Samantha Paquette effectue une vérification de l’équipement de pré-déploiement dans son ambulance. Toutes les unités sont vérifiées chaque jour afin de s’assurer qu’elles sont entièrement équipées et soigneusement nettoyées.
Samantha Paquette effectue une vérification de l’équipement de pré-déploiement dans son ambulance. Toutes les unités sont vérifiées chaque jour afin de s’assurer qu’elles sont entièrement équipées et soigneusement nettoyées.

Semaine des services paramédics à Ottawa: un hommage qui arrive à point

C’est dans un contexte bien particulier qui nous fait particulièrement apprécier le travail des professionnels de la santé que la Ville d’Ottawa a décidé de rendre hommage à ses paramédics cette semaine.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a déclaré dimanche dernier que du 24 au 30 mai serait la Semaine des services paramédics dans la capitale fédérale. Une reconnaissance qui vient à point puisque ces travailleurs essentiels n’ont pas chômé depuis l’arrivée de la COVID-19 à Ottawa, selon le surintendant aux relations publiques du Service paramédic d’Ottawa, André Mollema.

Même si le nombre d’appels pour des urgences médicales a diminué durant le mois d’avril — probablement dû à une crainte collective de contracter le nouveau coronavirus à l’hôpital —, M. Mollema souligne que ses collègues et lui n’ont pas manqué de travail. Ils ont notamment assisté Santé publique Ottawa il y a quelques semaines dans ses efforts pour faire passer un test de dépistage à tous les résidents de foyers de soins de longue durée de la ville.

«C’est taxant pour tout le monde, on n’a pas plus la baguette magique qu’ailleurs. On a par contre de bons mécanismes pour éviter l’épuisement professionnel et la fatigue physique ou mentale. On ne veut pas que personne tombe malade non plus», affirme André Mollema.

France Lavergne porte des EPI appropriés, conformément aux directives actuelles en raison de la COVID-19.

Quotidien transformé

Même s’ils n’ont jamais arrêté de travailler, la routine des paramédics d’Ottawa a été passablement chamboulée comme pour l’ensemble des résidents de la capitale fédérale.

Avant chaque intervention, les paramédics doivent enfiler du matériel de protection médical pour éviter de contracter le nouveau coronavirus.

«Les quelques secondes supplémentaires que ça prend peuvent nous protéger du virus, mais aussi la communauté, ainsi que les patients et leur famille», soutient le surintendant aux relations publiques du Service paramédic. 

Brandan Rocha effectue un autodépistage avant son quart de travail.

Les paramédics doivent également prendre une douche à la fin de leur quart de travail en plus de laisser leur uniforme sur les lieux de travail, contrairement à l’habitude. Ils doivent également répondre à une série de questions chaque matin à une station de dépistage, en plus d’une prise de température.

«Dès qu’il échoue à un des critères, un employé est envoyé au Centre de dépistage Brewer pour subir un test. Il ne peut reprendre le travail tant qu’il n’obtient pas les résultats», explique M. Mollema.

Ce dernier souligne qu’en cette période de grand stress pour les professionnels de la santé, les employés du Service paramédic d’Ottawa sont rassurés par les mesures préventives adoptées par l’organisation, notamment puisque le bon équipement de protection est toujours à portée de main.