Santé Outaouais 2020: la région en voie d'améliorer son sort

À 48 heures de la visite de la première ministre Marois et du ministre Hébert et alors que le déclenchement d'élections provinciales est imminent, le groupe citoyen Santé Outaouais 2020 tient à dire que la santé est trop importante pour être utilisée à des fins de partisanes, toute allégeance politique confondue. Du même souffle, il en profite pour accorder son appui indéfectible au projet de création d'une faculté satellite de médecine.
Sept mois après la publication d'un rapport signé par trois citoyens bénévoles préconisant l'instauration d'une formation médicale complète dans la région, le rapatriement de la majorité des soins de santé consommés sur la rive ontarienne et la mise sur pied d'un centre mère-enfant, le comité croit que l'Outaouais est en voie d'améliorer son sort.
«Ce qu'on lance comme message, c'est qu'il y a encore des choses à accomplir, en soulignant du même coup qu'il y a des pas dans la bonne direction qui ont été faits. (...) Il ne faut pas que ça devienne une espèce d'enjeu de politicaillerie, par exemple quand on parle de show de boucane. C'est trop important, il faut aller au-dessus de ça. Et quand des décisions nous sont favorables, on ne doit plus s'entre-déchirer», martèle le président du groupe, Michel Légère.
Le groupe Santé Outaouais 2020 estime que la région sera sur la bonne voie si le feu vert est donné en vue de l'implantation d'une faculté satellite de médecine en partenariat avec l'Université McGill d'ici 2016.
«Nous sommes entièrement en accord, ça va directement dans le sens des recommandations de notre rapport. C'est une mesure qui aurait un impact majeur, considérant qu'il nous manque une centaine d'omnipraticiens, en plus d'aider l'UQO à se développer.», mentionne le président de la commission d'étude et coauteur du rapport, Gilbert Langelier.
Voix unanime
L'ancien maire de Hull et ex-ombudsman de Gatineau est on ne peut plus catégorique: pour avoir une meilleure force de frappe auprès du gouvernement, la région doit se prendre en main, cesser les tergiversations et par-dessus tout ne parler d'une voix unanime. À son avis, la mobilisation doit inclure autant les mondes de la santé, que de l'éducation et des affaires, en plus des élus, des citoyens et des groupes communautaires.
Désirant à tout prix conserver une neutralité politique, M. Légère avoue cependant que la région est dans une position délicate lorsque vient le temps d'avoir sa part de gâteau des investissements, et ce, peu importe la couleur du gouvernement en place à Québec.
«Dans nos capacités à se faire entendre, il y a des lacunes, parce que d'un côté, on nous tient pour acquis, alors que de l'autre, ils se disent que nous ne sommes pas pour eux», dit-il en faisant allusion aux libéraux et aux péquistes.