tient les jeudis et une infirmière qui parcourt tout le territoire y est théoriquement disponible les mardis. Un médecin itinérant n’intervient que pour les cas lourds, explique la conseillère municipale de Val-des-Bois, Diane Laviolette, qui fait tout en son pouvoir pour sensibiliser à sa cause le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

La communauté rurale de Val-des-Bois ne dispose ni de taxis ni d’autobus ; seul du transport adapté y est disponible, soit pour 25$ aller-retour pour se rendre à la clinique ambulatoire de l’Hôpital de Buckingham et 50$ pour se rendre à Gatineau ; des sommes substantielles lorsque plusieurs visites s’imposent ou que les patients, souvent âgés, ne survivent que grâce aux paiements de la Sécurité de la vieillesse et du Régime de pensions du Canada.

Les maires des municipalités environnantes de Notre-Dame-de-la-Salette et de Bowman, que le point de service dessert également, ont donc rencontré le maire de Val-des-Bois, Roland Montpetit, en août dernier, pour tenter de faire front commun.

La conseillère Diane Laviolette dit avoir écrit au premier ministre Couillard, au ministre de la Santé, Gaétan Barrette et à la ministre québécoise responsable des Aînés, Francine Charbonneau. Seuls des accusés de réception ont été émis. Le CISSSO a aussi déjà été interpellé à ce sujet. 

« J’ai ramassé les plaintes des résidants. J’ai un beau dossier en main. Les gens n’osent pas porter plainte ; la plupart sont âgés. [...] J’ai déjà mentionné notre détresse à M. Hébert (Jean Hébert, PDG du CISSSO). Il n’est pas à Val-des-Bois, ce monsieur-là ; il ne connaît pas notre réalité », déplore madame Laviolette. 

Des manifestations et d’autres démarches sont dans la manche de la conseillère, qui ne se représentera pas aux prochaines élections, mais fera plutôt du retour de services infirmiers et médicaux plus étoffés à Val-des-Bois, son unique cheval de bataille.