Pauline Marois

Québec investit 14,4 millions pour rapatrier les accouchements

Le gouvernement du Québec passe de la parole aux actes afin de rapatrier à Gatineau des centaines d'accouchements qui se font actuellement à Ottawa.
La première ministre Pauline Marois a profité de son passage en Outaouais pour annoncer un investissement supplémentaire de 14,4 millions de dollars pour renforcer les soins en périnatalité.
Concrètement, ces fonds permettront de reconfigurer le troisième étage de l'Hôpital de Gatineau, afin d'y aménager une unité de 32 chambres d'obstétrique.
Une nouvelle salle de césarienne sera aussi aménagée, évitant ainsi de déplacer les mères au bloc opératoire.
La clinique «GARE», pour les grossesses à risque élevé, et la clinique de gynéco-obstétrique seront par ailleurs regroupées au 7e étage, afin d'optimiser les services ambulatoires, précise le gouvernement.
À terme, il souhaite également doubler le nombre de naissances réalisées par les sages-femmes de l'Outaouais. La Maison de naissance déménagera donc dans un immeuble tout neuf, construit à proximité du CLSC de Gatineau.
«Offrir des soins de proximité à la population de l'Outaouais est un enjeu qui nous tient fort à coeur. Après avoir récemment annoncé des investissements visant à rapatrier les soins en pédiatrie et en ophtalmologie dans la région, je suis fière d'annoncer aujourd'hui que nous lançons un vaste chantier qui permettra d'augmenter le nombre d'accouchements réalisés en Outaouais, que ce soit au centre hospitalier ou en maison de naissance», a lancé la première ministre, accompagnée pour l'occasion du ministre de la Santé, Réjean Hébert, et du ministre responsable de l'Outaouais, Stéphane Bergeron.
En janvier, le ministre Hébert avait annoncé un investissement de 1,37 million de dollars pour augmenter de 12 à 14 le nombre de lits à l'unité de néonatalogie à l'Hôpital de Gatineau. La première ministre a expliqué jeudi que ce nombre pourrait être porté à 16, à l'avenir, tout dépendant des besoins.
«Les gestes concrets que nous posons visent à répondre à un besoin et au souhait de la population d'avoir accès à des soins et à des services de qualité le plus près possible de chez elle, soit ici même, en Outaouais», a pour sa part fait remarquer le ministre Bergeron.
Plus de détails à venir.