Dans la région, environ 450 personnes subissent un AVC chaque année.

Savoir reconnaître les signes d’un AVC

Les Québécois peinent à reconnaître les signes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), un élément pourtant crucial pour obtenir une consultation médicale rapide et réduire les risques de séquelles.

Menée l’an dernier par la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada, la campagne de sensibilisation VITE (Visage affaissé, Incapacité motrice, Trouble de la parole, Extrême urgence) a fait augmenter de 5 % à 13 % la proportion d’adultes québécois en mesure de reconnaître les trois signes d’un AVC. « Malheureusement, c’est encore trop faible », note le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) dans un communiqué.

Les cas d’AVC représentent pourtant « plus de 50 % » des cas que la Dre Karine Leduc, neurologue au CISSSO, voit dans sa pratique hospitalière. Dans la région, environ 450 personnes subissent un AVC chaque année. Il importe donc de savoir en reconnaître les symptômes.

« Les symptômes moteurs, comme l’incapacité à lever les bras, sont les plus fréquents et vont être présents chaque fois ou presque, souligne la Dre Leduc. […] Les symptômes commencent rapidement et soudainement. »

Une intervention rapide peut faire la différence et limiter les séquelles, qu’il s’agisse d’une paralysie ou de troubles de la parole, par exemple.

« Quand les gens peuvent consulter en urgence, on a un traitement disponible, mais il faut le faire dans les premières quatre heures et demie. […] Mais même après ce délai, on va pouvoir aider les gens et il faut quand même consulter. »

La consultation est aussi de mise si les symptômes disparaissent, puisqu’il peut s’agir d’un « accident ischémique transitoire ». « Ça peut rentrer dans l’ordre, mais la personne devient à risque d’avoir un accident plus fort », explique la Dre Leduc.

Le CISSSO souligne pour sa part que la région possède depuis décembre dernier un « centre secondaire spécialisé en AVC, une désignation reçue par le ministère de la Santé et des Services sociaux ».