Près de 45 % des premiers répondants au Canada présentent des symptômes indiquant la présence d’au moins un trouble de santé mentale, selon des recherches menées au pays.

Santé mentale: les premiers répondants sont plus à risque

Les premiers répondants auront accès à une nouvelle clinique de recherche leur permettant d’avoir accès à des services d’aide en santé mentale.

L’initiative émane d’une étude menée par des chercheurs de l’Hôpital d’Ottawa et de l’Université d’Ottawa. 

« Les premiers répondants courent un bien plus grand risque de troubles de santé mentale et de suicide que la population générale et ils éprouvent des difficultés particulières pour obtenir du soutien. Notre nouvelle clinique de santé mentale basée sur la recherche concevra et testera un programme d’évaluation personnalisé qui pourrait ultérieurement servir de modèle », explique Dr Simon Hatcher, chercher principal du projet.

Près de 45 % des premiers répondants au Canada présentent des symptômes indiquant la présence d’au moins un trouble de santé mentale, selon des recherches menées au pays.

Il s’agit d’un pourcentage quatre fois plus élevé que celui qui est observé dans la population générale.

La nouvelle clinique évaluera les préférences des premiers répondants en matière de services de santé mentale. De plus, l’objectif est de mesurer l’acceptabilité et l’efficacité sur une période d’un an. L’essai s’adressera aux policiers, aux pompiers et au personnel paramédical de la Ville d’Ottawa. 

« Ce projet constitue un pas dans la bonne direction et nous sommes ravis de travailler avec des partenaires qui partagent notre vision afin de procurer aux membres du personnel d’urgence le soutien dont ils ont besoin », souligne Anthony Di Monte, directeur général de la Direction des services de protection et d’urgence à la Ville d’Ottawa.