Le mois de février a été le plus occupé sur une base quotidienne à l'urgence de l'établissement de la rue Smyth depuis sa création il y a 44 ans.

Un mois de février record à l’urgence du CHEO

Le mois de février qui vient de s’achever a été historique au Centre hospitalier des enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO). Le nombre moyen de visites quotidiennes à l’urgence a été le plus élevé depuis l’ouverture de l’établissement en 1974.

Au total, 6976 visites à l’urgence ont été comptabilisées à l’urgence du CHEO le mois dernier, soit une moyenne de 249 par jour. Il s’agit d’un record, puisque l’ancienne marque remontait à février 2016, période durant laquelle on avait enregistré 241 visites par jour. Le nombre total de patients avait alors toutefois été légèrement supérieur (6986) au mois dernier, puisque février comptait 29 jours. 

Signe, entre autres, que la saison de la grippe est rude, le mois de janvier 2018 a bien failli aussi entrer dans les livres d’histoire. Avec 7221 patients qui ont été évalués, il s’agissait du second mois le plus occupé à l’urgence en ce qui a trait au nombre total de visites sur une base mensuelle. Le record de tous les temps a été enregistré en décembre 2014 avec 7248 visites. 

L’urgence de l’hôpital de la rue Smyth a débordé en février à tel point que l’unité de soins intensifs pédiatriques (USIP) a dû refuser ou transférer 17 adolescents, lesquels ont été transférés à l’Hôpital d’Ottawa ou encore à Kingston, Montréal, Toronto, Hamilton ou Winnipeg. Sur ce point, le CHEO tient d’ailleurs à rappeler qu’il s’agit d’une option de dernier recours et que toutes les options possibles (heures supplémentaires du personnel, ouverture de lits) doivent avoir été épuisées avant d’agir ainsi. Il précise également qu’il agit à titre de centre régional et qu’il n’accueille pas uniquement des patients de l’Est ontarien et de Gatineau, mais aussi de l’ouest du Québec et du nord de l’Ontario, en plus d’être responsable des soins tertiaires pour l’île de Baffin, au Nunavut. 

La pression exercée aux soins intensifs a eu des impacts dans le reste de l’hôpital puisque huit chirurgies ont dû être reportées ou annulées en janvier et février.