Roxane Daboval fera partie de la première cohorte de la faculté satellite de médecine de l’Outaouais.
Roxane Daboval fera partie de la première cohorte de la faculté satellite de médecine de l’Outaouais.

Première cohorte de la faculté satellite de médecine de l’Outaouais: «je vais peut-être tomber en amour avec Gatineau»

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
À 20 ans, Roxane Daboval fera partie des «pionniers» de la nouvelle faculté satellite de médecine de l’Outaouais, qui accueillera sa première cohorte dès la fin du mois. «Fille de région», elle ignore encore où elle souhaite pratiquer lorsque sa formation sera terminée. «Je vais peut-être tomber en amour avec Gatineau et y rester», laisse-t-elle tomber.

Un tel discours doit sonner comme de la musique aux oreilles de ceux qui ont milité et travaillé pour l’implantation de la faculté satellite, qui sera aménagée au-dessus de l’urgence de l’Hôpital de Gatineau. Le projet n’en était qu’à une phase embryonnaire que déjà, tous vantaient le pouvoir d’attraction — et de rétention — d’une telle faculté pour les futurs médecins qui y sont formés.

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Originaire de Rouyn-Noranda, Roxane Daboval avoue avoir dû passer par une certaine «adaptation», l’an dernier, en débarquant sur le campus montréalais de l’Université McGill pour y suivre, en anglais, l’année préparatoire au doctorat en médecine par laquelle doivent passer les finissants du cégep — une formation qui sera offerte en Outaouais et en français dès cette année.

Dans le cadre du processus d’admission en médecine, la jeune femme avait indiqué être prête à étudier dans la métropole, tout en précisant avoir une préférence pour Gatineau.

Au cours de l’année préparatoire, Roxane Daboval a pu rencontrer certains des 23 autres étudiants avec qui elle passera les quatre prochaines années en Outaouais. «On est tous vraiment très proches», souligne-t-elle.

La jeune femme se dit emballée à l’idée de faire partie de la première cohorte de la faculté satellite de médecine de McGill en Outaouais. «C’est quand même très excitant d’être les pionniers de la faculté», dit-elle.

Pandémie oblige, les choses ne se passeront pas comme c’était initialement prévu lorsque les cours commenceront. «Ce sera des cours en ligne pour la majorité», indique l’étudiante, qui a déjà hâte d’être «sur le terrain».


« C’est quand même très excitant d’être les pionniers de la faculté. »
Roxane Daboval

Le déclic

L’intérêt pour la médecine est arrivé il n’y a «pas si longtemps» pour Roxane Daboval, soit vers la fin du secondaire ou le début de cégep. «Intéressée un peu par tout» et «curieuse» de nature, celle qui aime «aider les gens» a eu le déclic lorsqu’elle a passé du temps à observer sa mère dans son rôle de médecin de famille.

Après ses études acharnées au cégep pour obtenir les notes nécessaires à une admission en médecine et l’année préparatoire qu’elle vient de passer à Montréal, la jeune femme doit être à Gatineau au plus tard le 18 août prochain dans le cadre d’un processus d’orientation qui précédera le début officiel des cours, le 24 août.