Selon la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais, Lyne Plante, c’est « mission accomplie pour ces 24 heures sans temps supplémentaire obligatoire » en Outaouais.

Une journée sans heures supplémentaires obligatoires pour les infirmières de l'Outaouais

Aucune professionnelle en soins de l’Outaouais n’a été tenue de faire des heures supplémentaires obligatoires, lundi, alors que se déroulait une journée de mobilisation provinciale contre le recours à cette mesure.

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), Lyne Plante, a indiqué lundi que les changements de quart de la matinée, de l’après-midi et de la soirée ont eu lieu sans qu’aucune membre ne soit obligée de demeurer en poste au-delà de ce qui était prévu à l’horaire. 

« C’est mission accomplie pour la région avec ces 24 heures sans temps supplémentaire obligatoire. Mais j’ai hâte de voir lorsqu’il sera minuit, car on sera en principe le 9 avril », a-t-elle mentionné. 

Selon Mme Plante, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a été en mesure de confectionner ses horaires en utilisant seulement le personnel habituel et celui ayant accepté à l’avance de faire des heures additionnelles, que ce soit pour les infirmières, les infirmières auxiliaires ou les inhalothérapeutes.

« S’ils ont été capables de le faire pour le 8 avril, ce qu’on espère, c’est qu’ils poursuivent l’exercice pour qu’il n’y ait plus du tout de temps supplémentaire obligatoire. »

Inhalothérapeute à l’Hôpital de Papineau depuis quatre ans, Julien Blais n’a pas eu à effectuer des heures supplémentaires obligatoires aussi souvent que ses collègues infirmières, mais il a tout de même connu cette réalité.

« Quand on travaille de nuit, on fait une nuit blanche et on se dit qu’après, on s’en va se coucher, mais on peut se faire dire une heure ou deux avant que ça se termine qu’il faut rester huit autres heures », déplore-t-il.

La situation se complique aussi lorsqu’après deux quarts de travail collés, il n’y a que huit heures avant que le prochain quart ne commence, souligne Julien Blais.

« Le temps de retourner à la maison, de préparer un lunch et de retourner travailler, il reste à peu près juste cinq heures pour dormir », expose l’inhalothérapeute.

Les professionnelles en soins se retrouvent aussi parfois déchirées entre le devoir d’être aptes à exercer leur fonctions et celui de ne pas partir s’il n’y a pas de relève auprès des patients, note-t-il.