Bastien progresse dans ses apprentissages depuis qu’il a débuté des traitements en chambre hyperbare. Sa famille organise un événement-bénéfice afin d’amasser les fonds pour rembourser l’achat de l’équipement.

Un nouveau souffle pour Bastien

La famille de Bastien, un jeune garçon de cinq ans, trisomique, souhaite qu’il réalise tous ses rêves. Sa condition lui apporte certes un lot de défis qui peuvent être imposants par moments, mais un vent d’espoir a récemment soufflé sur sa vie. Contre toutes attentes, des traitements en chambre hyperbare, une technologie récemment acquise par la famille, lui sont immensément bénéfiques.

« Et si ça fonctionnait vraiment ? » Tout d’abord sceptique, la mère de Bastien, Marilou Laprise, ne savait pas si les traitements en chambre hyperbare pouvaient réellement aider son fils. Encouragée par une amie et par une recherche qu’elle a dénichée sur Internet, l’enseignante de profession s’est laissée tenter. En louant l’appareil quelques mois, la femme a remarqué des résultats incroyables sur le comportement de son fils.

Bastien progresse dans ses apprentissages depuis qu’il a débuté des traitements en chambre hyperbare. Sa famille organise un événement-bénéfice afin d’amasser les fonds pour rembourser l’achat de l’équipement.

« Comme ce n’est pas un médicament ni une opération, je me disais qu’on ne perdait rien à essayer », exprime Mme Laprise, lors d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien. Elle explique que la chambre hyperbare, qui est hermétique, est munie d’un compresseur qui permet d’augmenter la pression dans la pièce à un niveau plus élevé que la pression atmosphérique. Ce phénomène influence la quantité d’oxygène qui peut être transportée dans le sang.

Puisque le cerveau utilise beaucoup d’oxygène, cela permet à des enfants comme Bastien d’optimiser leurs capacités cognitives au maximum.

Au début, la mère ne voulait pas dire à ses proches que son enfant avait commencé ses traitements. Pendant deux mois, Bastien a suivi la thérapie hyperbare et la maman a gardé le secret. Elle voulait voir si les autres autour d’elle allaient remarquer des différences.

« Je voulais être le plus neutre possible. Je me disais que s’il y avait de véritables changements, les gens autour de moi, qui ne le savaient pas, allaient le remarquer », a-t-elle souligné.

Bastien progresse dans ses apprentissages depuis qu’il a débuté des traitements en chambre hyperbare. Sa famille organise un événement-bénéfice afin d’amasser les fonds pour rembourser l’achat de l’équipement.

Après trois semaines, la professeure a eu une preuve manifeste de l’efficacité de la thérapie. À l’école, raconte-t-elle, son enfant fonctionne avec des paliers. Lorsqu’il en maîtrise un, il passe au suivant. Après trois semaines de traitements hyperbares, Bastien, qui était coincé au même palier depuis plusieurs mois, a enfin progressé au niveau suivant.

Des changements concrets

La mère de Bastien a par ailleurs constaté des changements évidents dans le comportement de son fils. Elle trouve qu’il s’oppose beaucoup moins, alors qu’il comprend mieux les indications. « Avant, c’était toujours ‘‘Non’’, mais maintenant c’est : ‘‘Oui, Maman’’. Il a vraiment beaucoup changé dans son comportement et je mets ça sur le fait qu’il comprend plus. » Elle se rappelle que lorsqu’elle lui disait qu’ils allaient chez son grand-père, le petit garçon ne voulait jamais suivre, parce qu’il ne comprenait pas la situation. Aujourd’hui, il est très heureux à l’idée d’y aller.

Il répète aussi beaucoup plus, ce qui pratique son langage, et passe de plus en plus de nuits sans accident. « Si j’avais eu un doute que ça ne fonctionne pas pour vrai, on ne serait pas ici aujourd’hui », a-t-elle précisé.

Bastien progresse dans ses apprentissages depuis qu’il a débuté des traitements en chambre hyperbare. Sa famille organise un événement-bénéfice afin d’amasser les fonds pour rembourser l’achat de l’équipement.

Nécessité de traitements

Plus le petit garçon fait de séances, mieux c’est pour lui. Les traitements peuvent prendre un peu plus d’une heure et sont réalisés plusieurs fois par semaine, ce qui a motivé la famille à acheter la technologie.

C’est avec la compagnie YADA, établie à Alma, que la famille a fait affaire pour louer et maintenant pour acheter l’équipement. La compagnie de services hyperbares a laissé la technologie à la famille, après la location, qui pourra payer lorsqu’elle aura les sous.

La facture pour une chambre hyperbare s’élève à 15 000 $. Pour deux parents qui comptent plusieurs enfants à leur charge, il est très difficile d’effectuer une telle dépense aux dépens des autres. « On ne veut pas les priver de rien et on essaie de les stimuler le plus possible. Tous nos enfants font du sport, certains jouent également de la musique et on ne veut surtout pas les empêcher », a continué la mère. La famille fait donc un méchoui-bénéfice afin d’amasser des fonds pour l’achat de la technologie (voir autre texte).

Bastien progresse dans ses apprentissages depuis qu’il a débuté des traitements en chambre hyperbare. Sa famille organise un événement-bénéfice afin d’amasser les fonds pour rembourser l’achat de l’équipement.

+ UN MÉCHOUI LE 1ER SEPTEMBRE

Un méchoui sera organisé le 1er septembre prochain, à la ferme Les Moutaines d’Hébertville, pour amasser l’argent nécessaire pour l’achat de la chambre hyperbare de Bastien. Des billets sont présentement en vente pour participer à cette activité.

Pour Marilou Laprise, la mère du petit, il était important de créer un événement dont les fonds seraient versés à la cause. Bien souvent, l’organisation d’activités de financement amène son lot de dépenses, ce qu’elle souhaitait à tout prix éviter. 

C’est de cette réflexion qu’est venue l’idée de faire un souper méchoui, à la ferme Les Moutaines, propriété de Mme Laprise et de son père, lors de la fin de semaine de la fête du Travail. Les produits utilisés pour la réalisation du méchoui seront ceux qui ont été cueillis et récoltés au domaine familial.

« On a de l’agneau, on fait des légumes biologiques, on a des framboises en autocueillette. On s’est dit : ‘‘Pourquoi ne ferait-on pas un méchoui-bénéfice, puisqu’on a pratiquement tous les produits ? ’’ », explique Mme Laprise. Une option végétarienne sera aussi disponible afin de satisfaire tous les goûts et les organisateurs utiliseront des produits locaux pour combler les manques.

Des surprises seront offertes en après-midi, alors que des amis artistes de la famille offriront des oeuvres pour la cause. Des paniers de légumes de la ferme feront aussi partie des prix de présence. « On veut vraiment que ça coûte le moins cher possible, alors on met à contribution tout ce qui est local, et on utilise les ressources qu’on a », complète-t-elle.

Les billets pour l’événement se vendent 50 $ l’unité et il y a seulement 70 places disponibles. Déjà, 25 places ont trouvé preneurs. Pour les intéressés, il faut communiquer avec Mme Laprise, sur la page Facebook de la ferme au nom de Ferme Les Moutaines, ou encore en appelant directement l’organisatrice, au 418 487-6484.

Pour ceux qui ne pourraient pas assister au souper, mais qui souhaiteraient contribuer, une campagne sur le site GoFundMe a été créée. On la retrouve au nom de  Hyper Bastien.