«La faculté sera partout, explique le Dr Gilles Brousseau. C'est pour ça qu'on parle d'un grand laboratoire de formation en première ligne.»

Une clinique réseau intégrée à la faculté

L'Université McGill demande d'intégrer une clinique réseau à son futur Pavillon des sciences de la médecine, où se fera l'ensemble de son enseignement médical à Gatineau.
«C'est un incontournable pour former nos étudiants, les mettre dans des situations concrètes», explique le directeur régional de l'enseignement médical et vice-doyen à l'enseignement de la médecine de l'Université McGill, le DrGilles Brousseau.
Le projet de création d'une clinique réseau en Outaouais est dans l'air depuis quelques années. Malgré les promesses des politiciens et la pression des patients, la réalisation de ce modèle qui a fait ses preuves ailleurs au Québec ne s'est jamais réalisée en Outaouais. Aucun groupe de médecins n'a voulu s'impliquer sérieusement dans le dossier jusqu'à maintenant.
«Québec va probablement nous répondre que ce sont des enveloppes monétaires séparées, mais il faut que ça arrête, insiste le DrBrousseau. C'est tout de même l'argent du peuple. L'argent est là et cette clinique est nécessaire, tant pour la formation que pour améliorer l'accessibilité des patients de l'Outaouais qui n'ont pas de médecin de famille.»
Chaire de recherche
Avec la venue prochaine de la faculté satellite de médecine de l'Université McGill, c'est toute l'organisation de la première ligne qui est en révision dans la région, afin d'y donner une saveur universitaire.
«Nous aurons une chaire de recherche en soins de première ligne, précise le DrBrousseau. Ce genre de recherche ne fait que commencer au Québec. Nous mettons tous les éléments en place pour offrir à nos étudiants un environnement clinique, de formation et de recherche en lien avec la première ligne. L'Unité de médecine familiale, tous les groupes de médecine familiale et les cliniques médicales seront mis à contribution.
«La faculté sera partout; dans les CLSC, les CHSLD et les cliniques ambulatoires. C'est pour ça qu'on parle d'un grand laboratoire de formation en première ligne. Il y a moyen de donner des soins de première ligne sans devoir toujours envoyer les patients à l'urgence. Mais pour cela, il faut enseigner différemment. C'est ce que nous nous préparons à faire.»