Le populaire casse-croûte est situé à l'intersection du chemin de Montréal Ouest et de la rue Georges.
Le populaire casse-croûte est situé à l'intersection du chemin de Montréal Ouest et de la rue Georges.

Une employée d'un casse-croûte gatinois atteinte de la COVID-19

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Une employée du casse-croûte La Cabane, situé à l’angle du chemin de Montréal Ouest et de la rue Georges, dans le secteur Masson-Angers, à Gatineau, a contracté la COVID-19.

La direction du restaurant a annoncé sur sa page Facebook, jeudi soir, qu’elle devait cesser ses opérations pour une durée de 14 jours, «par mesure préventive», sans donner davantage d’explications. Le message a tôt fait de susciter une marée de commentaires de la part d’internautes qui ont immédiatement soupçonné une éclosion du coronavirus à l’intérieur de l’établissement.

Le gérant du casse-croûte, Raynald Dumais, a confirmé au Droit, vendredi matin, qu’une employée de l’endroit avait avisé l’employeur jeudi en soirée qu’elle avait contracté la COVID-19. L’employée en question a fait son dernier quart de travail le 18 août. L’employée malade se serait présentée à son dernier quart de travail avec un léger mal de gorge, sans plus.

Aucun autre travailleur de l’endroit n’aurait ressenti de symptômes du virus en date d’aujourd’hui, selon M. Dumais qui s’affairait vendredi avant-midi à désinfecter les lieux.

«On a parlé avec la santé publique hier soir (jeudi) et on nous demandé avec qui elle avait travaillé entre le 15 et le 18 août. Toutes ces personnes-là sont confinées et nous on ferme le restaurant par mesure préventive», a indiqué le gérant de l’établissement.

Masque pas obligatoire en cuisine

Le petit casse-croûte très populaire dans le secteur Masson-Angers embauche 12 personnes qui n’ont pas l’obligation de porter le masque à l’intérieur de la cuisine. Lors des périodes de pointe, jusqu’à sept employés peuvent travailler en même temps sur le plancher de la cantine. Selon M. Dumais, des policiers sont venus inspecter les lieux il y a trois semaines à la suite d’une plainte d’un client en lien avec le fait que les travailleurs ne portaient pas le masque dans la cuisine, mais tout était en règle.

«Nous, il fait très chaud à l’intérieur du casse-croûte. Parfois, ça monte en haut de 100 degrés donc le porte du masque peut devenir dangereux. Les policiers ont tout vérifié et nous ont dit qu’avec nos installations, nous étions comme un restaurant qui offre la commande à l’auto. On nous a demandé de continuer à bien désinfecter régulièrement à l’intérieur. Si la santé publique nous oblige à porter le masque, on le fera, mais on attend les recommandations. [...] Ils vont nous appeler un par un pour nos poser des questions et on va probablement devoir passer le test si nécessaire», a expliqué M. Dumais.

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), on n’a pas voulu confirmer quoi que ce soit.

«Systématiquement, s’il y a un cas ou une situation qui oblige la fermeture d’un commerce, c’est certain qu’il a une enquête épidémiologique en cours», a toutefois répondu une porte-parole de l’organisation, Patricia Rhéaume.

La Cabane pourrait rouvrir ses portes le 2 septembre, si tout va bien, espère la direction du restaurant. 

«On prend ça très au sérieux et nous attendons les directives des autorités. Malheureusement, nous sommes à court de mots pour nos clients, mais on ne peut pas parler à travers notre chapeau. Tout ce qu’on va nous dire de faire, on va le faire à 100%, les clients n’ont pas à s’inquiéter. Nous allons tenir les gens informés sur Facebook dès qu’on a des nouvelles», a mentionné M. Dumais.