Les décès survenus dans des circonstances similaires à celui de William Madaire ne représentent que « la pointe de l’iceberg » d’un problème « systémique » dans le réseau de la santé, estime l’avocat spécialisé en droit médical Jean-Pierre Ménard.

Méthadone administré par erreur: «la pointe de l’iceberg»

Les décès survenus dans des circonstances similaires à celui de William Madaire ne représentent que « la pointe de l’iceberg » d’un problème « systémique » dans le réseau de la santé, estime l’avocat spécialisé en droit médical Jean-Pierre Ménard.

Le cabinet de Me Ménard représente les proches de M. Madaire, cet octogénaire décédé à l’Hôpital de Gatineau en 2017 après avoir reçu par erreur une dose de méthadone. 

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais a reçu une mise en demeure dans ce dossier, et les procédures se poursuivent toujours.

« C’est un cas qui n’est pas isolé, affirme Me Ménard. […] Ça revient régulièrement. » 

Selon l’avocat, la mise à jour des connaissances de professionnels est souvent en cause. 

« Ce qu’on voit, c’est que dans les places où ça va bien, la mise à jour est continuelle », expose-t-il.

Une histoire comme celle de M. Madaire représente, selon Me Ménard, « un cas systémique ». « 

C’est la pointe de l’iceberg, ajoute-t-il. 

On voit juste quelques cas qui dépassent un peu, mais il y a beaucoup de gens qui n’ont pas de famille, ou encore la famille ne le sait pas. » 

Si une erreur mène à des conséquences sans causer le décès d’un patient, les proches peuvent parfois l’ignorer, souligne aussi l’avocat.

« L’intérêt de médiatiser » un cas comme celui de M. Madaire est donc de « prévenir la répétition » d’erreurs similaires et d’inciter les patients et leurs proches à faire preuve de vigilance, soutient Me Ménard.