Alain Godmaire, directeur des programmes santé mentale et dépendance, Martine Bilodeau, directrice adjointe aux programmes jeunesse, et Jean Beauchemin, adjoint à la direction des services techniques et logistiques du centre hospitalier Pierre-Janet.

Réintégration imminente à Pierre-Janet

Il aura fallu près de 18 mois de travaux avant que le Centre hospitalier Pierre-Janet soit prêt à accueillir de nouveau des patients, un retour à la normale qui doit s’amorcer dès le 23 juillet prochain.

C’était en février 2017. Le bâtiment principal du CHPJ, rue Pharand dans le secteur Hull, était évacué rapidement après qu’un patient de l’unité psycholégale eut brisé une conduite d’incendie en tentant de s’évader. Les dégâts avaient touché environ 75 % de l’immeuble. Les patients avaient été envoyés dans différentes ressources du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO).

Les travaux, qui devaient initialement s’échelonner sur environ six mois, auront pris trois fois plus de temps à être réalisés. Cela s’explique notamment par la décision de faire une mise aux normes du système de plomberie et de procéder au désamiantage des lieux. En tout, les travaux auront coûté 17,5 millions $, une facture ayant été presque entièrement assumée par l’assureur et le ministère de la Santé.

Le directeur des programmes santé mentale et dépendance du CISSSO, Alain Godmaire, a indiqué mardi que la réintégration des unités de soins du CHPJ se déroulera en « trois vagues ». 

La première aura lieu le 23 juillet, et les deux autres se dérouleront les 13 et 20 août. En tout, près de 80 patients et une centaine d’employés déménageront.

La clientèle jeunesse qui avait été transférée vers d’autres ressources pourra réintégrer le pavillon juvénile (situé derrière le bâtiment principal), là où était accueillie depuis le sinistre une partie de la clientèle adulte du CHPJ. La trentaine de lits du cinquième étage de l’Hôpital de Hull qui accueillait des patients du CHPJ seront aussi libérés grâce à la réouverture de l’hôpital psychiatrique.

L’aménagement des lieux n’a pratiquement pas changé. Le CISSSO s’est toutefois assuré de ne plus remettre de plafond suspendu dans les secteurs où les caméras ne sont pas permises, comme dans les salles de bain, dans le but d’éviter des tentatives d’évasion comme celle ayant provoqué le sinistre à l’hiver 2017. Un système de climatisation a aussi été installé.

La réintégration des unités de soins du CHPJ demandera « une coordination qui est importante », a souligné M. Godmaire, qui précise que malgré toute la préparation, le CISSSO n’est pas à l’abri des « imprévus ».

Les usagers concernés et leurs proches seront avisés des modalités de retour au CHPJ, tandis que du personnel supplémentaire a été prévu.

Alain Godmaire a profité de l’annonce de la procédure de réintégration pour remercier tous les acteurs impliqués pour leur collaboration, en soulignant que le personnel a été contraint de travailler, depuis le sinistre, dans des milieux qui n’étaient pas « optimaux » pour prodiguer des soins psychiatriques.