L’ex-chef du NPD Thomas Mulcair

Mulcair défend l’homéopathie

MONTRÉAL — L’ex-chef du NPD Thomas Mulcair a été embauché par un groupe de défense de l’homéopathie. Un nouveau mandat qui fait sourciller des détracteurs qui dénoncent cette aberration scientifique comme une pseudoscience.

Au cours d’une table ronde présentée à Montréal, mardi, M. Mulcair a révélé qu’il consomme des remèdes homéopathiques depuis une trentaine d’années et qu’il estime que le gouvernement du Québec devrait en faire davantage pour reconnaître et encadrer la pratique.

Cette sortie de l’ex-ministre de l’Environnement du Québec, sous le gouvernement de Jean Charest, a été qualifiée de décourageante, par Jonathan Jarry du bureau science et société de l’Université McGill. Le communicateur scientifique rappelle qu’il n’y a aucune preuve scientifique démontrant une quelconque efficacité de l’homéopathie sur la santé.

L’homéopathie repose sur le principe de « guérir par symptômes semblables ». Ce principe veut que l’on puisse guérir une maladie par l’ingestion d’une très faible dose d’un produit qui, s’il était consommé en grande quantité, entraînerait des symptômes semblables chez une personne en santé.

Les adeptes de l’homéopathie croient aussi que plus un produit est dilué, plus il devient puissant. Un principe qui va à l’encontre de tout raisonnement scientifique dénonce Jonathan Jarry.

Présenté comme « parrain » de la discussion sur le thème « L’homéopathie : reconnaître sa légitimité : un enjeu d’intérêt pour la santé des Québécois », Thomas Mulcair reconnaît que ces produits sont controversés. Il croit tout de même que le gouvernement a la responsabilité de s’assurer que les homéopathes sont des professionnels bien formés et que les patients qui le souhaitent peuvent avoir accès à des traitements qui leur font du bien.