Le spectromètre de masse portatif permet de tester un échantillon de drogue en moins de 20 secondes et de connaître les détails sur le contenu de la substance.

Nouvel outil pour lutter contre les surdoses d’opioïdes

Un nouvel outil pour lutter contre la crise des opioïdes est disponible au Centre de santé communautaire Côte-de-Sable (CSCCS) à Ottawa.

Le spectromètre de masse portatif, premier appareil en son genre, permet de tester un échantillon de drogue en moins de 20 secondes et de connaître les détails sur le contenu de la substance.

Les utilisateurs pourront savoir si leur drogue contient du fentanyl ou ses dérivés, par exemple, et ainsi prévenir des pertes de vie.

Cet outil sera complémentaire aux services fournis dans le centre d’injection supervisée qui a ouvert ses portes il y a trois semaines dans l’édifice de la rue Nelson.

«C’est un service optionnel. On donne le résultat à la personne. Ça va nous permettre de voir si les gens changent leurs habitudes de consommation ou s’ils prennent des précautions», explique Luc Cormier, infirmier coordonnateur du service d’injection supervisée au CSCCS.

L’accessibilité à l’appareil portatif est possible grâce à un partenariat entre des chercheurs de l’Université d’Ottawa et de l’Université Carleton. L’objectif est d’améliorer la santé et la sécurité des communautés.

«Ottawa est aux prises avec une crise de santé publique importante. Le nombre de morts lié aux surdoses mortelles chez ses citoyens est inacceptable. […] Le fait d’être en mesure d’informer les gens du contenu de la drogue avant qu’elle ne soit injectée signifie que nous pourrons intervenir au bon moment», confie Lynne Leonard, chef du projet de recherche et professeure adjointe à l’École d’épidémiologie et de santé publique de l’Université d’Ottawa.