Dans un message envoyé la semaine dernière aux médecins responsables et aux gestionnaires des cliniques de première ligne, le ministère mentionne que «plusieurs avis à la population ont été faits d’éviter les urgences et de consulter en clinique médicale, mais les disponibilités semblent rares».

Plus de disponibilités demandées aux cliniques médicales

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) demande aux cliniques médicales d’évaluer la possibilité d’augmenter leurs plages de disponibilité afin de réduire l’achalandage dans les urgences.

Dans un message envoyé la semaine dernière aux médecins responsables et aux gestionnaires des cliniques de première ligne, et dont Le Soleil a obtenu copie, le ministère mentionne que «plusieurs avis à la population ont été faits d’éviter les urgences et de consulter en clinique médicale, mais les disponibilités semblent rares».

«Nous avons besoin de ce support particulièrement pour les cas de grippe, gastro-entérite, chutes, etc. qui consultent actuellement beaucoup dans les urgences. Quoique la majorité des cliniques médicales sont très occupées, la possibilité d’augmenter la disponibilité en première ligne serait grandement appréciée au niveau de la population et des hôpitaux», écrivent Diane Poirier et Pierre Bouchard, respectivement médecin-conseil à la Direction générale de la coordination réseau et ministérielle et conseiller à la Direction des services hospitaliers, du préhospitalier et des urgences du MSSS. 

Mme Poirier et M. Bouchard ajoutent que «cette collaboration est essentielle en cette période d’encombrement des urgences». 

Il n’a pas été possible d’obtenir davantage de détails sur cette demande auprès du ministère, lundi.

Au maximum

À la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), on assure que les cliniques font le maximum avec les ressources qu’elles ont et «qu’elles respectent leurs engagements selon ce qu’on en sait». 

«Elles sont elles-mêmes submergées de demandes de consultation en cette période de l’année où le nombre de consultations est le plus élevé. Libre au MSSS de les inciter à en faire encore plus si c’est possible, mais il y a des limites aussi à ce qu’ils [les médecins] peuvent faire, ce sont des hommes et des femmes qui offrent les consultations et les soins, pas des robots», a commenté le porte-parole de la FMOQ, Jean-Pierre Dion.

Au Regroupement des médecins omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), on ne se surprend pas qu’il y ait de plus en plus de problèmes d’accès en sans rendez-vous. 

«Les médecins de famille ne peuvent pas être à deux endroits en même temps. Si le gouvernement souhaite que nous fassions de la prise en charge et maintenions un taux d’assiduité élevé pour nos patients inscrits, inévitablement les services vont diminuer dans les autres secteurs où travaillent les médecins omnipraticiens», notamment dans les sans rendez-vous ou cliniques d’urgence, estime le Dr Simon-Pierre Landry, co-porte-parole du ROME.