Christian meilleur prévient que «la table est mise pour à peu près tout privatiser».

Urgences: «Ça frise l'apocalypse»

La situation dans le réseau de la santé de l'Outaouais «frise l'apocalypse», estime la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui réclame un réinvestissement massif dans le prochain budget provincial.
En se basant sur des chiffres officiels compilés et analysés par la CSN, le président du conseil central de l'Outaouais, Michel Quijada, estime que «le réseau de la santé, partout au Québec et tout particulièrement en Outaouais, est en danger».
Selon le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) en Outaouais, Christian Meilleur, la région connaît une décroissance des investissements en santé, de sorte que «la table est mise pour à peu près tout privatiser».
«La santé de nos propres travailleurs nous inquiète, renchérit-il. On a l'impression que les gens n'arrivent pas à faire ce qu'ils doivent faire, les gens sont à bout de souffle dans le réseau.»
Le président du Syndicat des professionnels(elles), des techniciennes et techniciens de l'Outaouais, Martin Leblanc, estime que les salariés «portent les services à bout de bras» à un point tel que «ça frise l'apocalypse». De nombreuses équipes fonctionnement avec parfois la moitié du personnel régulier, dit-il en soulignant que cela ne fait qu'accentuer la pression sur les employés restants puisque les absents ne sont souvent pas remplacés.
«On ne peut pas continuer de même longtemps, parce que le réseau va tomber, croit Christian Meilleur. [...] Il faut alerter la population, il faut en prendre acte, en prendre conscience et il faut, dès le prochain budget, voir un réinvestissement assez considérable dans notre réseau, parce que les gens vont continuer à tomber comme des mouches et ils vont se sauver pour ne pas y laisser leur peau. Je comprends que ça paraît alarmiste, mais c'est ça la réalité.»