Les infirmières travaillant à l’urgence de l’Hôpital de Hull compteront bientôt moins de patients sous leur responsabilité.

Nouveaux ratios à venir à l’urgence de l'Hôpital de Hull

Les infirmières travaillant à l’urgence de l’Hôpital de Hull compteront bientôt moins de patients sous leur responsabilité, dans le cadre d’un projet pilote de quatre mois qui vise l’instauration de « ratios sécuritaires » à la grandeur du Québec.

L’urgence de l’hôpital du boulevard Lionel-Émond fait partie de la quinzaine d’unités de soins de la province pour lesquelles l’ancien ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait annoncé la mise en place de projets sur les ratios professionnels en soins/patients.

Le lancement du projet a eu lieu lundi, mais les changements n’entreront en vigueur que dans deux mois, après la « phase de préimplantation », a fait savoir la directrice des soins infirmiers du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), Gail Ryan.

Cette dernière précise que les ratios ne seront pas changés dans toutes les aires de l’urgence. La section des civières fait partie des zones qui seront concernées par une modification des ratios.

Mme Ryan a indiqué que le plan de match sera établi en fonction de la situation observée à l’urgence à pareille date l’an dernier.

Avec le syndicat

Le tout se fait en concertation avec le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO), puisqu’un comité paritaire a été formé pour la mise en place des nouveaux ratios, qui sont dictés par le ministère de la Santé.

Une évaluation constante sera faite pour déterminer si les changements sont bien implantés ou si des ajustements doivent être faits.

Le travail préparatoire permettra de ne pas avoir d’« improvisation » lorsque les changements seront en vigueur, estime Mme Ryan.

Tant du côté patronal que syndical, on souligne que l’enjeu des ressources humaines sera au cœur de ce projet.

« Le plus gros défi, ça va être d’avoir du personnel en nombre suffisant », estime la présidente du SPSO, Lyne Plante, en rappelant que l’achalandage dans une salle d’urgence n’est pas prévisible.

Cette dernière souhaite « que tout le monde participe pour que ce soit une réussite ».

Le syndicat espère que ce « beau projet » ne sera pas que de passage.

« Il faut le pérenniser, parce que c’est sûr que ça va apporter une amélioration dans la qualité des soins et ça va réduire la charge de travail, affirme Mme Plante. Peut-être qu’avec ça, on va être capable de retenir notre monde. »