Valérie Da Sylva et son conjoint Pierre-Luc Dupuis sollicitent la générosité de la population afin d’offrir à leur petite Lauriane une chambre hyperbare.

Une chambre hyperbare pour aider Lauriane

Une jeune maman gatinoise sollicite la générosité de la population afin d’aider sa fille Lauriane à vivre et s’épanouir avec la trisomie 21.

Valérie da Silva a mis au monde un « petit rayon de soleil » le 2 juillet 2017 en donnant naissance à Lauriane. Au moment de la grossesse, Valérie ignorait que sa petite fille naîtrait avec un chromosome en trop.

« On l’a su à l’accouchement », dit-elle.

Valérie s’en rappelle très bien, elle qui n’avait que 24 ans lors de la naissance de Lauriane. Ce qui est d’abord apparu comme une épreuve insurmontable est devenu « le plus beau combat de ma vie ».

« Au début, t’as l’impression que le ciel te tombe sur la tête et que tout arrête de tourner, confie-t-elle. Les premières secondes, tu te demandes pourquoi ça arrive à toi, ce que tu as fait pour mériter ça, tu culpabilises beaucoup. Les premières journées sont plus difficiles, mais plus le temps avance, plus tu apprends que tu l’aimes, ton bébé. Avant de créer une connexion avec ton enfant, c’est vraiment là que c’est le plus dur. »

Reste qu’élever un enfant présentant une trisomie 21 comporte son lot de défis.

La petite Lauriane

« Ça demande énormément de temps, indique Valérie. Tu ne peux pas te trouver un emploi facilement parce que ce n’est pas n’importe qui qui va t’engager si tu dois partir plus tôt parce que Lauriane ne se sent pas bien, ou parce qu’elle a des rendez-vous pour le cœur ou encore chez le physio. Il faut se trouver un travail adapté. Faire n’importe quelle activité devient toujours plus compliqué, donc il faut toujours être prête à ce qui va arriver et s’adapter en tout temps. »

Après avoir effectué plusieurs recherches et discuté avec d’autres parents dans la même situation, Valérie a décidé d’amasser des fonds afin de procurer une chambre hyperbare à Lauriane.

« Ces chambres permettent d’accroître la quantité d’oxygène dans les tissus humains, de régénérer les cellules dysfonctionnelles et de rétablir certaines fonctions cérébrales, sensorielles et motrices », explique la mère de 25 ans.

Bien qu’aucune étude ne garantisse l’efficacité des chambres hyperbares pour la trisomie 21, Valérie souligne que des effets positifs ont été constatés dans certains cas.

« Une étude dirigée par Santé Canada est présentement en cours à l’hôpital de Sainte-Justine parce que plusieurs parents ont essayé les chambres hyperbares et ont vu les bienfaits, explique-t-elle. J’ai parlé avec plusieurs mamans de l’Association des parents d’enfants trisomiques du Québec et il y en a plein qui m’ont montré que leur enfant avait eu des beaux résultats autant au niveau du marcher, du parler que du manger. »

Le seul hic, c’est que ces chambres hyperbares sont loin d’être données.

« On parle de 2400 $ pour la location de 40 jours et de 25 000 $ pour l’achat complet, précise Valérie. Par contre, on m’a dit qu’après 40 jours, on peut commencer à voir des progrès et ainsi constater si le traitement peut vraiment changer la vie de Lauriane, ou non. »

« Que ça fonctionne ou que ça ne fonctionne pas, je veux simplement mettre plus de chances du côté de ma fille pour l’amener le plus loin possible. Et si par malheur ça ne fonctionne pas, au moins j’aurai fait le meilleur pour l’aider en tant que maman. Mais je pense que ça [les chambres hyperbares] peut emmener Lauriane à devenir indépendante un jour », ajoute-t-elle.

Un souper spaghetti sera d’ailleurs organisé le jeudi 2 août, afin d’amasser des fonds pour venir en aide à la petite Lauriane. L’événement aura lieu aux Braves du coin, au 8 rue des Braves-du-Coin, à compter de 18 h. Une centaine de personnes sont attendues, souligne Valérie da Silva. Les billets se vendent au coût de 20 $.