«Je suis allé chercher un million de dollars pour le CLSC de Saint-André-Avellin. Maintenant, la balle est vraiment dans le camp du CISSSO », a indiqué Alexandre Iracà.

Urgence de Saint-André-Avellin: en attente du « 12 heures par jour, 7 jour sur 7 »

À quelques heures du déclenchement de la campagne électorale québécoise et près de 11 mois jour pour jour après l’annonce par le ministre de la Santé Gaétan Barrette de l’octroi d’un financement annuel récurrent de 940 000 $ pour permettre à l’urgence du CLSC Petite-Nation de prolonger à 84 ses heures d’ouverture par semaine, l’horaire de services de l’établissement n’a toujours pas été bonifié.

La salle d’urgence du CLSC situé à Saint-André-Avellin est encore ouverte du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h, et le samedi, de 9 h à 16 h, soit 52 heures par semaine. Lors de son passage dans la Petite-Nation le 25 septembre dernier, le ministre Barrette avait pourtant annoncé que les lieux allaient désormais pouvoir accueillir des patients à raison de 7 jours par semaine, 12 heures par jours, tel que promis durant la campagne électorale de 2014 par le député libéral de Papineau Alexandre Iracà.

Ce prolongement des heures prévu grâce à une enveloppe de 940 000 $ accordée au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) était conditionnel à l’embauche de personnel supplémentaire pour offrir les services médicaux.

La porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté, confirme que les ressources infirmières et adminstratives nécessaires pour assurer cette bonification de services ont toutes déjà été embauchées.

Il manque encore toutefois deux médecins pour pouvoir ajouter les 40 heures manquantes à l’horaire de l’urgence. 

« C’est à cause de la couverture médicale que nous ne sommes pas capables d’ouvrir durant sept jours. Il y avait deux médecins qui devaient arriver à Saint-André-Avellin, mais pour des raisons totalement hors de notre contrôle, ces médecins n’ont pas pu venir exercer dans la région », affirme Mme Côté.

Le CISSSO travaille activement afin de dénicher et d’attirer des omnipraticiens dans la Petite-Nation, note Mme Côté, qui dit être incapable pour le moment d’affirmer à quel moment l’urgence du CLSC de Saint-André-Avellin pourrait ouvrir tous les jours de la semaine.

« On travaille encore très fort pour le recrutement. On n’a pas jeté la serviette pour autant, ça c’est clair. Dès qu’il y aura un médecin qui va nous dire qu’il est prêt à venir travailler dans ce secteur, ça va se dérouler très rapidement, mais on ne peut pas donner un temps limite. On n’a pas de nouvel échéancier pour l’instant », mentionne-t-elle.

Promesse brisée ?

À l’aube de la campagne électorale provinciale, le député Alexandre Iracà se défend de ne pas avoir rempli sa promesse tenue en avril 2014 lorsqu’il a brigué un deuxième mandat auprès de la population.

Celui-ci avait alors promis que les heures d’urgence de l’établissement seraient doublées sous un règne libéral. 

« Mon engagement, c’était de trouver des sous pour qu’il soit ouvert sept jours par semaine et je suis allé chercher un million de dollars pour le CLSC de Saint-André-Avellin. Maintenant, la balle est vraiment dans le camp du CISSSO », a indiqué M. Iracà lorsque joint par Le Droit, mardi.

Ce dernier se dit optimiste pour la suite des choses et croit que l’horaire de services pourrait être bientôt ajusté à la hausse.

« Nous sommes dans l’attente d’un médecin actuellement. Il reste de la paperasse administrative à régler, mais ce qu’on me dit, c’est que ce serait une question de jours et que les pourparlers vont bien. Dès qu’on a deux médecins, on ouvre sept jours. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Il n’y a pas d’autre histoire que celle-là. C’est vraiment en lien avec la pénurie de main-d’œuvre au niveau des médecins pour la Petite-Nation », souligne M. Iracà.