La présence de Murphy a réduit le stress et l’inconfort des patients à l’urgence, ont constaté des chercheurs canadiens.

Un chien calme le stress des patients à l’urgence

MONTRÉAL — La visite d’un chien peut réduire le stress et l’inconfort des patients qui attendent à l’urgence d’un hôpital, ont constaté des chercheurs de l’Université de la Saskatchewan.

Les patients qui ont passé ne serait-ce que dix minutes en compagnie de Murphy, un springer spaniel de quatre ans, ont ensuite affirmé se sentir non seulement plus confortables et heureux, mais aussi moins stressés.

L’étude, dont les conclusions sont publiées par le journal Patient Experience, a été menée à l’hôpital Royal University de Saskatoon, le premier au pays à ouvrir ses portes à des chiens utilisés à des fins thérapeutiques afin d’améliorer l’expérience des patients qui attendent leur tour.

« Les effets apaisants que procure le contact direct avec un animal sont bien connus, a commenté Régine Hétu, la coordonnatrice clinique de Zoothérapie Québec. D’autres études démontrent que ça vient diminuer les douleurs. »

La littérature scientifique démontre de plus en plus qu’un contact avec un chien pourrait réduire l’anxiété, ralentir le rythme cardiaque et abaisser la pression artérielle. 

Cela pourrait aussi stimuler la production d’hormones positives – comme la dopamine, les endorphines et l’ocytocine – et diminuer les taux de cortisol, l’hormone du stress.

Les 124 participants à l’expérience ont passé entre dix et trente minutes avec Murphy dans un cubicule isolé. Ils présentaient une variété de besoins, des fractures aux troubles psychiatriques en passant par les problèmes cardiaques et la douleur chronique.

Quatre-vingts pour cent d’entre eux ont rapporté se sentir plus calmes après la visite.

« D’autres études démontraient que la douleur diminuait pour 34 % des personnes qui avaient été en contact avec un chien dans le même contexte que celui de cette étude », a dit Mme Hétu.

L’effet sera encore plus positif si l’animal suscite des souvenirs agréables chez le patient, poursuit-elle. Un patient qui a toujours eu un bon rapport avec les chiens en retira de plus grands bienfaits que quelqu’un qui a toujours préféré les chats. 

« En zoothérapie, la littérature démontre que le chien et le cheval sont les deux animaux qui ont le plus grand potentiel au niveau de l’intervention, a expliqué Mme Hétu. Mais le chien est pas mal l’animal le plus polyvalent. »