La pilule abortive sera offerte gratuitement aux femmes de la Nouvelle-Écosse.

Nouvelle-Écosse : la pilule abortive sera offerte gratuitement

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse améliore l'accès aux soins reproductifs dans la province, en offrant d'abord gratuitement aux femmes la pilule abortive.
La ministre responsable de la Condition féminine, Kelly Regan, a annoncé vendredi que le traitement Mifegymiso sera disponible sur ordonnance dès novembre. L' « avortement pharmaceutique » peut mettre un terme à une grossesse qui ne dépasse pas sept semaines (49 jours).
Les femmes munies d'une ordonnance pourront se procurer gratuitement, en pharmacie, le traitement qui coûterait autrement autour de 350 $. Si la femme possède un régime privé d'assurance-maladie, le gouvernement paiera toute somme qui ne serait pas couverte par ce régime. Le programme coûtera à la province entre 175 000 $ et 200 000 $ par année, estime-t-on au gouvernement.
Le Nouveau-Brunswick est devenu l'été dernier la première province à offrir cette couverture universelle et gratuite, suivi par l'Alberta en juillet, l'Ontario en août et la Saskatchewan en septembre. Le Québec a indiqué qu'il emboîterait le pas cet automne, et le Manitoba éventuellement. Le traitement Mifegymiso, aussi connu sous le nom de « RU-486 », a été autorisé par Santé Canada il y a deux ans et il a fait son entrée sur le marché canadien en janvier 2017.
Par ailleurs, le gouvernement de Nouvelle-Écosse abolit l'obligation pour les femmes de cette province de demander une recommandation d'un médecin de famille pour obtenir un avortement chirurgical. Les femmes pourront dorénavant se rendre directement au centre hospitalier QEII de Halifax.
Kim Munroe, directrice des soins ambulatoires à la Régie de la santé de Nouvelle-Écosse, précise que ce centre hospitalier offre déjà le service d'avortement sans rendez-vous le jour même.
La Nouvelle-Écosse était la seule province à obliger encore les femmes à demander une recommandation d'un omnipraticien pour obtenir un avortement. Le ministre de la Santé, Randy Delorey, se demandait en août dernier d'où venait cette obligation - s'il ne s'agissait pas, en fait, d'une simple coutume.