Selon un communiqué affiché sur le site internet du CIASF, l’organisme procède actuellement à une restructuration.

Problèmes financiers au CIASF: la cause demeure secrète

Le conseil d’administration (CA) du Centre d’intervention en abus sexuels pour la famille (CIASF) refuse d’expliquer de façon plus détaillée les causes des problèmes financiers de l’organisme.

Le CIASF a annoncé la semaine dernière qu’il fermait ses portes de façon temporaire. En entrevue avec Le Droit, la fondatrice et directrice générale, Huguette Joly, avait affirmé que des choix faits par l’organisme au fil des dernières années ont contribué à mettre le CIASF dans une situation précaire financièrement et à l’éloigner de sa mission première.

Dès le lendemain de l’interruption de service au CIASF, Le Droit a tenté de contacter des membres du conseil d’administration, notamment la présidente, Marie-Christine Fournier, pour les questionner sur les décisions prises au cours des dernières années qui ont mené à la situation financière précaire de l’organisme.

À deux reprises dans les derniers jours, une employée du CIASF a transmis au Droit par courriel un communiqué écrit dans lequel le CA soutient que « le plan d’expansion de services, en cours depuis la dernière année et dans le contexte de l’augmentation des demandes, fut trop ambitieux pour les moyens de l’organisme ».

Vendredi, Le Droit a pu confirmer auprès de Mme Joly que le CA du CIASF ne souhaite pas accorder d’entrevue sur le sujet, du moins, pas pour l’instant.

Pour l’année financière 2017-2018, le CIASF a notamment reçu 328 379 $ de la part du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais pour assurer la prestation de services, en plus de subventions d’autres organismes publics et de Centraide Outaouais.