Dans ce nouveau programme, une thérapeute respiratoire autorisée effectue des évaluations à la maison en plus d'offrir une formation et des renseignements aux patients.

Programme pour patients ayant des problèmes respiratoires: succès pour le RLISS de Champlain

Les patients aux prises avec des problèmes respiratoires complexes peuvent désormais réintégrer la communauté, une fois leur congé de l’hôpital obtenu, grâce à un nouveau programme du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain.

Dans ce nouveau programme, une thérapeute respiratoire autorisée effectue des évaluations et des changements de tube de trachéotomie à la maison et offre une formation et des renseignements aux patients.

La chef de la direction du RLISS de Champlain, Chantale LeClerc, est convaincue que cette mise en action ne comporte que des avantages. « C’est vraiment un exemple d’une innovation assez simple, mais qui a des avantages à plusieurs niveaux », félicite-t-elle. 

Tout le monde y gagne

Pour le patient qui est atteint de problèmes respiratoires complexes, ce programme lui permet de vivre dans le confort de son foyer. 

Mme LeClerc explique qu’il peut être parfois compliqué d’avoir un membre de sa famille qui demeure dans un hôpital loin de chez soi, surtout dans une vaste région rurale comme celle de Champlain. « Comme ça, ils peuvent retourner dans la communauté avec leurs proches, là où ils veulent vraiment être », affirme-t-elle. 

Pour l’hôpital, le programme du RLISS sert aussi à libérer les lits, et, par le fait même, à réduire les coûts engendrés par la présence d’un patient dans l’établissement. 

Selon Mme LeClerc, hormis le financement de base nécessaire de 267 000 $ par année, le coût par personne demeure tout de même moins élevé quand il reçoit ses soins à domicile plutôt qu’à l’hôpital. 

Jusqu’à présent, 34 personnes ont profité de ce nouveau projet. 

« On pense déjà que c’est un succès. On a déjà de nombreux exemples de personnes qui ont été capables d’obtenir leur congé de l’hôpital et de faire une transition dans la communauté. On entend les familles et les patients affirmer que leur qualité de vie s’est déjà améliorée », conclut Mme LeClerc.