Selon le ministre Lacombe, les 170 nouveaux lits promis sont toujours dans les plans du gouvernement du Québec.

Nouvel hôpital à Gatineau: «La promesse est toujours là», dit Lacombe

Québec étudie toujours le plan clinique que lui a acheminé le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) et n’a pas encore tranché à savoir s’il optera pour la construction d’un nouvel hôpital de 170 lits dans la région ou pour l’agrandissement d’un hôpital existant.

« La promesse est toujours là, on va la tenir », réitère toutefois le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, qui n’ose pas s’avancer à savoir si une annonce pourrait survenir en 2020. « Je dirais qu’on est tout aussi impatients que la population de pouvoir l’annoncer. Je suis confiant que ce sera assez rapide. »

M. Lacombe explique que trois scénarios sont présentement à l’étude en lien avec le plan clinique a été déposé à la ministre de la Santé, Danielle McCann. « On l’a dit dès la fin de la campagne électorale. Ça peut être un nouvel hôpital, mais ça peut aussi être l’ajout de lits dans un hôpital qui existe déjà pour en faire un grand hôpital régional par exemple. »

« Ça devient en soi un nouvel hôpital, mais l’important c’est que le nombre de lits qu’on a promis durant la campagne, ce soit le nombre de lits qu’on ajoute dans la région », poursuit le ministre Lacombe ajoutant que dans une forme ou dans l’autre, « l’important c’est le soin qu’on va donner aux patients ».

« Ce n’est pas une cachette de dire qu’on a déjà ouvert la porte à agrandir un hôpital, parce que c’est ce que tout le monde nous a dit sur le terrain. On n’a pas le choix de se mettre en mode écoute et considérer ça. Ce n’est pas un recul, je pense que c’est plutôt faire preuve d’ouverture que d’écouter le milieu. »

M. Lacombe n’a pas voulu s’avancer davantage quant aux autres scénarios qui sont présentement à l’étude au ministère de la Santé. « On a fait la promesse durant la campagne d’ajouter des lits dans la région. Il y avait tout ce débat durant la campagne où les gens nous disaient «ce n’est pas d’un hôpital qu’on a besoin, c’est d’infirmières», mais ça prend aussi des lits. On le voit dans l’actualité, on manque de lits dans les hôpitaux. »

La porte-parole du CISSSO, Patricia Rhéaume, s’est limitée à dire que l’organisation a effectué des ajustements au plan clinique comme convenu l’automne dernier qu’il « consacre tous les efforts et collabore avec le ministère de la Santé ».

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EN BREF

Bris de service: «Il faut faire la part des choses»

L’entente signée avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) pour prévenir les bris de service à l’Hôpital du Pontiac permettra de « régler la majorité des problèmes », assure le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe. Ces ruptures surviendront moins souvent qu’au fil des derniers mois, prédit-il.

« On a signé une entente. Le député de Pontiac (André Fortin) est allé dire publiquement qu’il n’y avait pas d’entente, que ce n’était pas signé, et il s’est fait reprendre publiquement par la FMSQ, qui lui a dit : ne faites pas de politique avec ça. Je pense qu’il faut faire la part des choses. Il y a des circonstances qui sont parfois hors de notre contrôle, autant des médecins que du gouvernement. »

Entre avril et janvier, une douzaine d’interruptions de service totalisant 55 jours sont survenues à l’établissement hospitalier de Shawville, dont une qui s’est étalée sur une vingtaine de jours durant le temps des Fêtes. 

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe

Crise du logement: Lacombe reconnaît la «particularité régionale»

La question des coûts de construction plus élevés à Gatineau lorsque vient le temps d’ériger des logements abordables représente « certainement de bons arguments pour aller parler à des collègues (à Québec) », selon le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe. 

« Il y a des discussions avec la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (Andrée Laforest) à ce sujet-là, une rencontre est prévue entre la Ville et la ministre prochainement. Une rencontre est aussi prévue entre la ministre et notre caucus, pour tenter de trouver des solutions. Mais entre-temps, il y a quand même un pas de géant qui a été fait lors du dernier budget avec l’indexation des coûts, ça aide partout au Québec notamment ici à Gatineau avec des libérations de projets qui se mettent en chantier », affirme-t-il. 

Alors que le taux d’inoccupation demeure très bas malgré une faible remontée en sol gatinois (1,5 %), M. Lacombe ne cache pas être préoccupé par la situation et estime que certaines mesures peuvent être déployées pour aider la région. 

« Il semble qu’il y ait de plus en plus de logements disponibles, je vous avoue que ça me rassure, car c’était un gros problème. Maintenant, tout cet enjeu du logement abordable, quand il y en a qui est disponible, est-ce qu’il est abordable ou pas ? Je pense que c’est un travail de longue haleine, ça prend de la construction et ça ne se fait pas en claquant des doigts. Par contre, lors du dernier budget je pense qu’on l’a clairement énoncé avec 260 millions $ pour le programme Accès-Logis. Ça donne des résultats sur le terrain, si vous demandez à la Ville de Gatineau comment ça va, ça va bien. Il y a des mises en chantier, des projets qui débloquent », dit-il.