L’urgence de l’Hôpital de Hull est encore une fois aux prises avec un fort taux d’occupation de ses civières, une situation compliquée par le manque de places aux étages pour les patients devant être hospitalisés.

Pas assez de lits pour désengorger l'urgence de Hull

L’urgence de l’Hôpital de Hull est encore une fois aux prises avec un fort taux d’occupation de ses civières, une situation compliquée par le manque de places aux étages pour les patients devant être hospitalisés.

À 9 h, lundi, l’urgence de l’hôpital du boulevard Lionel-Émond comptait 44 patients sur civière, ce qui représente un taux d’occupation de 176 %. Une heure plus tard, ce taux grimpait à 184 %, avant de descendre un peu en fin d’avant-midi.

Sur les 44 patients alités sur une civière lundi en début de journée, pas moins de la moitié étaient en attente d’hospitalisation. Il y avait 21 personnes occupant une civière depuis plus de 24 heures, dont 14 depuis plus de 48 heures.

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), la porte-parole Patricia Rhéaume a indiqué que ces statistiques ne tiennent pas compte de neuf patients se trouvant sur des « civières en surcapacité » réparties dans différentes unités. Si ces patients en attente d’hospitalisation se trouvaient encore à l’urgence, le taux d’occupation y aurait dépassé la barre des 200 % à certains moments de la journée de lundi.

Quelques patients présentent des symptômes d’allure grippale, tandis qu’il y a aussi beaucoup de chutes et de fractures, a fait savoir Mme Rhéaume.

L’établissement peine à libérer des civières, puisqu’il n’y a tout simplement pas assez de lits pour accueillir les patients de l’urgence ayant besoin d’être hospitalisés. Le manque de personnel fait en sorte qu’il y a présentement six lits « non disponibles », une situation qui « évolue quotidiennement selon les ressources humaines disponibles », a précisé Mme Rhéaume.

S’ajoute à cela le fait qu’au sein des différentes unités, de nombreux lits sont occupés par des patients dont l’état de santé permettrait qu’ils obtiennent des soins d’un autre type de ressource.

Les données demandées par Le Droit montrent qu’en date de lundi matin, l’Hôpital de Hull comptait 40 patients dont l’état ne nécessitait plus des soins de niveau hospitalier. Dans plus de la moitié des cas, il s’agissait de patients en attente d’une place d’hébergement soit dans une ressource privée, soit dans un centre géré par le réseau public.

Ailleurs dans les urgences du CISSSO, le taux d’occupation dépassait aussi la barre des 100 %, lundi matin, dans les urgences des hôpitaux de Gatineau (143 %), Wakefield (124 %) et Maniwaki (117 %).

Dans le cas de l’Hôpital de Gatineau, 18 des 40 patients occupant une civière à l’urgence étaient en attente d’hospitalisation. Aux étages de l’établissement du boulevard La Vérendrye Ouest, pendant ce temps, il y avait 17 patients en attente de soins de la part d’un autre type de ressource.