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Une nouvelle règle conçue à Ottawa permet de déterminer plus facilement le risque d’AVC chez un patient qui a subi un mini-AVC.
Une nouvelle règle conçue à Ottawa permet de déterminer plus facilement le risque d’AVC chez un patient qui a subi un mini-AVC.

Une nouvelle mesure pour prédire le risque d’AVC

Charles Fontaine
Le Droit
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Une nouvelle règle conçue à Ottawa permet de déterminer plus facilement le risque d’AVC chez un patient qui a subi un mini-AVC.

L’Hôpital d’Ottawa a mené une étude à travers 13 urgences canadiennes pendant cinq ans afin d’établir cette nouvelle règle canadienne sur l’accident ischémique transitoire (AIT) aussi appelé mini-AVC. Il s’agit d’un blocage temporaire de l’approvisionnement en sang au cerveau. Les symptômes sont similaires à ceux d’un accident vasculaire cérébral (AVC), mais durent habituellement de quelques minutes à quelques heures et ne causent pas de dommages permanents.

Mais si un patient atteint d’un AIT n’est pas bien traité, son risque de subir un AVC pour s’élever jusqu’à 10 %. «Nous avons conçu la règle canadienne sur l’AIT pour mieux cerner les patients les plus à risque d’avoir un autre AVC et qui doivent donc recevoir des soins d’urgence de façon prioritaire. La règle nous permet aussi d’apaiser les craintes des patients qui courent peu de risques», explique le Dr Jeffrey Perry, urgentologue et scientifique principal à l’Hôpital d’Ottawa.

Les médecins peuvent classer le patient dans la catégorie de risque faible (moins de 0,5 %), moyen (2,3 %) ou élevé (6 %) de subir un AVC la semaine suivant un mini-AVC.

«Si le patient court un risque élevé, nous mettons tout en œuvre immédiatement à l’urgence : imagerie diagnostique, début du traitement et consultation d’un neurologue, poursuit le Dr Jeffrey Perry. Si le risque est moyen, nous prenons les mêmes mesures, mais nous dirigeons ensuite le patient vers une clinique de prévention de l’AVC où il pourra voir un neurologue le lendemain ou le surlendemain. Si le risque est faible, le patient n’a pas besoin d’être hospitalisé et peut être traité à l’externe par un neurologue ou son médecin de famille.»

L’Hôpital d’Ottawa soutient qu’un AIT est une urgence médicale. Il faut composer le 911 même si les symptômes se sont dissipés.