Le taux d'augmentation de la rémunération des 18 000 médecins de famille et spécialistes est le plus élevé de tous les postes de dépenses du gouvernement, après celui (9,6 %) des dépenses d'amortissement et d'intérêts des projets d'investissement, particulièrement dans les infrastructures.

Une 500e greffe de coeur

Il n'y a pas si longtemps, le Gatinois Richard Desjardins était sur le point de mourir. En réalisant leur 500e greffe de coeur, vendredi matin, les professionnels de l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa (ICUO) lui ont toutefois permis d'obtenir une deuxième vie.
«C'est indescriptible comment on peut se sentir, de savoir que mon père a une autre chance, laisse tomber Josée Desjardins au bout du fil. On vit des émotions mixtes, parce qu'on est content pour notre père, pour notre famille, mais on réalise en même temps que quelqu'un a donné sa vie pour que mon père puisse avoir un nouveau coeur.»
Les problèmes cardiaques sont apparus en 2006 pour Richard Desjardins, aujourd'hui âgé de 64 ans.
«Il y a une sorte de virus qui a attaqué son coeur, explique Josée Desjardins. Il jouait au hockey, il jouait au golf plusieurs fois par semaine, c'était quelqu'un de très actif.»
Un défibrillateur a permis d'améliorer la condition de M. Desjardins au cours des dernières années, mais son état de santé a commencé à se détériorer au cours des derniers mois, raconte sa fille. À son arrivée au campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa, plus tôt cet automne, «il était à moitié mort».
Un coeur artificiel a été installé, jusqu'à ce qu'un donneur compatible soit trouvé pour la transplantation de vendredi dernier. Épaulé par une équipe d'une quinzaine de personnes, le Dr Marc Ruel, chirurgien cardiaque, a réalisé l'opération d'une durée de six à huit heures. Il s'agissait de sa troisième transplantation en l'espace de 24 heures, du jamais vu à l'ICUO.